Coronavirus : informations aux personnels

CNRS

 

L’intranet du CNRS met à la disposition de tous les personnels qui travaillent dans une unité dont le CNRS est tutelle, quel que soit leur employeur, des informations actualisées liées au coronavirus. Pour accéder aux informations sur l'intranetSi vous ne savez pas comment vous connecter

 

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Le CNRS diffuse une newsletter Spécial COVID-19 pour informer les personnels sur les mesures prises par l'établissement.

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Les réponses aux questions de la Direction des ressources humaines du CNRS et les fiches d'accompagnement au télétravail et au confinement.

 

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Message d'Antoine Petit, président-directeur général du CNRS

 

Le 27 mars 2020

Chères et chers collègues,

La crise sanitaire liée au coronavirus COVID-19 affecte profondément notre vie personnelle et professionnelle. Je sais que vous vous efforcez tous et toutes, de continuer à faire fonctionner le CNRS dans toutes ses dimensions avec un grand professionnalisme. Dans ce contexte bouleversé, je mesure combien il est essentiel de maintenir les interactions entre les équipes, les services, les unités, les directions, et plus généralement entre nous. Le partage d’informations est à cet égard essentiel.

C'est pourquoi nous avons décidé de renforcer notre communication interne en créant une newsletter Spécial COVID-19, qui sera diffusée deux fois par semaine. Elle recensera les décisions internes prises dans le cadre de la crise sanitaire : mesures liées à la gestion des ressources humaines, aux missions, aux concours ; création d’une Foire aux questions (FAQ), etc. Prises à un instant T, elles ont vocation à évoluer et à être adaptées en permanence à la situation. Nous sommes conscients qu’elles ne répondront pas à tous les cas particuliers, forcément nombreux dans un établissement de la taille du CNRS. Les délégations régionales et leurs services, mobilisées depuis le début de la crise avec un grand dévouement, restent vos interlocuteurs de proximité

Parce que la vie scientifique doit continuer, vous y trouverez également les informations - si j’ose dire - « ordinaires », telles que transmises habituellement par CNRS Hebdo.

Les laboratoires du CNRS et de ses partenaires sont fortement engagés pour tenter de trouver au plus vite des réponses scientifiques et de contribuer à freiner, puis stopper, la pandémie. Dans ce combat, toutes les sciences sont mises à contribution : les biologistes pour comprendre le virus, sa physiopathologie et envisager des traitements, les chimistes pour découvrir de nouvelles molécules d’intérêt pharmaceutique et des matériaux, les spécialistes des sciences humaines et sociales pour analyser, entre autres, les conséquences à court et moyen terme du confinement, les mathématiciens et mathématiciennes pour construire de nouveaux modèles prédictifs, les informaticiens et informaticiennes pour analyser les données disponibles en s'appuyant sur des méthodes comme l’intelligence artificielle… Nous étudions aussi la création de nouveaux tests, rapides et individuels, des techniques de fabrication ou de réutilisation de masques, ou encore de construction de modules de systèmes respiratoires grâce à des techniques d’impression 3D.

En temps de guerre sanitaire comme en temps de paix, le travail scientifique est fondamental et doit être poursuivi. C’est pourquoi j’ai décidé, en tant que président de la Fondation du CNRS, de respecter le calendrier prévu : nous allons ouvrir le site web de la Fondation, qui permet de procéder à des dons.

Un grand nombre d’entre vous se sont portés volontaires pour venir en aide aux établissements de santé ou à la mise en œuvre et le suivi d’essais cliniques. Des moyens matériels – des réactifs, des masques, l’accès à des équipements… – ont été proposés par les laboratoires. Tout cela continuera dans les prochains jours et semaines. Je veux ici tous et toutes vous remercier. Ces élans de solidarité font honneur au CNRS.

