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[Distinction] 4 chercheuses toulousaines lauréates d’une bourse L’Oréal-Unesco pour les femmes et la science 2019

par Laure Vayssettes - publié le , mis à jour le

Pour la 13ème édition du programme des Bourses France L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science de la Fondation L’Oréal, 35 bourses jeunes talents ont été décernées pour soutenir les jeunes femmes scientifiques. Ces chercheuses se verront attribuer une bourse de recherche (15 000€ pour les doctorantes et 20 000€ pour les post-doctorantes) et bénéficieront d’un programme de formation au leadership.
Parmi les lauréates, 4 travaillent dans des laboratoires toulousains :

Andaine Seguin-Orlando, en post-doctorat Marie Sklodowska-Curie au laboratoire Anthropologie moléculaire et imagerie de synthèse (AMIS), est paléogénomicienne. Elle étudie les sociétés du néolithique par l’analyse ADN d’individus inhumes en sépultures collectives. La bourse l’Oréal-Unesco va lui permettre d’utiliser les plus récents développements de la paléogénomique pour ré-examiner les hypothèses concernant l’organisation sociale et le statut de la femme au néolithique, afin de mieux cerner dans quelle mesure les inégalités de genre dans nos sociétés peuvent constituer un héritage de notre passé néolithique.
- Laboratoire Amis, CNRS/UT3-Paul Sabatier

Chuxian Li est doctorante au Laboratoire d’écologie fonctionnelle et environnement (ECOLAB) et au laboratoire Géosciences environnement Toulouse (GET) où elle s’attache à développer la mesure des signatures d’isotopes stables de mercure présentes dans les tourbières. Elle compare les empreintes de mercure dans les échantillons passés, à celles du mercure gazeux et de la pluie d’aujourd’hui, pour décrypter les liens entre poussière, climat, activités humaines et circulation atmosphérique. Chuxian Li espère, après son doctorat, devenir professeure afin de partager sa passion et ses connaissances pour inspirer d’autres jeunes filles, et a également pour projet de promouvoir la science environnementale auprès du grand public chinois.
- Laboratoire EcoLab-OMP, CNRS/UT3/Toulouse INP
- GET-OMP, CNRS/UT3/IRD/CNES

Scarlett Howard est post-doctorante au Centre de recherches sur la cognition animale et s’intéresse aux processus cognitifs chez l’abeille (CRCA). Pour mieux comprendre les mécanismes neurobiologiques et déterminer quel type de neurotransmetteurs sont nécessaires à l’apprentissage visuel, Scarlett Howard a mis en place un système de réalité virtuelle, capable de proposer des images complexes aux abeilles lors de leur navigation. Les connaissances acquises au cours de cette étude pourront avoir des impacts de nombreux domaines tels que la neurobiologie, la psychologie, l’informatique, la robotique ou encore l’intelligence artificielle.
- CRCA-CBI, CNRS/UT3-Paul Sabatier

- Emilie Berlioz est post-doctorante au laboratoire Travaux et recherches archéologiques sur les cultures, les espaces et les sociétés (TRACES). En tant que paléobiologiste, elle s’intéresse au comportement alimentaire des cervidés actuels et fossiles et à l’impact des facteurs environnementaux. La bourse L’Oréal-UNESCO qui lui est attribuée pour ses travaux sur les cerfs rusa actuels de Nouvelle-Calédonie lui permettra d’aller plus loin dans la caractérisation du régime alimentaire de ces cervidés destructeurs pour ce hotspot de biodiversité et d’apporter des clés de gestion.
- Laboratoire Traces, CNRS/Université Toulouse - Jean Jaurès/ Ministère de la culture