La Recherche

Unique organisme de recherche français multidisciplinaire, le CNRS est un acteur clé de la recherche internationale et un innovateur reconnu. Excellence, liberté de la recherche, transdisciplinarité et valorisation des résultats sont autant de valeurs de l’établissement au service d’une recherche ouverte aux enjeux économiques et sociaux.

Dépasser les limites de la connaissance

Le CNRS a fait le choix d’une recherche d’excellence, qui explore en profondeur les phénomènes naturels et sociaux pour dépasser les frontières de la connaissance. Cette science toujours en mouvement, fondée sur la curiosité des chercheurs, est source de progrès pour l’humanité.

Une recherche multidisciplinaire 

De la recherche fondamentale…

La recherche aux frontières « frontier research », dite recherche fondamentale, est au cœur de la mission du CNRS. Elle repousse les limites de la connaissance et accroît la compréhension des phénomènes naturels et sociaux. Atome, cellule, cognition, mais aussi droit romain ou stéréotypes de genre par exemple, tous les domaines du savoir passent au crible de la méthode scientifique, qui met à l’épreuve des hypothèses par des expérimentations et une argumentation.

…à ses applications

Le CNRS dépose de nombreux brevets et tisse des partenariats scientifiques avec les industriels pour explorer les applications possibles de ses découvertes et développer des technologies. La valorisation des travaux de recherche fondamentaux nourrit une innovation qui s’appuie sur un socle scientifique de très haut niveau.

Chercheurs d’avenir : l'appel à projets Momentum

Vue interne du plongement isométrique d'un tore carré plat, en 3D, dans l'espace ambiant.
© Vincent Borrelli / Saïd Jabrane / Francis Lazarus / Boris Thibert / Damien Rohmer / CNRS Photothèque

Donner aux jeunes chercheurs les moyens d’explorer des sujets émergents de manière autonome, tel est l’objectif de l’appel à projets CNRS-Momentum lancé en 2017. Ouvert sur toutes les domaines scientifiques, il finance des projets en lien avec 13 thématiques transversales comme la modélisation du vivant, l’intelligence artificielle, l’étude du comportement humain, etc.

En savoir plus sur Momentum

Une moisson de découvertes

Découvrez dix résultats scientifiques marquants des trois dernières années, sélectionnés par les instituts du CNRS. Stockage de l’énergie, origines de la vie ou secrets de l’atome… À la pointe de la recherche fondamentale, ces découvertes sont le plus souvent liées à des enjeux très actuels.

L’interdisciplinarité, aiguillon de nouvelles approches

L’interdisciplinarité fait avancer la science par la rencontre des disciplines. Cette rencontre est possible au sein de domaines constitués, mais aussi entre des disciplines a priori plus éloignées (physique et philosophie, par exemple). De nouveaux concepts, méthodes et solutions innovantes sont issus de ces coopérations interdisciplinaires… qui n’auraient pu exister si chacun s’était cantonné à son domaine.

La Mission pour l’interdisciplinarité

Le CNRS a fait de l’interdisciplinarité l’une des priorités de sa politique scientifique. De nombreux exemples montrent en effet que des découvertes majeures se font à l’interface des disciplines, grâce à des chercheurs venant d’horizons différents. La Mission pour l’interdisciplinarité (MI) soutient des projets novateurs portés par des communautés interdisciplinaires, en proposant des outils et des financements dédiés.

En savoir plus sur la MI

 

Les « défis » interdisciplinaires

Parmi les outils de soutien, le « défi » est particulièrement incitatif. À l’image d’un incubateur, il permet en quelques années de structurer des communautés de chercheurs issus de disciplines parfois fort éloignées. Par cette approche, le CNRS se positionne comme un acteur incontournable de la réflexion nationale et internationale sur les enjeux du futur telles les grandes masses de données, la transition énergétique ou encore la connaissance du vivant. 

Une politique globale pour le big data

Calcul intensif, « cloud », exploitation et valorisation de données massives concernent désormais toutes les disciplines scientifiques. Ces thématiques, qui articulent les recherches des plus fondamentales aux plus appliquées, constituent un enjeu stratégique pluridisciplinaire pour la production de nouvelles connaissances. Le CNRS a créé en 2015 la Mission calcul et données (Mi-Ca-Do) pour définir et mettre en œuvre une politique globale et partagée avec ses partenaires à l’échelle nationale comme internationale.

