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Simons Collaborations in Mathematics and the Physical Sciences

11 juin 2019

La fondation Simons finance en 2019 un projet de collaboration sur la turbulence d’ondes, auquel sont associés Erwan Faou, Isabelle Gallagher et Laure Saint-Raymond. En 2018, la fondation finançait un projet auquel étaient associés Guy David et Yves Meyer.

La fondation Simons de New York finance des projets de collaboration en mathématiques et sciences physiques.

Chaque collaboration est dirigée par un directeur de collaboration qui doit être un personnel permanent d’une institution américaine offrant un programme doctoral. Il est entouré d’un ensemble de chercheurs principaux et de membres de la collaboration.

Le projet dure quatre ans, prolongeable trois années supplémentaires. Le financement du projet peut atteindre deux millions de dollars états-uniens par an.

En 2018, la fondation finançait le projet Collaboration on Localization of Waves auquel étaient notamment associés Guy David et Yves Meyer.

En 2019, un projet interdisciplinaire et international entre sciences mathématiques et physiques portant sur la turbulence d’ondes a été accepté, Simons Collaboration on Wave Turbulence.

Le consortium est dirigé par Jalal Shatah, Silver Professor au Courant Institute de New York University, assisté de Laure Saint-Raymond, professeure à l’École Normale Supérieure de Lyon, membre de l’unité de mathématiques pures et appliquées (UMPA) et de Nicolas Mordant, professeur à l’Université Grenoble Alpes, membre du laboratoire des écoulements géophysiques et industriels (LEGI).
Parmi les chercheurs principaux, on trouve aussi :

  • en mathématiques Erwan Faou, directeur de recherche à Inria et Isabelle Gallagher, professeure à l’École normale supérieure de Paris, membre du département mathématiques et applications (DMA) ;
  • en physique Laurent Chevillard, chargé de recherche au CNRS et Thierry Dauxois, directeur de recherche au CNRS, membres du laboratoire de physique de l’École normale supérieure de Lyon, Pierre-Philippe Cortet, chargé de recherche au CNRS, membre du laboratoire Fluides, Automatique et Systèmes Thermiques (FAST), Eric Falcon, directeur de recherche au CNRS, membre du laboratoire Matière et Systèmes Complexes (MSC), Giorgio Krstulovic, chargé de Recherche au CNRS, membre du laboratoire Lagrange Observatoire de la Côte d’Azur et Sergey Nazarenko, directeur de recherche au CNRS, membre de l’institut de physique de Nice (INPHYNI).

Le projet implique également des chercheurs de l’Université de Princeton, du Massachusetts Amherst, du Michigan et de Turin.

La surface de la mer agitée est un exemple typique de turbulence d’ondes : la superposition d’une grande variété d’ondes échangeant constamment de l’énergie entre elles. D’autres champs d’applications concernent notamment les plasmas magnétisés (vent solaires, plasmas de fusion type ITER), l’optique non linéaire, les écoulements géo- ou astrophysiques dans les planètes ou les étoiles en rotation, les ondes gravitationnelles… La problématique centrale est de donner des bases solides à la théorie dite de turbulence faible dans ces différents contextes. Ceci nécessitera des efforts conjoints en mécanique des fluides, physique statistique, théorie des équations aux dérivées partielles ou théorie des probabilités qu’ils soient de nature expérimentale ou théorique.