 

Antoine Petit 

Président-directeur général du CNRS

 

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Le 20 mars 2020

Message d'Antoine Petit, président-directeur général du CNRS

Chères et chers collègues,

Au terme de cette première semaine de confinement, je veux m'adresser à chacun et chacune d’entre vous.

Grâce à votre implication et votre dévouement, nous avons pu dans les laboratoires, les délégations régionales, les directions fonctionnelles et les instituts mettre en œuvre rapidement le télétravail et les plans de continuité d’activités (PCA) et permettre aussi la poursuite des activités hors PCA nécessitant une présence physique, notamment pour les recherches sur l’épidémie COVID-19 ou les épidémies comparables.

Je tiens à en remercier chacun et chacune d'entre vous.  

Nous sommes dans l'ensemble en ordre de marche et nous devons maintenant rentrer dans un mode de fonctionnement nouveau en attendant de sortir de la crise. Chaque entité, de l’unité de recherche à la direction fonctionnelle, doit se donner les moyens de construire une vie collective, en veillant aussi à ne pas laisser seuls celles et ceux qui ne peuvent pas, pour une raison ou une autre, être en télétravail. Nous devons tout faire pour maintenir toutes les activités qu’il est possible de conduire dans ces conditions difficiles. Travailler, ensemble, est aussi une manière de garder le moral et de ne pas s’isoler.

La recherche est indispensable à la Nation. Elle ne peut pas et ne doit pas s’arrêter. Il est également plus que jamais nécessaire de donner à nos concitoyens une information scientifique fiable dans cette période troublée. Nous nous y employons.

Nous allons également procéder à un recensement de tous les moyens humains et matériels à notre disposition, que beaucoup d’unités ont spontanément proposés, susceptibles d’aider les établissements de soin et les soignants. L’objectif est de faire correspondre au mieux notre offre avec les demandes et besoins des CHU et des Agences régionales de santé. 

Je suis pleinement conscient des difficultés que chacune et chacun, à son niveau rencontre et va rencontrer. C'est tous ensemble, solidaires, que nous arriverons à surmonter les épreuves actuelles. Chacun et chacune doit pouvoir compter sur l'autre. C'est le principe même d'une équipe. Et le CNRS est une équipe, une grande équipe.

Bon courage ! 

Antoine Petit, président-directeur général du CNRS

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Le 16 mars 2020

Missions

En raison du passage en stade 3 de la pandémie, à compter d'aujourd'hui et jusqu'à nouvel ordre, toutes les missions sont suspendues en France, en Europe et hors Europe.

Des exceptions seront examinées par les délégations régionales, en lien avec le directeur ou la directrice d'unité, pour les laboratoires engagés dans la recherche sur l'épidémie COVID-19 ou des épidémies comparables, ou celles de certains laboratoires de recherche lorsque l'interruption des manipulations conduirait à la perte d'études scientifiques essentielles, sensibles ou particulièrement complexes ou lourdes à réorganiser.

Les agents actuellement en mission à l'étranger sont invités à rentrer en France dans la mesure du possible et compte-tenu des possibilités offertes par les compagnies aériennes ou les autres transporteurs.

Les conseils aux voyageurs sur le  site du MEAE

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Le 15 mars 2020

Message d'Antoine Petit, président-directeur général du CNRS

Chères collègues, chers collègues,

Notre pays traverse des circonstances exceptionnelles. Le gouvernement nous appelle à appliquer des mesures fortes et déterminées, dans l’intérêt et pour la protection de toutes et tous. La première d’entre elles est la distanciation sociale et le respect des gestes barrières, afin de lutter contre la circulation du virus dans l’ensemble de la société française.

Il nous appartient dans le même temps de veiller à ce que les activités du CNRS, et plus largement la vie scientifique, puissent se poursuivre, sous des formes nouvelles et appropriées. 

En conséquence, le CNRS déclenche la mise en œuvre immédiate et totale de tous les plans de continuité d’activités (PCA). Cette mesure s’applique à l’ensemble des instituts, délégations régionales, directions fonctionnelles et unités. Pour ces dernières, des concertations devront être mises en place avec les établissements hébergeurs.

