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La filiale nationale de valorisation du CNRS devient CNRS Innovation

Pour son 25e anniversaire, la filiale nationale de valorisation du CNRS, FIST SA, change de nom. Rebaptisée CNRS Innovation, elle met également en place une nouvelle stratégie qui combine accroissement d’autonomie et resserrement des liens avec sa maison mère.

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France Innovation Scientifique et Transfert SA (FIST SA) évolue à l’occasion de ses 25 ans. Créée en 1992 avec la mission de transférer vers l’industrie des technologies innovantes pour le CNRS, la filiale du CNRS est chargée, entre autres, de la concession de contrats d’exploitation, de la recherche de partenaires industriels et de la gestion de portefeuilles de brevets. Avec sa nouvelle appellation, la filiale souligne son appartenance au CNRS.

« Du point de vue institutionnel, FIST SA n’évoquait pas grand-chose. Ce nom était hérité d’une époque où la filiale était partagée entre différentes institutions. Aujourd’hui, c’est avant tout la filiale du CNRS et nous souhaitons l’affirmer en proposant une identification claire de la filiale à l’organisme », explique Michel Mortier, délégué général à la valorisation du CNRS.

La nouvelle appellation est également concomitante de la signature d’une convention, l’été dernier, entre l’organisme et sa filiale nationale, offrant à cette dernière une plus grande responsabilisation et une définition forte de ses missions au service du CNRS et de ses laboratoires.

 

Des missions clarifiées

« La signature de cette nouvelle convention va dans le sens d’un rapprochement de la filiale vers sa maison mère. La stratégie insufflée par cette convention et mise en œuvre avec le CNRS donne une plus grande autonomie à CNRS Innovation dans la prise de décision sur des dépôts de brevets ainsi que dans ses missions de transfert », détaille Johanna Michielin, nouvelle directrice générale de CNRS Innovation, nommée en août 2017.

« La signature des accords de licence est aujourd’hui transférée à CNRS Innovation qui, jusque-là, menait uniquement les négociations. C’est vraiment une marque de confiance vis-à-vis de notre filiale », ajoute Michel Mortier.

La réécriture des missions de CNRS Innovation par la nouvelle convention permet également une clarification du partage des rôles entre cette dernière et la Direction de l’innovation et de la relation avec les entreprises (DIRE), précisant leurs deux missions, distinctes et complémentaires : le partenariat de l’innovation pour la DIRE et le transfert de technologie pour CNRS Innovation.

« La DIRE est positionnée sur le partenariat avec les grands groupes industriels, les accords-cadres, la création de structures communes de recherche avec les entreprises (laboratoires communs, unités mixtes…). CNRS Innovation est axée sur l’évaluation des technologies, la stratégie de protection de la propriété intellectuelle, la gestion du portefeuille de brevets, l’exploitation et le transfert vers les entreprises. Ce sont deux types de valorisation complémentaires, mais aujourd’hui on clarifie davantage les rôles », rapporte Michel Mortier.

 

Une présence renforcée

Le nom CNRS Innovation, par-delà sa dimension symbolique, marque également une dimension politique soulignant la volonté de CNRS Innovation de s’insérer encore plus fortement dans les objectifs de valorisation des technologies du CNRS. Pour ce faire, l’image de la société a été repensée avec une modernisation du site internet et du logo. 

« En matière de stratégie, le défi est d’affirmer le positionnement de CNRS Innovation dans le paysage de la valorisation et ainsi d’assurer sa place forte, importante et claire pour l’ensemble des acteurs, mais également pour les bénéficiaires que sont les laboratoires », affirme Johanna Michielin.

CNRS Innovation commence par exemple à développer de nouveaux services aux laboratoires en les accompagnant dans la rédaction et la réalisation d’appel à projets ERC « Proof of concept ».

La prise de participation de CNRS Innovation au sein de start-up tend également à se développer. Depuis sa création, 28 prises de participation ont été effectuées, avec 4,5 millions d’euros investis. Aujourd’hui, CNRS Innovation est de plus en plus sollicité par des start-up se créant sur la base d’une technologie du CNRS et à qui la filiale concède une licence. « Pour des raisons économiques mais également d’image, ces start-up souhaitent avoir CNRS Innovation au capital de leur entreprise. Pour elles, cela reflète un fort soutien du CNRS vis-à-vis de leur entreprise. La prise de participation est perçue comme une sécurité au moment des levées de fonds », note le délégué général à la valorisation du CNRS.

 

Une expertise internationale

La stratégie future de CNRS Innovation se portera également vers l’international en proposant son expertise aux unités mixtes internationales du CNRS.

« En tant que filiale du CNRS, CNRS Innovation doit axer son action sur les grands atouts du CNRS que sont le partenariat de l’innovation, les relations fortes avec les grands groupes industriels français, la structuration de la recherche en réseaux nationaux et sa dimension internationale », rapporte Johanna Michielin.

La stratégie actuelle de CNRS Innovation permettra également à sa nouvelle direction de mettre en place de puissants leviers d’action pour la valorisation, notamment en plaçant son expertise au service d’autres organismes et entreprises, de nature à offrir à la filiale une plus grande visibilité.

Au cours de ses 25 premières années d’existence, CNRS innovation a développé un certain nombre d’expertises telles que la veille scientifique et technologique, la cartographie, l’identification de partenaires et de technologies. Dans tous ces domaines, la filiale sait délimiter le positionnement technologique d’un brevet. Une telle analyse apporte des signaux qui présagent des orientations stratégiques des acteurs, des concurrents ou des partenaires potentiels.

Contact :

Karine Wecker-Blanda / Direction de la communication du CNRS / karine.wecker-blanda@cnrs-dir.fr