Super calculateur
Le supercalculateur CURIE est capable d'effectuer jusqu'à 2 millions de milliards d'opérations à la seconde. © Cyril Frésillon / CNRS Photothèque

Les grands instruments sur les fronts avancés de la recherche

Le CNRS conçoit et met en œuvre avec ses partenaires français, européens et internationaux de très grandes infrastructures de recherche (TGIR) et des infrastructures de recherche (IR) pour le bénéfice de l’ensemble de la communauté scientifique. Les équipes internationales, travaillant sur les fronts avancés de la recherche dans tous les domaines, bénéficient ainsi des équipements les plus performants : télescopes, accélérateurs de physique des hautes énergies, sources de neutrons et de rayonnement synchrotron, lasers et champs magnétiques intenses, moyens de calcul intensif, etc.

A l'intérieur d'un tunnel, deux hommes longent un pipeline.
L’interféromètre Virgo à Cascina près de Pise, en Italie a permis de détecter les déformations de l’espace générées par le passage des ondes gravitationnelles. © Cyril Fresillon / Virgo / CNRS Photothèque

Les instituts du CNRS

Au sein de la direction scientifique (DGDS), les instituts du CNRS sont les structures de mise en œuvre de la politique scientifique de l’établissement qui animent et coordonnent l’action des laboratoires.

Les dix instituts du CNRS couvrent des champs disciplinaires plus ou moins étendus, partagent des projets et favorisent la coopération entre les disciplines. Ils sont dirigés par des spécialistes reconnus dans leurs domaines, issus du CNRS ou des universités. Les instituts travaillent en étroite collaboration avec les directions fonctionnelles sur les questions :

  • de politique internationale,
  • de politique de site,
  • de valorisation et d'innovation,
  • d'information scientifique et technique.

Institut des sciences biologiques (INSB)

Il a pour mission de développer et coordonner des recherches en biologie qui visent à décrypter la complexité du vivant, des atomes aux biomolécules, de la cellule à l'organisme entier et aux populations.

Thématiques scientifiques

  • biologie structurale
  • bio-informatique
  • pharmacologie
  • neurosciences
  • sciences cognitives
  • immunologie
  • génétique
  • biologie cellulaire
  • microbiologie
  • physiologie
  • biologie végétale
  • biologie des systèmes
  • biodiversité

 

Site de l'INSB

 

Institut de chimie (INC)

Il a pour mission de développer et de coordonner les recherches concernant l'élaboration de nouveaux composés, la compréhension de la réactivité chimique, l'élucidation toujours plus fine et la prédiction des relations entre la structure des composés au niveau atomique et leurs propriétés.

Thématiques scientifiques

  • chimie du et pour le vivant (exploration et développement de nouveaux modèles et d'outils pour la pharmacologie, les biotechnologies, la médecine, la cosmétologie, l’agroalimentaire et le phytosanitaire)
  • chimie verte et développement durable (conception de nouvelles réactions chimiques plus économes mais aussi plus efficaces, plus sélectives et plus sûres)
  • fonctionnalisation de la matière (élaboration et contrôle des propriétés des matériaux, en particulier pour l’énergie, développement de la nanochimie)

 

Site de l'INC

 

Institut écologie et environnement (INEE)

Il développe une approche intégrative des sciences de l’environnement visant à promouvoir l’écologie globale à toutes les échelles de temps et d’espace, au carrefour des sciences l’Environnement, de la Terre, de la Vie, de l’Homme et de la Société.

Thématiques scientifiques

  • Biodiversité, évolution, adaptation
  • De l’anthropisation à l’artificialisation des milieux et du vivant
  • Rétroaction des systèmes socio-écologiques sur les changements globaux
  • Écologie fonctionnelle, analyse et gestion des services écosystémiques
  • Écologie de la santé

Site de l'INEE

 

Institut des sciences humaines et sociales (INSHS)

Il a pour mission de développer les recherches sur l'homme, aussi bien comme producteur de langages ou de savoirs que comme acteur économique, social ou politique.

Thématiques scientifiques

  • cultures et sociétés dans l'histoire
  • hommes, sociétés et environnement
  • comportement, cognition et communication
  • mondes contemporains

 

Site de l'INSHS

 

Institut des sciences de l'ingénierie et des systèmes (INSIS)

Il a pour mission d'assurer le continuum entre recherche fondamentale, ingénierie et technologie en privilégiant l'approche "système" à partir du développement des disciplines au cœur de l'institut.

