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w 28 | Portrait cnrs I LE JOUNRAL Mathématiques En 2015, la chercheuse Maria J. Esteban prendra la présidence de l’Iciam, la suite logique d’un parcours professionnel mené sur les chapeaux de roue. Maria J. Esteban, mathémondialiste Par charli ne zeitou n Maria J. Esteban est connue pour son franc-parler. D’origine basque, elle aime le contact, les gens, le travail en groupe, organiser des colloques, participer à des comités d’experts, encadrer les jeunes chercheurs, et tout ce qui permet d’animer la communauté scientifique. L’opposé du stéréotype du mathématicien, introverti au vocabulaire complexe réputé inaccessible au commun des mortels. Fraîchement élue présidente de l’Iciam, le Conseil international des mathématiques industrielles et appliquées, Maria J. Esteban entamera son mandat de quatre ans en 2015. La politique de la recherche, c’est son dada. Optimiser ce qui se fait dans les différents pays pour qu’un grand tout, la recherche, fonctionne mieux. Chercheuse au Centre de recherches en mathématiques de la décision (Ceremade)1, à Paris, elle ne peut donc consacrer que la moitié de son temps à ses propres travaux de mathématiques appliquées, en grande partie tournés vers la physique et la chimie, et destinés à analyser les modèles décrivant atomes et molécules. Grâce aux mathématiques appliquées, Maria J. Esteban s’enrichit d’une stimulante « ouverture vers les autres sciences ». Les collaborations avec les chercheurs d’autres horizons, la résolution de problèmes concrets, voilà son oxygène. C’est sans doute pourquoi, durant ses études, au moment de choisir un DEA, elle se tourne vers les équations aux dérivées partielles, pierre angulaire des maths appliquées. Pour accéder à une recherche de haut niveau, il lui faut alors quitter Bilbao et sa région natale. Madrid et Barcelone seraient


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