Page 36

INEE : Prospective écologie fonctionnelle

PROSPECTIVE ECOLOGIE FONCTIONNELLE La plus grande partie des publications produites plus fort impact alors que les articles publiés dans cette thématique apparaît curieusement dans le domaine de la gestion des écosystèmes, dans les revues généralistes (plus de 90%) alors plus écosystème-spécifiques, auraient plutôt vo- que les revues spécialistes auraient vocation à cation à être accueillis dans des revues plus spé- accueillir la plupart de cette production. Ceci est cialisées, à facteur d’impact certes plus faible, confirmé par le domaine de publicationde ces ar- mais plus en lien avec les besoins de la société ticles, qui reste surtout celui de l’écologie alors civile relatifs à l’aménagement et la gestion des que les domaines « Sciences Environnementales» écosystèmes. Il en résulte donc un désintérêt et « Biodiversité et Conservation » pourraient éga- pour ce type de production, du fait qu’elle est mal lement les accueillir, ces dernières revues pos- évaluée dans la carrière des chercheurs. La vo- sèdent cependant des impacts facteurs moins lonté de publication de ces travaux dans les re- élevés que celles relevant du domaine de l’éco- vues dites généralistes se heurtera par ailleurs à logie générale. En conclusion, les résultats de des filtres de sélection qui joueront en leur défa- cette analyse correspondent bien aux politiques veur. En effet, les résultats de ces travaux ne se actuelles d’évaluation des chercheurs qui les in- prêtent pas forcément à ce type de revue, du fait citent à publier dans des revues généralistes à de leur manque de généralisation (cf. supra). III.7.3 Les avancées majeures au cours des 10 dernières années Durant cette dernière décennie, les avancées logie, écologie historique et biologie de la majeures dans le domaine de la gestion des conservation, écosystèmes ont été tout d’abords (5) l’émergence de nouvelles métriques fonc- (1) une meilleure formalisation (conceptualisa- tionnelles de réponses des écosystèmes (traits tion, contextualisation) des attendus de la ges- des écosystèmes, intégrations récentes des dif- tion des écosystèmes, incluant en particulier férents types de réponses biologiques à des approches interdisciplinaires, offrant des ou- l’échelle des communautés, notamment les ré- tils de gestion ou de restauration intégrés et ponses spécifiques, phylogénétiques et fonc- adaptés aux contextes sociaux-économiques tionnelles) et (actuels ou futurs : nouveaux écosystèmes) ; (6) une prise en compte accrue de la compo- (2) une meilleure prise en compte de la multi- sante naturalité (Wilderness) reposant sur le « plicité des réponses possibles des écosystèmes laissez-faire » la nature et l’acceptation sociolo- tant au niveau de la composante biologique (di- gique par les différents acteurs de la gestion versité des composantes et de leurs niveaux des espaces naturels et du grand public des d’organisation) que des composantes spatio- perspectives écologiques inconnues de l’ab- temporelles de la variabilité écologique (intégra- sence de gestion anthropique des écosystèmes tion des dimensions paysagères, macro- précédemment dégradés par des phases de su- écologiques, distinction stabilité-résistance/sta- rexploitation agricoles ou industrielles. bilité-résilience, etc) ; (3) l’identification du rôle essentiel des orga- nismes ingénieurs dans la restauration des éco- systèmes ; (4) une meilleure identification des écosys- tèmes ou trajectoires dites de référence pour la conservation ou la restauration écologique, grâce au couplage des recherches en paléoéco- 34


INEE : Prospective écologie fonctionnelle
To see the actual publication please follow the link above