Thématiques scientifiques

  • sciences et technologies des automatismes, des signaux et des systèmes électroniques et photoniques
  • sciences et technologies de la mécanique, de l’énergie et des procédés

 

Site de l'INSIS

 

Institut national des sciences mathématiques et de leurs interactions (INSMI)

Il a pour mission de développer et de coordonner les recherches dans les différentes branches des mathématiques, allant des aspects fondamentaux aux applications. Il contribue aussi à la structuration de la communauté mathématique française et à son insertion dans la communauté internationale.

Thématiques scientifiques

  • les différents domaines des mathématiques
  • modélisations et simulations mathématiques
  • interface avec les autres disciplines scientifiques
  • interactions avec les entreprises et la société

 

Site de l'INSMI

 

Institut de physique (INP)

Il a pour mission de développer et de coordonner les recherches dans le domaine de la physique avec deux motivations principales : le désir de comprendre le monde et la volonté de répondre aux enjeux actuels de notre société. Les laboratoires de l'INP sont regroupés autour de deux grands domaines :

  • lois fondamentales, optique et lasers
  • physique de la matière condensée et nanosciences

 

Site de l'INP

 

Institut des sciences de l'information et de leurs interactions (INS2I)

Depuis 2009, l’Institut des sciences de l’information et de leurs interactions (INS2I) contribue à structurer le paysage scientifique français en informatique, automatique, traitement du signal et des images, robotique ou conception de systèmes sur puce. Avec ses partenaires, dans ses laboratoires comme au sein de groupements, l’INS2I accompagne l’évolution de la recherche et les mutations numériques contemporaines.

Site de l'INS2I

 

Institut national de physique nucléaire et de physique des particules (IN2P3)

Il a pour mission le développement et la coordination des recherches poursuivies dans le domaine de la physique nucléaire, de la physique des particules et des astroparticules.

Thématiques scientifiques

  • Physique des particules
  • Plasma de quark-gluons et physique hadronique
  • Physique et astrophysique nucléaire 
  • Physique des astroparticules
  • Physique et astrophysique des neutrinos 
  • Recherche et développement d’accélérateurs
  • Grille de calcul et science des données 
  • Applications nucléaires en santé, pour l'énergie et dans l'environnement

 

Site de l'IN2P3

 

Institut national des sciences de l'Univers (INSU)

Il a pour mission d'élaborer, développer et coordonner les recherches d'ampleur nationale et internationale en astronomie, sciences de la Terre, de l'océan, de l'atmosphère et de l'espace.

Thématiques scientifiques

  • océanographie
  • géologie
  • géophysique
  • climatologie
  • hydrologie
  • volcanologie
  • sismologie
  • environnement
  • planétologie
  • astronomie
  • astrophysique

 

Site de l'INSU

 

Nouer des partenariats

Le CNRS joue un rôle fédérateur essentiel au bon fonctionnement et au rayonnement de la recherche française, grâce à des partenariats avec le monde académique, l’industrie et les collectivités territoriales. Cette approche partenariale est structurante en matière de politique scientifique, d’innovation, de formation et d’organisation.

Des coopérations multiples

Les partenariats académiques

Depuis la création des laboratoires associés en 1966, les partenariats et la mixité sont la règle pour les structures de recherche du CNRS. Les quelque 1 100 laboratoires de l’organisme sont tous liés à des partenaires par des accords et des conventions. Et 90% des laboratoires sont des unités mixtes de recherche (UMR) : elles réunissent des personnels CNRS et d’une ou de plusieurs autres institutions (université, école, autre organisme, etc.) qui travaillent ensemble sur des thématiques définies en commun. 

Les partenariats industriels

Aux côtés de l’univers académique (enseignement supérieur et recherche publique), les industriels sont des partenaires essentiels du CNRS. Cette coopération, parfois méconnue, s’incarne notamment dans des projets de recherche communs, des brevets, des structures de recherche publiques-privées y compris à l’international et la création de start-up. Autant de réalisations concrètes qui font du CNRS un acteur majeur de l’écosystème français de l’innovation.

Des forces concentrées sur des sites stratégiques

Des pôles d’excellence

Le CNRS apporte une contribution décisive à la construction de grands sites universitaires de niveau international où sont coordonnés l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation. Cette politique de site, en favorisant les synergies et en optimisant les moyens, vise à créer des champions de la recherche académique en France, capables de rivaliser avec les meilleures universités multidisciplinaires dans le monde.

