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PROSPECTIVE RECHERCHES POLAIRES II.3 sur le foncdionnement des séquentèmessecsysocénoctetnavivutsesnopéR II.3.1 Avancées actuelles des recherches L’étude des écosystèmes marins nécessite de privilégier les recherches sur les voies de transfert entre échelons trophiques, dans la colonne d’eau et dans la glace de mer. Des suivis saisonniers et interannuels sur les stratégies alimentaires et de reproduction couplés à des études physiologiques et biochimiques de l’énergétique, de la croissance, du stress thermique doivent permettre de mieux comprendre la réponse du vivant aux changements des contraintes physiques du milieu marin. Exemple concret 2 : Analyse moléculaire de plusieurs espèces de krill pour évaluer leur potentiel adaptatif face à une augmentation de tempéra- ture de leurs milieux. La plupart des études menées sur le krill antarctique, essentiellement Euphausia superba, se sont fo- calisées sur sa biologie (cycle de vie, répartition, reproduc- tion, dynamique populationnelle, …) ou sa biochimie, en tant que ressource de plus en plus exploitée par l’industrie de la pêche. Cette pression de la pêche industrielle (+40%/an) additionnée à l’impact des changements environnementaux seraient res- ponsables d’une baisse de 30 à 80% de la population au niveau de la Péninsule An- tarctique et pourrait, à plus ou moins long terme, mettre en péril l’équilibre de toute la région antarctique et subantarctique. C’est par des techniques innovantes de mo- délisation in vitro qui permettent non seulement de mesurer l’influence de la tempé- rature sur le comportement et la mortalité des animaux mais aussi d’intégrer l’analyse transcriptomique comparative de plusieurs espèces de krill, que des marqueurs de stress thermique pourront être identifiés. Une analyse phénotype/génotype permettra d’apprécier le potentiel « adaptatif » de chaque espèce et de prédire d’éventuels ba- layages sélectifs au sein des populations. A l’interface terre/mer, la miniaturisation et la manchots, phoques et devrait profiter des avan- capacité des dispositifs d’acquisition de don- cées technologiques en micro-électronique et in- nées permettent d’utiliser des oiseaux et mam- formatique. mifères marins comme des indicateurs de De plus,la recherche biologique française dans les l’évolution et de la localisation des ressources régions polaires bénéficie de plus de 50 ans de marines (krill, calmars, poissons mésopéla- travail continu sur les mêmes colonies d’ani aux giques) en fonction des changements clima- qui ont abouti à une base de données unique.Ce tiques. Cette instrumentation des animaux,pour sont 27 espèces d’oiseaux de mer et de pinni- laquelle la France est leader, est devenue routi- pèdes qui sont ainsi suivies annuellement. nière, appliquée à différentes espèces, albatros, Ces suivis démographiques à long terme ont 28


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