Vingt ans de coups d’élan pour la recherche française
Les prix Coups d’élan pour la recherche française de la fondation Bettencourt Schueller soutiennent depuis vingt ans les chercheurs du CNRS en sciences de la vie. Un véritable appui pour des équipes scientifiques en devenir.
Le 20 novembre, les deux chercheurs CNRS Gaëlle Legube et Yves Gaudin ont reçu, aux côtés de deux scientifiques de l’Inserm, les prix Coups d’élan pour la recherche française 2019 de la fondation Bettencourt Schueller. À hauteur de 250 000 euros, ce prix représente une véritable impulsion financière pour des équipes de recherche, mais également une large reconnaissance scientifique.
Créée en 1987, la fondation Bettencourt Schueller « croit en l’Homme et pense que ce sont les hommes et les femmes qui font la différence », explique Olivier Brault, directeur général de la fondation. Nous sélectionnons des personnalités porteuses d’avenir. Notre objectif est de leurs permettre d’aller encore plus loin. » Engagée pour le bien commun, la fondation soutient trois domaines d’action : les arts, la solidarité et la recherche, plus particulièrement les sciences du vivant.
Booster la recherche fondamentale
Au sein de la recherche en sciences du vivant, la fondation apporte plus particulièrement son soutien à la recherche fondamentale. « Les dotations de la fondation Bettencourt Schueller sont très importantes pour la recherche fondamentale française, elles démontrent une vraie compréhension de l’importance de la connaissance. Aujourd’hui, il existe une tendance à privilégier le court terme et les applications alors que le long terme est très essentiel… », affirme Pierre Netter, professeur émérite et chargé de mission au sein de l’Institut des sciences biologiques du CNRS.
La fondation soutient des personnalités talentueuses par le biais de nombreux prix dont quatre dédiés à la science. Parmi ces derniers figurent les prix Coups d’élan pour la recherche française, imaginés en partenariat avec le CNRS et l’Inserm, et par lesquels la fondation récompense deux chercheurs CNRS et deux chercheurs Inserm chaque année. Ces prix s’adressent à des chercheurs en milieu de carrière afin d’aider à améliorer les conditions de travail des équipes de recherche. « L’intuition du prix se retrouve dans son titre : Coups d’élan. L’objectif est de donner des ailes aux talents », rapporte Olivier Brault. Depuis vingt ans, la fondation Bettencourt Schueller a distribué soixante-dix prix Coups d’élan qui ont permis d’équiper soixante-dix laboratoires français.
Des chercheurs et des projets d’excellence
Les prix Coups d’élan permettent d'accompagner des parcours scientifiques, de faciliter l'acquisition de matériels d'expérimentation ou encore de rénover des laboratoires de recherche : « des financements très difficiles à obtenir », indique Angela Falciatore, lauréate du prix Coups d’élan 2018 et soutenue par la fondation pour l’aménagement du laboratoire Biologie du chloroplaste et perception de la lumière chez les micro-algues
Depuis sa création, la liste des lauréats des prix Coups d’élan fait honneur à la recherche française. « Devenus, pour la plupart, directeur d'instituts, d'unités, ou animateurs d'équipes reconnues, leurs thématiques illustrent bien la diversité des candidats retenus par le jury. De la biologie structurale aux neurosciences cognitives, des mégavirus à l'homme en passant par le nématode, la drosophile ou la souris, la liste est longue des domaines de recherche ainsi soutenus par la fondation », rapporte Pierre Netter.
Autant de chercheurs d’excellence qui ont eu l’occasion de se retrouver le 20 novembre pour célébrer les vingt ans du prix Coups d’élan, au cours de la cérémonie annuelle de remise des prix de la fondation, en présence d’Antoine Petit, président-directeur général du CNRS.
Les lauréats CNRS 2019
Gaëlle Legube a obtenu son doctorat en biologie moléculaire en 2003 au Laboratoire de biologie moléculaire des eucaryotes
Titulaire d’un doctorat en biochimie obtenu en 1992 au Laboratoire de génétique des virus