CNRS La lettre innovation

Partenariats, création d'entreprises, brevets, licences, événement... Retrouvez tous les mois les dernières actualités de la valorisation et de l'innovation au CNRS.

Start-up

Concours mondial d’innovation : les lauréats CNRS de la phase 2

Suite à la première phase du Concours mondial d’innovation, la Direction générale aux entreprises du ministère de l’Economie et des Finances a annoncé les noms des trente lauréats de sa deuxième phase « levée de risque ». Focus sur les neuf projets en lien avec les laboratoires du CNRS.

illustration

Dans le cadre de la Commission Innovation 2030, mise en place en 2013 pour délimiter les principaux enjeux du monde de 2030 et identifier les opportunités majeures à fort potentiel pour l’économie française, l’Etat français a initié le Concours mondial d’innovation.

Inscrit au sein des sept ambitions, reposant sur des attentes sociétales fortes et des secteurs en croissance, délimitées par la Commission Innovation 2030, ce concours a pour but de faire émerger les futurs champions de l’économie française en les accompagnant dans leur projet d’innovation.

Suite à la première phase « amorçage » de la deuxième édition du concours qui a permis une sélection de 110 projets au stade amont de leur développement, les noms des entreprises lauréates de la deuxième phase , « levée de risque », destinée à accompagner des entreprises dans le développement de leur innovation, ont été annoncés. Ces 30 lauréats recevront un soutien de un à trois millions d’euros pour leurs dépenses d'innovation.

Parmi les entreprises sélectionnées, neuf projets impliquent des laboratoires du CNRS :

  • Ambition : Le stockage de l’énergie
    • Créée en 2014, la startup Kemwatt est spécialisée dans le stockage d’énergie grâce à ses batteries à électrolytes circulants. Son projet Infinit vise à stocker l’énergie en grande quantité grâce une batterie utilisant des molécules organiques, biodégradables et recyclables. Kemwatt est issue de l’Institut des sciences chimiques de Rennes (CNRS/Université Rennes 1/ENSC de Rennes/Insa Rennes).
    • Créée en 2013, la startup Nawatechnologies est spécialisée dans l’invention de matériaux et de système de transition énergétique. Son projet de batterie intégrées Nawashell développe une nouvelle génération de super condensateurs de haute densité d’énergie et contribue à l’amélioration des cellules de batteries actuelles ou futures, tant en vitesse de recharge qu’en durée de vie. La startup est issue du Laboratoire interactions, dynamiques et lasers (CNRS/CEA).
  • Ambition : Les protéines végétales et la chimie du végétal
    • Créée en 2012, la startup Afyren est spécialisée dans la production d’acides carboxyliques par fermentation. Sa technologie « tout-en-un » Afynerie, respectueuse de l’environnement, se traduit par la transformation de déchets organiques en acides, provenant habituellement du pétrole, et utilisables dans l’industrie moderne. Afyren est issue du Laboratoire microorganisme : génome et environnement (CNRS/Université Clermont Auvergne).
    • Créée en 2016, la startup Inalve est spécialisée dans le développement d’ingrédients à partir de microalgues. Son projet Anjea a pour objectif de développer la production de farine de microalgues utilisant les ressources sous-exploitées du monde des microalgues comme source alternative d’ingrédients riches en protéines ayant des allégations santé pour l'alimentation animale. Les farines de microalgues à haute teneur en protéines et aux fortes qualités nutritionnelles permettent de répondre au besoin de l’agro-industrie en se substituant à la farine de poisson utilisée par les aquaculteurs. Inalve est adossé au Laboratoire d’océanographie de Villefranche (CNRS/Sorbonne Université).
    • Créée en 2014, la startup Abolis est spécialisée dans la biotechnologie industrielle. La startup développe des procédés de bio-production chimique par fermentation de biomasse. Plus respectueuse de l’environnement, elle crée des micro-organismes conçus sur mesure pour produire une molécule le tout intégrant les contraintes industrielles. Son projet Cell Factory vise à la réalisation d’une plate-forme automatisée pilotant tout le processus de conception des micro-organismes. Abolis est issue de l’Institut de biologie systémique et synthétique (CNRS/CEA/Université Paris Saclay/Université Evry Val-d’Essone/CEA)
  • Ambition : La médecine individualisée
    • Créée en 2014, la startup Damae Medical est spécialisée en dermatologie. La société développe un dispositif médical, Damae Medical, permettant d’acquérir des images d’anomalies de la peau, en profondeur, de manière non invasive. Le prototype de diagnostic pour déceler des cancers de la peau est non invasif et permet de sonder les tissus biologiques en profondeur, sans réaliser de biopsie, mais en projetant un faisceau de lumière sur la surface cutanée en question et en analysant la lumière réfléchie. Damae Medical est issue du laboratoire Charles Fabry (CNRS/Institut d’optique graduate school).
    • Créée en 2006, la startup Koelis est spécialisée en médecine personnalisée et se consacre au diagnostic du cancer de la prostate. Son projet Katty développe des technologies d’imagerie 3D et de robotique pour créer une cartographie précise du patient afin de cibler la zone pour effectuer la biopsie. Koelis est rattachée au laboratoire Techniques de l'ingénierie médicale et de la complexité - informatique, mathématiques et applications, Grenoble (CNRS/Université Grenoble Alpes/Grenoble INP).
  • Ambition : la silver économie
    • Créée en 2006, la startup Qynapse est spécialisée dans l’imagerie en médecine personnalisée. Cette dernière développe des technologies logicielles, à partir d’imagerie cérébrale, pour prédire l’évolution clinique et mesurer l’efficacité des traitements des maladies du système nerveux central. Son projet, le logiciel Qypredict, a pour objectif de prédire l’évolution du patient en permettant au praticien de définir son profil en termes d’évolution cognitive et de handicap. Qynapse est issue de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (CNRS/INSERM/Université Paris Sorbonne).
  • Ambition : sécurité collective
    • Créée en 2010, la startup Pradeao Security Systems est spécialisée en sécurité pour les mobiles et permet de sécuriser les applications mobiles via son projet Reveal. Pradeo est adossée au Laboratoire d'informatique, de robotique et de microélectronique de Montpellier (CNRS/Université Montpellier).

Contact :

Karine Wecker-Blanda / CNRS / karine.wecker-blanda@cnrs-dir.fr