Page 46

SyntheseESCo

42 FIGURE 2. Global network of hydrothermal vent fauna diversity built on the basis of Jaccard’s distance among fields and represented here at the percolation threshold (Dp = 0.84. See Materials and Methods section). Circle size represents the betweenness centrality values of the corresponding field. Five provinces are highlighted by this network analysis: MAR, IO, WP, NP, and EPR. Pour les modioles, comme Bathymodiolus azoricus (MAR), c’est une double symbiose avec des bactéries thiotrophes, utilisant H2S, et des méthanotrophes, utilisant CH4. L’association est beaucoup plus plastique et la proportion des deux types de bactéries peut varier au cours de la vie de l’individu, sans doute en relation avec les variations de son environnement. 31 Figure 8 : Provinces biogéographiques Symbiose, un mode de vie privilégié autour des sources hydro thermales L’une des caractéristiques principales des écosystèmes hydrothermaux est leur dépendance vis à vis de la production primaire chimiosynthétique bactérienne. Les animaux les plus abondants et les plus emblématiques de ces écosystèmes ont la particularité d’être en réalité des symbioses avec ces bactéries. C’est le cas des espèces du pôle le plus chaud, étroitement associées aux cheminées hydrothermales, comme le ver Alvinella pompejana (EPR) et la crevette Rimicaris exoculata (MAR). Ces deux espèces sont des épibioses, des communautés spécifiques de bactéries colonisant des parties bien circonscrites de leur corps : dos d’Alvinella ou cavité branchiale de Rimicaris. Ces bactéries remplissent un rôle trophique bien établi mais permettent sans doute également à leurs hôtes de modifier le caractère toxique de leur habitat extrême, en particulier pour ce qui concerne les sulfures et les métaux. Un peu à l’écart des cheminées, mais toujours dans la zone de diffusion active, on trouve cette fois des endosymbioses, associations physiologiquement plus intégrées entre animal et bactérie. C’est le cas du ver tubicole Riftia pachyptila (EPR), dont le symbiote bactérien, Endoriftia persephone, logé dans le tronc de l’animal, dépend complètement de son hôte pour ses besoins métaboliques en O2, H2S et CO2. L’association s’établit une fois au cours de la vie de l’animal, lors de son recrutement sur un site hydrothermal. Photos : Stephen Low Productions ; ©Ifremer Campagnes Exomar 2005 ; Phare 2002 ; Biobaz 2013


SyntheseESCo
To see the actual publication please follow the link above