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INEE : Prospective écologie fonctionnelle

• Enfin, La paléoécologie est maintenant de plus en plus utilisée, car elle permet des re- constitutions des paysages, des climats et des usages, au cours de l’Holocène, qui apportent des éléments essentiels à la compréhension des paysages actuels et à l’extrapolation de leur évolution future. Le CNRS a engagé plusieurs actions pour renforcer sa position de leader international dans ce domaine. L’Atelier sur l’écologie spatiale, qui a eu lieu en septembre 2010 à Chizé a réuni une quarantaine de chercheurs de tous les organismes de recherche à l’initiative de l’INEE et de l’INRA. Ce séminaire a permis d’avancer les réflexions sur le développement d’une communauté encore mal identifiée. Il a montré la diversité, l’importance et la vitalité de cette approche. Cet état des lieux des questionne- ments communs, des forces et des faiblesses entre INRA et INEE doit se poursuivre par des écoles thématiques et le renforcement de plateformes communes.Les forces, les faiblesses et les besoins de la communauté scientifique sur les questions suivantes ont en particulier été analysés : Qu’apporte l’écologie du paysage et/ou l’écologie spatiale pour l’analyse des processus fonctionnels en écologie et en agronomie ? Quels sont les liens entre l’écologie spatiale, ou du paysage, et les disciplines des sciences humaines et sociales ? Quelles questions pour l’intégration interdisciplinaire : concepts, modèles, données, dis- positifs ? Quelles sont les priorités distinctes par familles de disciplines, quels doivent être les priorités et outils partagés ? Le CNRS est représenté dans les divers groupes de travail de l’alliance Allenvi. Dans les groupes de travail « territoire » et « agro-écologie », des propositions visant notamment à encourager les re- cherches à larges échelles spatiales, ont été reprises dans la définition de l’appel à proposition de l’ERANET RURAGRI. Le RTP « histoire de l’environnement » : l’INEE et l’INSHS ont créé un réseau thématique prioritaire sur l’histoire de l’environnement. Le RTP a pour objectif de faire un état des recherches en ce do- maine et de dégager des pistes d’action pour le futur. Plusieurs actions pourraient être menées afin d’encourager ce champ disciplinaire. En particulier, des groupes de travail et des écoles thématiques pourraient être constitués : • Une école « paysage » pourrait être mise en place pour discuter des concepts et des mé- thodes à acquérir et développer. • Un groupe de travail « interdisciplinarité » pour aller plus loin sur les notions de pluralité des sciences, de connaissancedes autres disciplines. Il permettra le développement de mé- thodes aidant à la mise en place de projets pluridisciplinaires reconnaissant la pluralité des approches de chaque discipline. • Un groupe de travail « paysage et analyse spatiale en écologie » s’appuyant sur les re- crutements et permettant de partager de nouveaux outils. De nombreux outils d’analyse spa- tiale se développent à l’heure actuelle dans différents groupes de recherche au niveau international. Faire un choix dans cette palette d’outils émergents est difficile pour chaque chercheur et la mise en commun d’expériences et d’analyse de ces outils semble nécessaire. • Le renforcement de l’acquisition des données sur le long terme, qui pourrait notamment passer par l’acquisition de données à haut débit (géographie) pour améliorer la représenta- tion spatiale de grands territoires. 13


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