La journée du lundi 16 mars doit dans un premier temps permettre la mise en place opérationnelle des PCA, par les équipes de direction des différentes entités. Ces équipes doivent aussi déterminer les éventuelles activités hors PCA et pour lesquelles un travail en présentiel doit pouvoir être maintenu (par exemple l’activité des laboratoires engagés dans la recherche sur l’épidémie COVID19 ou des épidémies  comparables, ou celle de certains laboratoires de recherche, lorsque l’interruption des manipulations conduirait à la perte d’études scientifiques essentielles, sensibles ou particulièrement complexes ou lourdes à réorganiser).

Au regard de ces considérations, j’invite les personnels du CNRS dont la présence n’est pas indispensable à ne pas rejoindre leur lieu de travail et à attendre les instructions de l’entité dans laquelle ils exercent leurs activités.

Chacun et chacune peut demander à bénéficier du télétravail par un simple mail. Dans les cas exceptionnels où  cette demande vous sera refusée, le refus sera justifié. Dans l’hypothèse où le télétravail ne serait pas possible (notamment pour des questions liées à votre équipement informatique), vous pourrez bénéficier d’une autorisation spéciale d’absence (ASA). Votre autorité hiérarchique vous délivrera dès que possible un justificatif.  L’autorisation spéciale d’absence ne donne pas lieu à un jour de carence.

Je compte sur vous pour faire preuve de solidarité et de citoyenneté. Des précisions et consignes complémentaires vous seront transmises au fur et à mesure de l’évolution de la situation.

Bien à vous,

Antoine Petit, président-directeur général du CNRS

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Le 15 mars 2020

Message aux candidates, candidats et membres des jurys des concours chercheurs

En application des instructions données ce samedi 14 mars par le Premier Ministre, le CNRS a décidé de reporter tous les concours chercheurs, jusqu’à nouvelle instruction.

Les candidates, candidats et membres des jurys doivent en conséquence attendre une nouvelle convocation, une fois que la situation dans notre pays permettra la tenue des concours.

Bien à vous,

Antoine Petit, président-directeur général du CNRS

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Le 10 mars 2020

COVID-19 : le CNRS se dote d'une cellule de crise

Une cellule de crise sur le COVID-19 a été créée dès le 3 février 2020 pour accompagner les 33 000 agents du CNRS, déployés sur l’ensemble du territoire français et à l'étranger. Arnauld Vasseur, médecin coordonnateur national du CNRS, détaille les mesures prises pour faire face aux évolutions quotidiennes de cette épidémie, ainsi que les particularités de la médecine de prévention au sein d'un organisme de recherche où deux-tiers des agents sont soumis à une surveillance médicale particulière, notamment pour des expositions à des risques professionnels.

Pour faire face à l'évolution rapide—et désormais nationale—de l'épidémie de COVID-19, le CNRS a mis en place une cellule de crise début février. Quelles en sont les principales missions ? 
Arnauld Vasseur : Nous suivons l’évolution de ce coronavirus depuis bien plus longtemps. Le 2 janvier 2020 déjà, le médecin coordonnateur national adjoint du CNRS, Simone Munch, m'avait fait part d'une situation préoccupante à Wuhan en Chine, concernant une maladie pulmonaire d'origine virale. Le 22 janvier, le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation (MESRI) émettait les premières consignes — immédiatement relayées sur le site intranet du CNRS — relatives aux missions à destination de la Chine. 