Le Programme d’investissements d’avenir

Implanté sur tout le territoire national, le CNRS est particulièrement bien placé pour encourager ce mouvement. Il participe à part entière au PIA, le Programme d’investissements d’avenir, en s’investissant dans tous les projets Idex (Initiatives d’excellence) et I-sites (Initiatives Science Innovation Territoires Economie). Il est membre fondateur de 14 Communautés d’universités et d’établissements (ComUEs) et présent dans les instances décisionnelles de nombreuses universités.

Les conventions de sites

Avec ses partenaires, le CNRS signe des conventions de site qui définissent une stratégie scientifique partagée et offrent un cadre de fonctionnement aux unités mixtes de recherche (ressources, contrats, etc.). L’organisme contribue à la structuration des sites en y apportant sa recherche d'excellence, ses réseaux scientifiques, ses partenariats industriels, ses coopérations internationales ou encore son accès aux grandes infrastructures de recherche. 

Les acteurs de la politique de site 

La direction générale déléguée à la science (DGDS) pilote la politique de site en s’appuyant sur les directeurs des dix instituts du CNRS. 

La direction d’appui à la structuration territoriale de la recherche (DASTR) porte la politique d’accompagnement des établissements d’enseignement supérieur dans leurs nouvelles responsabilités au sein du dispositif national de recherche. Elle coordonne les différentes opérations par lesquelles le CNRS contribue, avec les acteurs locaux et notamment les collectivités territoriales, au développement et au rayonnement de grands pôles scientifiques de site.

En savoir plus sur les partenariats

#
Le CNRS est un acteur majeur du cluster Paris-Saclay qui regroupe des organismes de recherche, des établissements d’enseignement supérieur et des entreprises pour constituer un pôle scientifique et technologique d’envergure internationale.© DR

Les 18 délégations régionales du CNRS, placées sous la responsabilité d’un délégué régional, sont les interlocutrices de premier plan des partenaires de l’organisme sur le terrain. Elles offrent aux laboratoires les services indispensables en matière de ressources humaines, de gestion financière, partenariat-valorisation, de systèmes d’information et d’hygiène et sécurité. Depuis plusieurs années, cette coopération se renforce, animée par la volonté de garantir une gestion cohérente des unités mixtes de recherche dans le paysage de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Chercher en laboratoire

Les laboratoires du CNRS sont les « briques de base » de l’établissement. Leurs équipes, formées de chercheurs, d’ingénieurs et de techniciens, sont à l’origine de la production et de la transmission des connaissances. Les laboratoires sont pour la plupart des unités mixtes de recherche, associant des partenaires du monde académique (universités, écoles et autres organismes de recherche) et industriel.

Des équipes d’une très grande mixité

Des laboratoires gérés en partenariat

Le CNRS compte environ 1 100 laboratoires répartis sur l’ensemble du territoire français. Ce sont en très grande majorité des unités mixtes de recherche (UMR) associées à une université, une école supérieure ou un autre organisme de recherche. Ils façonnent le paysage scientifique local. À ces laboratoires s’ajoutent 36 unités mixtes internationales (UMI), un nombre en forte progression depuis 2010.

Des agents aux fonctions et aux statuts variés

Lieux de l’élaboration et de la transmission des savoirs, les unités mixtes de recherche se caractérisent par la grande diversité des statuts et des fonctions des membres qui composent leurs équipes. En effet, y travaillent ensemble les chercheurs, ingénieurs et techniciens du CNRS aux côtés des enseignants-chercheurs, ingénieurs et techniciens d’autres institutions (universités, écoles d’ingénieurs, autres organismes de recherche). Les équipes sont renforcées par des contractuels (doctorants, post-doctorants, chercheurs, ingénieurs et techniciens).

UMR, label d’excellence

Pour un laboratoire, obtenir le statut UMR est une marque de reconnaissance dans le monde de la recherche en France et à l’étranger. Réévalué tous les quatre ans, ce label permet de se voir affecter du personnel CNRS (chercheurs, ingénieurs, techniciens, administratifs) et d’avoir accès aux crédits et aux outils de coopération internationale de l’organisme. Les laboratoires universitaires français sont, pour 30% d’entre eux, des unités mixtes de recherche en partenariat avec le CNRS.

