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Nouvelles publications scientifiques, créations de laboratoires, annonces de prix... Avec "En direct des labos", retrouvez toutes les deux semaines des informations issues des instituts du CNRS et complémentaires des communiqués de presse.
Longtemps associé au soulagement de certains symptômes, le cannabidiol (CBD), qui n’a pas d’effet psychoactif, suscite un intérêt croissant en médecine. Dans une étude publiée dans Mucosal Immunology, des scientifiques révèlent qu’il est capable de prévenir l'infection par le VIH-1 dans les épithéliums génitaux. Le CBD va agir sur l’ensemble des cellules du système immunitaire impliquées dans la transmission du VIH-1. Ces résultats ouvrent la voie à une stratégie innovante de prévention, encore à confirmer chez l’humain.
Streptococcus pneumoniae présente des spécificités dans son mode de division. Dans un article publié dans Nature Microbiology, des scientifiques décryptent le mécanisme moléculaire qui permet d’assurer, chez cette espèce, une division en deux cellules filles identiques. Ces recherches fondamentales ouvrent des pistes pour cibler des molécules capables de perturber la division de cette bactérie pathogène.
Lors de la division cellulaire, les bactéries doivent répartir fidèlement leur ADN entre les deux cellules filles. Dans un article publié dans Advanced Science, des scientifiques montrent que, chez la bactérie Streptococcus pneumoniae, cette étape dépend d’une interaction étroite entre la protéine RocS et la membrane cellulaire. Leur étude révèle qu’un court motif conservé de RocS agit comme une ancre membranaire capable d’organiser localement les lipides et de guider la séparation correcte des chromosomes.
Un gros cerveau rend-il plus intelligent ? Une étude publiée dans PNAS apporte une réponse nuancée chez les abeilles. En testant leur capacité à associer des odeurs à une récompense, des scientifiques montrent que les individus dotés de lobes olfactifs cérébraux plus développés apprennent mieux. Une performance qui pourrait améliorer leur efficacité de butinage.
La capacité de nombreux organismes eucaryotes à détecter le champ magnétique terrestre comme une boussole, reste un mystère. Dans une étude, publiée dans Nature Communications, des scientifiques montrent que des bactéries vivant en symbiose à l’intérieur d’un cilié, un eucaryote unicellulaire, produisent des cristaux magnétiques qui lui confèrent la capacité à s’orienter dans son environnement. Cette découverte souligne le rôle déterminant des symbioses dans l’émergence de nouvelles fonctions biologiques.
Les antibiotiques sont de moins en moins efficaces. Ce phénomène, appelé antibiorésistance, constitue aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique. Face à cette situation, des scientifiques explorent de nouvelles stratégies pour comprendre les mécanismes des bactéries et imaginer les traitements de demain, notamment dans le cadre du projet GcpE qui vise à cibler et inhiber directement certains mécanismes biochimiques des bactéries pour empêcher leur développement.
La production et l’utilisation du dihydrogène comme vecteur d’énergie de la transition énergétique se heurtent encore à de nombreux verrous, notamment l’empoisonnement des électrodes au cœur des systèmes (électrolyseurs et piles à combustible) par l’adsorption de certaines espèces ioniques sur les électrodes en platine. Des scientifiques lèvent le voile sur ces mécanismes dans un article du Journal of the American Chemical Society.
Conduire des réactions chimiques sans solvants et avec moins de déchets, c’est la promesse de la mécanochimie. Une équipe de recherche scientifiques propose d’utiliser des méthodes d’optimisation par intelligence artificielle pour accélérer la mise au point et le déploiement de ces réactions activées par de l’énergie mécanique.
À l’occasion de la visite du Président de la République au Japon du 31 mars au 2 avril, le CNRS et l’université de Kyushu ont officialisé, à l’Ambassade de France à Tokyo, la création du laboratoire international de recherche OPHÉLIA, dédié à l’optoélectronique organique. Lancé le 1er janvier 2026 ce nouveau laboratoire illustre le renforcement des collaborations scientifiques entre la France et le Japon. Il vise à développer des recherches de pointe à l’interface de la chimie et de la physique, avec des applications stratégiques en électronique et photonique organiques.
Une étude publiée dans Nature Biotechnology présente une nouvelle génération de nanoparticules lipidiques qui pourrait améliorer significativement l’efficacité des thérapies à ARN en surmontant un obstacle clé dans la cellule. Pour la première fois in vivo, les scientifiques parviennent à quantifier les particules qui atteignent véritablement le noyau où elles relarguent leur charge d’ARN. Une avancée essentielle pour développer des thérapies efficaces et faiblement dosées en ARN.
Le CNRS inaugure le 24 avril 2026 à Cayenne une nouvelle Zone Atelier dédiée à la co-construction de la recherche sur les socio-écosystèmes de Guyane. Cette nouvelle Zone Atelier vise à favoriser le dialogue entre les scientifiques et les acteurs du territoire. Elle permettra de faire émerger les besoins de recherche et d’apporter des connaissances pour éclairer les défis de gestion des écosystèmes tropicaux en interactions avec les activités humaines.
