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Start-up

A la découverte des huit lauréats de Start-up Connexion 2017

Réuni le 3 février 2017, le jury de Start-up Connexion, les rencontres investisseurs et chercheurs-entrepreneurs a sélectionné les huit start-up lauréates de l’édition 2017 du concours organisé par le CNRS et Groupe AEF : Abbelight, ACS Biotech, BIOPIC, CASIS, DAUMET, Genoskin, GRASP SAS, Inorevia.

Ces huit start-up issues de la recherche publique vont d’abord bénéficier d’un programme de coaching assuré par des professionnels de la valorisation et du financement de l’innovation, puis d’une demi-journée de formation à la propriété industrielle délivrée par Plasseraud Start-up. Les lauréats présenteront ensuite leur projet le 17 mars lors de la 10e édition des RUE, le Salon de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, à Paris, devant un auditoire de professionnels du milieu académique, d’investisseurs et de directeurs de la recherche et de l’innovation de grandes entreprises. Ils pourront également y rencontrer des investisseurs et des industriels lors de temps de réseau dédiés. A l’issue, l’un d’entre eux remportera le Prix spécial Coup de cœur du jury.

Lancée en octobre 2016, cette troisième édition du concours Start-up Connexion, porté par le CNRS et Groupe AEF, a pour objectif de détecter des projets innovants à haute valeur économique, de valoriser des start-up issues de la recherche académique et d’en faciliter le financement. Cette année, il bénéficie de la participation d’IT-Translation, de l’Association française des investisseurs pour la croissance (AFIC), du quotidien Les Echos, de l’association CapinTech, de FIST SA, filiale de valorisation du CNRS, du réseau des Sociétés d’accélération de transfert de technologies (SATT), et d’un partenariat inédit avec le cabinet de propriété industrielle Plasseraud.

Les huit start-up lauréates :

Abbelight souhaite commercialiser un ensemble de produits capables de simplifier au maximum l'utilisation des nanoscopes et d'en automatiser le fonctionnement. Elle propose une offre modulaire de plusieurs produits (module de microscope, consommables, logiciel) s'adaptant à tout microscope déjà présent chez un client, pour améliorer la qualité et la rapidité de ses travaux de recherche. La start-up est issue de l'Institut des sciences moléculaires d'Orsay (CNRS/Université Paris-Sud) et de l'Institut Langevin (CNRS/ESPCI ParisTech),

Advanced Chitosan Solutions Biotech (ACS Biotech) propose une solution brevetée unique pour la réparation du cartilage dans le cas d’arthrose débutante. La technologie se base sur la greffe de cellules de cartilage (chondrocytes) incluses dans une matrice hydrogel de chitosan en 3D. ACS Biotech est issue d'un travail collaboratif avec le laboratoire de Biologie tissulaire et ingénierie thérapeutique (CNRS/Université Claude Bernard).

BIOPIC se focalise sur la commercialisation d’outils et de dispositifs connectés à destination des éleveurs de la filière « viande », permettant notamment de prédire l’œstrus, l’ovulation, la mise à bas ... Cette start-up est issue du Laboratoire de microélectronique et physique des semiconducteurs, commun entre le Laboratoire de cristallographie et sciences des matériaux (CNRS/Université de Caen Basse-Normandie/ENSICAEN) et les sociétés NXP Semiconductors et Presto Engineering Europe.

CASIS (Cardiac simulation & imaging software) développe et commercialise un logiciel d’analyse d’IRM cardiovasculaire, capable de détecter les zones du myocarde nécrosées lors d'un infarctus. Robuste, d'une utilisation aisée et d'un traitement rapide, ce logiciel facilite le diagnostic du praticien et améliore la prise en charge du patient. Elle est issue du Laboratoire d’électronique, d’informatique et d’image (CNRS/Université de Bourgogne/Arts et métiers ParisTech).

DAUMET propose un nouvel or blanc 18 carats destiné aux bijoux plaqués. Le procédé de fabrication repose sur un mélange d'or et de tungstène sous forme de couche mince. Nommé SpinD Gold, ce nouvel or est plus blanc, plus brillant, plus résistant à la rayure, moins cher et plus respectueux de l'environnement. Elle est issue des travaux de recherche en microélectronique menés dans l'Unité mixte de physique CNRS/Thales.

Genoskin propose des kits de test ex vivo basés sur des biopsies de peau humaine, comme alternatives fiables à l'expérimentation animale. La start-up a développé un savoir-faire et des technologies brevetées uniques pour transformer des échantillons de peau humaine issus de la chirurgie plastique, en outils standardisés et prêts à l’emploi. L’objectif est de prédire la réponse humaine aux médicaments, aux produits chimiques, aux ingrédients actifs et aux dispositifs médicaux. Genoskin est issue de l’Unité différenciation épidermique et autoimmunité rhumatoïde (CNRS/Inserm/Université de Toulouse 3 – Paul Sabatier).

GRASP SAS valorise les développements scientifiques en télédétection du laboratoire et relève les défis croissants de la communauté scientifique « Earth Observation ». La start-up dispose d’une licence du logiciel breveté GRASP, capable de décrire des propriétés des aérosols et de la surface à partir des observations de télédétection. Elle est issue du Laboratoire d'optique atmosphérique (CNRS/Université de Lille 1).

Inorevia développe une nouvelle génération d'automates d'analyses biochimiques reposant sur la microfluidique, à la frontière entre les microsystèmes et les biotechnologies. Issues de l'Unité physico-chimie Curie (CNRS/Institut Curie/Université Pierre et Marie Curie), ces technologies permettent de miniaturiser les réactions biochimiques, d'en réduire les volumes, coûts et temps d'analyse, et d'en améliorer la reproductibilité. Les applications concernent la prise en charge des patients, l'orientation des traitements, la prévention, le diagnostic précoce, la sécurité territoriale, l'agro-alimentaire et l'environnement.

 

 

Contact :

Karine Wecker-Blanda / Direction de la communication CNRS / karine.wecker-blanda@cnrs-dir.fr