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4.2. Description des écosystèmes directement associés aux ressources minérales 4.2.1. Nodules polymétalliques Les études portant sur la faune abyssale associée aux zones à nodules ont été principalement motivées par l’évaluation des risques environnementaux liés à une exploitation potentielle de cette ressource en tant que minerai. Elles se sont focalisées sur trois zones géographiques : le bassin du Pérou dans le cadre des projets allemands DISCOL et ATESEPP, le bassin central indien dans le cadre du projet INDEX et la zone de fracture de Clarion-Clipperton dans le Pacifique nord oriental. Cette dernière a fait l’objet de nombreux programmes d’étude pilotés par la NOAA aux Etats-Unis ou par des organismes des 12 pays ayant contracté un permis d’exploration dans la Zone, tels que l’InterOceanMetal Joint Organization (IOM) en Pologne ou l’Ifremer en France. La faune abyssale des zones à nodule est classiquement divisée en trois classes de taille, correspondant à trois entités fonctionnelles distinctes : la mégafaune, la macrofaune et la méiofaune, sans oublier le compartiment microbien formé par des organismes unicellulaires, procaryotes et eucaryotes. Leurs densités et leurs biomasses décroissent de manière exponentielle avec la profondeur mais à des taux variables suivant les groupes fonctionnels. Au-delà de 4 000 m de profondeur en moyenne, la méiofaune tend à dominer le compartiment benthique, tant en densité qu’en biomasse. Les ordres de grandeur des densités et biomasses de la mégafaune/macrofaune/méiofaune, à 4  500 m de profondeur, sont respectivement de 10-2/102/105 ind.m-2 et 5.10-3/5.10-2/10-1 gC.m-2. 38 Figure 6 : Synthèse des principales caractéristiques de la faune des zones à nodules. La densité et la biomasse, typiquement faibles en milieu abyssal, augmentent lorsque l’on considère les groupes fonctionnels de taille décroissante. La faune sédimentaire est dominée par des taxons mobiles (en orange) alors que les nodules eux-mêmes permettent l’installation de faune fixée. La diversité microbienne des sédiments et des nodules, en partie similaire, semble néanmoins présenter des particularités propres à chaque substrat. Photos : de gauche à droite, © Ifremer Nodinaut 2004 ; Bionod 2012 ; Bionod 2012; © Burnett & Nealson 19814. 4. Burnett, B. R. and K. Nealson (1981). Deep Sea Research Part A. Oceanographic Research Papers 28(6): 637-645.


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