Des professionnels au service de la science

Les chercheurs 

Plus de 15 000 chercheurs couvrent toutes les disciplines scientifiques, représentées au travers des dix instituts de l’organisme. Ils sont recrutés soit sur concours sur la base d’un projet scientifique, soit sur contrat.

Profil des chercheurs :

  • 47,9 ans : âge moyen
  • 34,6% de femmes
  • 90 nationalités différentes

Moteurs de l’activité de recherche au CNRS, les chercheurs font de l’organisme le premier producteur de publications scientifiques au monde. La visibilité de leurs travaux tient aussi à leur participation à des colloques et des séminaires. Les chercheurs ont par ailleurs un rôle essentiel de formation et de transmission des connaissances. Ils encadrent des doctorants et des jeunes chercheurs, peuvent diriger des équipes et dispenser un enseignement. Incités à valoriser leurs résultats (par la recherche en partenariat avec l’industrie, par le dépôt d’un brevet, par la création d’une entreprise, etc.), les chercheurs sont également des acteurs clés des relations sciences-société en participant à des actions d’information auprès du grand public.

Les ingénieurs et les techniciens 

Près de 18 000 ingénieurs et techniciens se consacrent aux activités de recherche et de soutien à la recherche, ou interviennent au sein de fonctions administratives (en laboratoire, dans les délégations régionales et au siège du CNRS). Comme les chercheurs, les ingénieurs et techniciens sont recrutés sur concours externe ou par la voie contractuelle.

Film produit par le CNRS. Animation : Nina Demortreux et Nicolas Mifsud. Musique : "A Difficult Start" de Julien Vega, édité par Frederic Leibovitz

Former par la recherche

Former à et par la recherche fait partie des missions du CNRS. Chaque année, plus de 500 jeunes scientifiques entament une thèse au CNRS. Recrutés par un contrat doctoral, les thésards sont encadrés par des chercheurs permanents et pleinement intégrés aux équipes des laboratoires. Environ 1 700 doctorants de 80 nationalités différentes ont une thèse en cours dans un laboratoire du CNRS.

Évaluer la recherche

L’évaluation de la recherche publique est une question cruciale au CNRS : pour ses acteurs, pour les chercheurs, pour les pouvoirs publics qui la finance,et pour la société qui a des attentes et des interrogations relatives aux avancées scientifiques et à leurs applications. Cette question se pose avec acuité dans un contexte de compétition internationale, de contraintes financières publiques et d’évolutions sociétales.

Au CNRS, l’évaluation concerne l’organisme dans son ensemble : les laboratoires, les chercheurs et les ingénieurs et techniciens. Quels sont les critères pertinents pour la réaliser ? Publications scientifiques, prix obtenus, reconnaissance de la communauté scientifique, transfert de technologie sont notamment pris en compte.

Évaluer le CNRS

En 2016, un comité consultatif international a évalué l’ensemble des activités du CNRS. Au préalable, l’établissement a réalisé un exercice d’auto-évaluation sur les volets scientifiques et l’accompagnement de la recherche. Le rapport du comité consultatif avance des analyses et des recommandations sur les principaux défis auxquels le CNRS sera confronté d’ici à 2025, en pointant notamment la question budgétaire.

Évaluer les laboratoires

Les unités mixtes de recherche sont évaluées tous les cinq ans par une instance nationale indépendante, le Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (Hcéres). Les évaluations sont effectuées par des comités d’experts issus des secteurs académique ou privé et leurs rapports rendus publics. 

Site du Hcéres

Évaluer les chercheurs

L’évaluation et le suivi de carrière des chercheurs sont assurés par le Comité national de la recherche scientifique (CoNRS), instance collective élue parmi des membres de la communauté scientifique. Tous les ans, les chercheurs présentent un compte-rendu d’activité sur l’avancement de leurs travaux, publications scientifiques, activités d’enseignement ou de valorisation.

En savoir plus sur le CoNRS

Le jugement par les pairs ou « Peer to Peer »

L’évaluation de l’activité et des travaux scientifiques fait traditionnellement appel au principe du « jugement par les pairs ». Pour s’évaluer entre eux, les chercheurs utilisent des critères qualitatifs, notamment au sein des comités de lecture des revues scientifiques. Ces instances, composées de chercheurs, décident ou non de publier les articles qui leur sont soumis.

