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Prospective I I CMESEROA ,IOHYLOGENIE,S -ECEPSESENDPETCNNVIETGURLNOOVEEI s e h r e h c r Coordinateur : Guillaume Lecointre, Marc Lebouvier Actuellement, le taux élevé des extinctions d’espèces nous poussent à penser qu’il ne serait pas sage « d’attendre et voir » jusqu’à ce que nous ayons les informations nécessaires pour décider sur quelles zones nous devrions nous focaliser pour conserver la plus grande partie du patri- moine évolutif des régions polaires. Vaut-il mieux conserver des espèces rares ou des carac- tères rares ? Quelles stratégies de conservation adopter ? II .1 Principales avancées des recherchesI La connaissance de la phylogénie et de l’histoire A cette catégorisation moléculaire il faut ajouter évolutive des faunes et flores polaires renseigne la connaissance des modalités par lesquelles les la qualité patrimoniale du vivant (au sens du pa- pôles et leurs flores et faunes ont changé dans le trimoine historique du globe). La phylogénie éta- passé, la datation de l’apparition des espèces, blit aussi la rareté des caractères,leur profondeur leur évolution,qui vont renseigner leur devenir.La temporelle. Plus fondamentalement, la phylogé- phylogénie, la taxonomie et l’évaluation de l’en- nie, préalable à la classification,est la base de la démisme établissent la dimension historique et catégorisation des espèces. La taxonomie dite estiment l’unicité des faunes et des flores. Par « alpha » n’échappe pas à cette contrainte et la exemple, le plateau continental antarctique a été caractérisation moléculaire de la biodiversité à décrit comme un générateur de bouffées d’es- l’échelle péri-spécifique, en expansion spectacu- pèces (« species flocks ») en partie en raison des laire depuisun peu plus de cinq ans,en constitue glaciations successives qui ont fragmenté les ha- la preuve. bitats benthiques. Ces « flocks » concernent sur- 32


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