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tive et diversifiée y compris pour les chercheurs confirmés. Ceci permettra d’accompagner l’évo-lution des outils, le seuil des NGS de troisième génération étant déjà franchi. La deuxième réflexion concerne une capitalisa-tion autour d’équipements et de programmes de recherche (via notamment l’ANR ou l’accès à France Génomique) dédiés à la génomique envi-ronnementale. En effet, les priorités actuelles pour les infrastructures nationales concernent les domaines d’intérêt économique (agroalimen-taire, ressources carbonées, etc) ou de santé pu-blique (cancers, maladies neurodégénératives, maladies rares, etc) et l’ouverture à la géno-mique environnementale reste modeste. Le re-cours aux compagnies privées de séquençage ne répond que très partiellement aux besoins d’opti-misation et d’implication dans les procédures et développements particuliers et le financement des programmes de recherche reste très éclaté et limité au regard de la pression. Des actions concertées, locales, nationales et inter-orga-nismes seraient un atout certain pour le devenir de ce champ disciplinaire. Enfin, pour conclure sur ce document de pros-pective (dont les principaux mots-clés sont illus-trés figure 13A), une dernière recommandation porte sur la représentation française à l’interna-tional. Différents consortia traitent de thèmes proches de ceux développés par la génomique environnementale, et notamment celui porté par l’European Science Foundation, Ecological and Evolutionary Functional Genomics (EuroEEFG, voir chap. III). La France n’y est représentée que de façon anecdotique et aurait avantage à ren-forcer son implication. L’autre initiative internationale de grande am-pleur concerne le réseau des observatoires génomiques, « Genomic Observatories (GO) » (voir chap. III). La France a des atouts majeurs à promouvoir dans un tel dispositif, avec notam-ment les outils et instruments de l’INEE, à sa-voir les Zones Ateliers (ZA), et les Observatoires Hommes-Milieux (OHM). Si un certain nombre d’actions à l’international dépendent de l’investissement des chercheurs eux-mêmes, d’autres bénéficieraient de concer-tations plus fortes entre différents organismes de recherche, notamment dans le cadre d’une programmation européenne et internationale. PROSPECTIVE DE L’INSTITUT ECOLOGIE ET ENVIRONNEMENT DU CNRS 93 Figure 13A. Analyse des mots les plus fréquents issus de l’inté-gralité du texte de ce cahier de prospective. Noter le mot « plus » qui semble tout aussi important que le mot « séquence » : plus de données, plus d’analyses, plus de gènes, plus de génomes, plus d’espèces, plus de biodiversité, plus d’interactions…. Encore plus, tel pourrait être le mot de la fin !


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