La qualité (originalité, impact des travaux, etc.) et la quantité des articles publiés font ensuite l’objet d’études bibliométriques. Celles-ci sont utilisées dans l’évaluation des chercheurs, des laboratoires et des établissements, parmi d’autres critères. Ces études sont également prises en compte par les organismes qui établissent des classements internationaux entre les établissements (Scimago Institution Ranking, Nature Index, etc.)

Partager l'information scientifique

L’information scientifique et technique (IST), qui regroupe l'ensemble des informations produites par la recherche, est un capital précieux et nécessaire pour les chercheurs. Précurseur dans ce domaine, le CNRS propose une offre complète et partagée de prestations pour l’enseignement supérieur et la recherche. En parallèle, il s’engage pour développer une science ouverte et accessible au plus grand nombre.

Les acteurs de l’information scientifique et technique

La direction information scientifique et technique (Dist) pilote la stratégie relative à la production d’analyses, de publications et de données scientifiques. Elle supervise la collecte, le traitement, l’archivage et la diffusion des ressources documentaires. Elle met à la disposition des laboratoires des portails thématiques ou interdisciplinaires d’accès à ces ressources et des outils de veille scientifique. Elle participe à la réflexion nationale sur la transition numérique et concourt au partage des connaissances avec des archives ouvertes. La Dist anime un réseau de correspondants IST dans les unités mixtes de recherche. Elle publie de nombreux supports sur la stratégie et l’actualité de l’information scientifique.

Publications de la Dist

Bâtiment de l'Inist à Vandreuve-lès-Nancy
L'Institut de l'information scientifique et technique (Inist), unité propre de service du CNRS à Vandœuvre-lès-Nancy, facilite l’accès et valorise la production scientifique. Il siège, depuis 1989, dans un bâtiment conçu par l’architecte Jean Nouvel. © DR

Des services indispensables à la recherche

La science se nourrit de science et les services IST sont indispensables à l’activité des chercheurs. Ceux-ci ont besoin de se documenter sur les travaux existants dans un domaine, d’analyser des données, de publier des résultats dans des publications scientifiques et de valoriser leur production.

La science mondiale à portée de clic

Le CNRS facilite l’accès à la production scientifique mondiale par le biais d’archives ouvertes et par l’accès à des bases de données bibliographiques. L’organisme est le deuxième producteur mondial de science avec plus de 50 000 articles scientifiques publiés par an (Scopus, Scimago, 2017).

Hal (Hyper articles en ligne)
Créée par le CNRS, l'archive ouverte pluridisciplinaire Hal, a pour objectif le partage des résultats de la recherche. Elle permet aux chercheurs de déposer, dans une base à accès ouvert, des articles scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, ainsi que des thèses émanant des établissements d'enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.

Scopus
Les chercheurs du CNRS ont accès aux bases de données bibliographiques Scopus et Web of Science, éditées respectivement par Elsevier et Thomson Scientic. Elles permettent aux chercheurs de mieux connaître ce qui se publie et de prévoir de nouvelles collaborations. Elles servent aussi aux analyses bibliométriques, qui consistent à quantifier les publications des chercheurs.

L’Open science ou le libre accès à la connaissance

Les potentialités du numérique ouvrent la voie à un nouveau système de diffusion de savoir. L’Open science ou Science ouverte entraîne une évolution des règles du jeu pour favoriser un meilleur partage des connaissances au bénéfice des chercheurs et de la société. Il s’agit de donner un accès plus libre et plus large aux données et aux résultats de la recherche publique. Ce libre accès ne se limite pas à la gratuité ; il requiert aussi plus de transparence et de discussions autour du travail scientifique.

Très engagé dans cette démarche, le CNRS fédère de nombreux acteurs autour de cet enjeu au niveau national. Il s’inscrit ainsi dans les priorités de l’Union européenne qui entend favoriser un décloisonnement et un partage à grande échelle des connaissances.

Loi numérique : l’apport du CNRS

La loi « Pour une République numérique » du 7 octobre 2016 est le premier texte législatif coécrit avec les internautes. La contribution du CNRS, largement reprise par le législateur, a favorisé des avancées majeures pour les chercheurs. Ils ont désormais le droit de diffuser, après une période d’embargo plus courte, leurs articles liés à des recherches financées à plus de 50 % par des fonds publics. Par ailleurs, la loi autorise les chercheurs du secteur public à explorer sans autorisation préalable des ayant-droits les textes, scientifiques ou non, et les données associées aux écrits scientifiques (Text and Data Mining).