Depuis, et du fait de la diffusion du SARS-CoV-2 (le coronavirus responsable de la maladie COVID-19), une cellule de crise nationale a été activée le 3 février. Elle est pilotée par la directrice de cabinet et regroupe le fonctionnaire de sécurité de défense (FSD), le Médecin coordonnateur national de médecine de prévention, ainsi que les directions des affaires juridiques (DAJ), des ressources humaines (DRH) et de la communication (DIRCOM) du CNRS.1 Sa première mission a été d’échanger avec nos agents en Chine — nous avons une IRL2 à Shanghai et un bureau à Pékin — pour identifier des besoins spécifiques, notamment de rapatriements. Avec la propagation de cette épidémie courant février, et le nombre important de cas en Italie du nord, le CNRS a été impliqué plus directement dans la mise en place de mesures, notre organisme ayant beaucoup de recherches communes et des échanges constants avec ce pays : expérimentations, écoles doctorales, congrès…

coronavirus
 


Quelle est la nature de ces mesures ?
A. V. : Elles sont principalement d'ordre sanitaire, car nous sommes vraiment sur une politique de santé publique avec des dispositions gouvernementales. Le CNRS, comme tout établissement public à caractère scientifique et technologique, doit s'adapter à ces évolutions. Comme vous l'avez constaté, il existe trois stades pour contenir des infections de ce type. Le stade 1 a pour but de contenir le virus hors de nos frontières. Le stade 2 est mis en place pour en limiter la transmission lorsqu’il a pénétré sur le territoire français. Le passage d'un stade à l'autre a eu des conséquences très importantes et parfois mal comprises par la population. Alors que le stade 1 interdisait aux personnes en provenance de certaines régions d’entrer en France, ces dernières étaient à nouveau libres de circuler une fois le stade 2 franchi. Ces consignes sont revues et diffusées sur le site intranet du CNRS de façon quasi quotidienne. Elles concernent les voyages, les missions et retours de missions, et bien évidemment les fameux 'clusters', zones à risques dans lesquelles il est demandé à nos agents de s'isoler et se mettre en télétravail quand ils le peuvent. Nous analysons également des situations particulières au cas par cas.

Avons-nous aujourd'hui des agents du CNRS bloqués dans des zones de confinement ? 
A. V. : Oui. Nous avons des personnes qui résident dans des 'clusters', et le CNRS leur recommande de rester en isolement à domicile, avec la possibilité d’effectuer du télétravail. 

Comment s’établit le dialogue entre cette cellule nationale et les 18 délégations du CNRS sur l'ensemble du territoire ?
A. V. : Pour toute question sur le COVID-19 qui ne serait pas traitée dans les consignes publiées sur le site intranet du CNRS, le point d'entrée pour tous nos agents et directeurs de laboratoires sont les délégués régionaux. Ils parviennent à régler la majorité des problèmes et à répondre à la plupart des interrogations. Cependant, s’ils ne sont pas en mesure de le faire, ils contactent immédiatement notre cellule de crise nationale qui se réunit tous les jours pour traiter les demandes. Cette cellule gère aussi directement les problématiques de nos laboratoires à l’étranger. Nous pouvons ainsi croiser les consignes nationales françaises avec celles de nos partenaires étrangers qui hébergent nos agents. Quant à ces demandes, il s’agit vraiment de cas par cas. 

Quelles sont les questions les plus fréquentes ?
A. V. : Historiquement, elles émanent surtout d'agents qui reviennent de certaines zones, par exemple, d'Italie du nord. Un agent peut-il revenir directement au laboratoire ou doit-il rester en quarantaine ? Au stade 1, nous préconisions évidemment la quarantaine. D’autre cas sont plus complexes : si la famille d’un agent revient d'une zone où le virus circule activement, que faut-il préconiser pour l’agent, qui lui, n'est pas sorti de France ? Faut-il maintenir un colloque dans une certaine région du monde ? Ou arrêter une expérimentation internationale car certains collaborateurs viennent de zones à risque...  Aujourd'hui, au stade 2, les consignes sont différentes.

Le plus grand colloque de physique au monde, le March Meeting of the American Physical Society (APS) à Denver aux Etats-Unis vient d’être annulé, ce qui nous rappelle que le monde de la recherche est particulièrement international. Existe-t-il aujourd'hui des recommandations pour des chercheurs qui doivent se rendre à des conférences dans des zones où il n’y a pas de circulation active du virus ?
A. V. : Non. Il incombe aux organisateurs de ces colloques de s’assurer que la population qui s’y trouve ne provient pas de zones à risques.