Le 22 avril 2026 a lieu l’inauguration d’une nouvelle plateforme de recherche dédiée à l’étude et au suivi de la biodiversité amazonienne à l’aide d’approches génomiques. Mutualisée entre le CNRS, l’IRD et l’Université de Guyane, et implantée sur le campus de l’Institut Pasteur de Guyane, avec lequel de solides collaborations se développent, elle s’inscrit dans une dynamique collective de renforcement des capacités de recherche en Amazonie.
Des scientifiques marseillais ont mis en lumière l’intérêt de l’imagerie quantitative à 7 teslas pour mieux caractériser les atteintes de la moelle épinière dans la sclérose en plaques. Ces résultats, publiés dans Investigative Radiology, représentent une avancée prometteuse pour mieux comprendre la maladie et affiner son suivi.
Chercheuse à l’Institut de mécanique et d’ingénierie, Marie-Marthe Groz nous dévoile, à travers ce portrait, sa vision ludique des sciences qu’elle souhaite transmettre au plus grand nombre. Mise en place dans le cadre de l'Année de l'ingénierie, l’exposition « Ingénieuses, les ambassadrices de l'ingénierie » met en lumière douze portraits de femmes ingénieures, chercheuses ou personnels support.
Omniprésentes dans les télécommunications, plébiscitées par le corps médical, les fibres optiques souffrent encore de phénomènes non-linéaires qui limitent leur efficacité. Des scientifiques sont parvenus à prédire et contrôler ces phénomènes chaotiques grâce à l'apprentissage profond. Cette avancée, publiée dans Nature Communications, promet de sécuriser et améliorer la transmission des données numériques et les dispositifs d'imagerie en temps réel.
Un nouvel équipement de test permet de réaliser des mesures électriques sous vide en continu jusqu’à des températures supérieures à 1100 K. Ce dispositif innovant, qui sert la recherche fondamentale tout en répondant à une demande industrielle, a été développé par le Laboratory for Integrated Micro-Mechatronic Systems en collaboration avec l'Institut des sciences industrielles de l’Université de Tokyo. Il fait l'objet d'une publication dans Review of Scientific Instruments.
DESI a achevé en 5 ans toutes les observations nécessaires à la réalisation de la carte 3D de l’Univers, l’un des relevés du cosmos les plus vastes jamais réalisés. Les scientifiques vont maintenant l’utiliser pour étudier l’énergie noire, l’un des plus grands mystères de la physique. L’instrument qui a permis l’observation de plus de 47 millions de galaxies et de quasars poursuit maintenant sa mission afin de couvrir une plus grande partie du ciel.
Le partage des données aide à éviter des revendications injustifiées concernant des effets topologiques dans des expériences de matière condensée. L'article récemment publié dans la revue Science apporte un nouvel éclairage sur le débat en cours. Il illustre par l’exemple comment des signaux qui semblent indiquer sans ambiguïté des découvertes importantes peuvent provenir d'autres sources plus banales, tels que de simples réglages fins dans des échantillons complexes.
Les matériaux à transition de phase, comme le dioxyde de vanadium (VO₂), suscitent un intérêt croissant en raison de leur transition isolant–métal à températures proches de la température ambiante. Cette transition réversible induit des changements drastiques des propriétés électriques, optiques et thermiques, ouvrant la voie vers des applications très recherchées en photonique, en gestion de la chaleur et dans les dispositifs thermiques.
David Vanderhaeghe développe des solutions de synthèse d’images, notamment au service de l’animation. Ses travaux permettent de peindre, sans intervention humaine ni IA générative, des représentations de type images à partir de frames intermédiaires. D’un point de vue très pratique, cela doit notamment permettre de rendre plus accessible la longue et coûteuse technique de la peinture sur verre animée.
Une nouvelle étude apporte un éclairage sur l’évolution future d’un élément clé du système climatique : la circulation méridienne de retournement de l’Atlantique (AMOC). Ces nouveaux résultats suggèrent que l’affaiblissement futur de ce courant majeur pourrait être plus important que prévu, avec des conséquences possibles sur le climat régional et mondial, notamment sur les températures en Europe, les régimes de précipitations ou encore le niveau de la mer.
Pour vérifier la réalité de la pollution de la Seine, une équipe de recherche dirigée par des scientifiques du CNRS a étudié la contamination au plomb des sédiments charriés par le fleuve. Plusieurs substances comme le plomb, des herbicides autorisés ou même interdits ont été détectées à des niveaux dépassant les concentrations dites « sans effet prévisible » sur les organismes aquatiques. Ces deux études montrent que la qualité de la Seine reste fragile et très sensible aux crues et soulignent la nécessité de surveiller en continu un éventail plus large de contaminants (comme les métaux, les pesticides, les antibiotiques, etc.).
Pourquoi la relation entre les isotopes de l’eau dans les carottes de glace et la température varie-t-elle en Antarctique ? Une équipe internationale dirigée par un chercheur du CNRS apporte aujourd’hui une réponse nouvelle à cette question majeure pour la reconstitution des climats passés.
Bien que la structure et la dynamique du manteau martien soient encore mal comprises, une équipe de chercheurs a récemment avancé que le manteau de Mars contiendrait un grand nombre d'hétérogénéités héritées de la période d'accrétion de la planète. Une nouvelle étude menée par un chercheur du CNRS remet cependant ces résultats en question. Selon elle, l’analyse des données sismologiques InSight qui conclut à la forte hétérogénéité du manteau martien recèle des failles observationnelles et théoriques.
© CNRS
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