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INEE : Prospective écologie fonctionnelle

Cette progression du nombre de publications s’accompagne d’un accroissement de leur re- tentissement, puisque le facteur d’impact moyen des publications issues des chercheurs rattachés au CNRS est désormais égal à l’im- pact moyen des publications à l’échelle mon- diale (figure 17). Cela se traduit également par des publications plus nombreuses dans des re- vues ayant un IF supérieur à 4, et un pourcen- tage de publication plus grand dans des revues dites généralistes. Figure 17 : facteur d’impact médian des articles relevant des flux d’énergie et de matière, dans le monde et au CNRS, pour les périodes 2002-2006 et 2007-2011. III.3.3 Les avancées majeures au cours de ces 10 dernières années Les avancées majeures de ces dernières années petit nombre d’espèces (voire de seulement reposent essentiellement sur la quantification deux espèces dans le cadre de l’étude de la des flux de matière,avec en premier lieu un ren- compétition entre espèces). L’utilisation crois- forcement des recherches à l’interface entre les sante de la génomique a ainsi permis de mieux différents champs disciplinaires des sciences de prendre en compte de la biodiversité micro- la nature : géochimie, écologie, physique. Par bienne dans ces problématiques. Ces outils au- exemple, les travaux initiés dans les milieux ma- torisent, d’une part, la description de la diversité rins se sontgénérali és aux milieux continentaux, microbienne (responsable directement ou indi- afin de développer des modèles couplés biogéo- rectement de la majeure partie des grands cy- chimie et hydrologiemontrant à l’échelle du bio- cles biogéochimiques), et, d’autre part, la film, mais aussi à plus grande échelle, que compréhension du lien entre diversité géno- l’intensité des activités biogéochimiques étaient mique et fonctionnelle. En effet, grâce aux ap- très fortement contraintes par les flux de réac- proches intégrées du génome microbien tants, et inversement. La constitution de la sec- complet, aux recherches de gènes de fonction, à tion 20 du CNRS regroupant ces compétences la transcription des ARN, à la présence des en- autrefois dispersées entre différentes sections, zymes de fonctions et enfin aux mesures in situ est certainement un élément déterminant des des activités, il est désormais possible de quan- progrès faits au sein des unités CNRS, ainsi que tifier les liens entre fonctions potentielles (di- l’étude bibliométriquele souligne. versité fonctionnelle) et fonctions réalisées (activité in situ). Ces approches ouvrent le Ces dernières années sont aussi marquées champ à des études permettant de déterminer par un accroissement significatif des études quels sont les mécanismes de résistance et de cherchant à comprendre la relation biodiversité résilience des communautés microbiennes. – flux : comment les flux contrôlent la biodiver- A des échelles plus grandes, on constate égale- sité, et comment la biodiversité contrôle les flux ment la prise en compte croissante de la diver- à l’échelle de l’ensemble de l’écosystème, et sité de fonctionnement des écosystèmes dans non pas uniquement au sein d’interactions sim- l’évaluation des flux globaux, pouvant modifier, plifiées, par exemple entre les individus d’un par exemple, le climat à une échelle locale. 19 PROSPECTIVE DE L’INSTITUT ECOLOGIE ET ENVIRONNEMENT DU CNRS


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