Les personnes fragiles bénéficient-elles d'une attention particulière ?
A. V. : Aujourd'hui, les personnes dont l’état de santé est modifié, comme les femmes enceintes, ou qui ont une pathologie chronique, de l’asthme, une insuffisance organique (pulmonaire, cardiaque, hépatique, rénale, etc.), ou un déficit immunitaire lié à une maladie ou un traitement sont 'fragiles' et une infection au SARS-CoV-2 responsable d’un COVID-19 peut dégrader leur état de santé et devenir beaucoup plus sérieuse. Si ces personnes ont des inquiétudes, je les invite à contacter le médecin de prévention de leurs délégations qui sera en mesure de déterminer si leur état de santé est compatible avec l’exercice de leur fonction. Ce dernier pourrait être amené à recommander des aménagements de poste, comme le télétravail.

Le droit de retrait est-il possible pour un agent du CNRS ?
A. V. : Le droit de retrait est très encadré. C’est un droit individuel soumis à des conditions strictes. Il peut être considéré au niveau individuel, dans le cas par exemple d’un agent dont la santé serait vulnérable à certaines infections. Cependant, dans la mesure où l’employeur aura pris toutes les mesures de prévention et de protection individuelle visant à réduire les risques de contamination, qu’il aura informé et formé son personnel, l’exercice du droit de retrait se fondant sur l’exposition au virus ne peut trouver à s’exercer que de manière tout à fait exceptionnelle.

Plus généralement, comment s’applique la médecine de prévention au CNRS, qui comme pour tout organisme de recherche, doit être confronté à des situations très variées ?
A. V. : Le CNRS emploie 33 000 agents, qu'ils soient titulaires ou contractuels. Nous avons recours à 70 services médicaux, 78 médecins de prévention, 48 infirmiers et 37 secrétaires, un total de 163 personnes dans les services de santé au travail qui assurent le suivi médical de nos agents, soit environ 15 000 visites réalisées par an. Ce sont des personnels de santé CNRS, ou conventionnés avec nos partenaires universitaires — car la grande majorité de nos laboratoires sont des Unités mixtes de recherche (UMR) qui se trouvent physiquement sur un site universitaire — ou qui appartiennent à des services interentreprises ou associations de santé au travail. A Nice, par exemple, nous avons recours à deux cabinets médicaux, un en délégation, l'autre dans un service interentreprises situé dans la ville même. 

medecine travail
Symposium de médecine de prévention du CNRS à Villejuif Le 18 octobre 2019.

Depuis 2013, nous avons  mis en place un Progiciel d'information de suivi médical (PRISME) qui permet de suivre l’état de santé de tous les agents CNRS sur la totalité de leur carrière professionnelle (dossier médical informatique). Je rappelle que deux-tiers de l’ensemble de nos agents sont en surveillance médicale particulière nécessitant une visite médicale annuelle. Les risques professionnels sont très variés : rayonnements ionisants ou électromagnétiques, produits chimiques, laser, missions en haute montagne, animaleries, plongées subaquatiques… nous avons même des souffleurs de verre. Tout ceci s’ajoute aux préoccupations plus classiques comme le travail sur écran et l’ergonomie des postes de travail. 

Faut-il avoir des spécialisations particulières pour être médecin de prévention au CNRS, vu l’étendue des champs de recherches ?
A. V. : Les médecins de prévention sont des médecins spécialistes. Ils doivent avoir fait 6 années d’études de médecine (tronc commun) et 4 années de spécialisation, au même titre qu’un cardiologue ou un psychiatre.
Une formation de médecin du travail exige des connaissances juridiques (notamment code du travail), et surtout la compréhension des risques professionnels : radiologique, chimique, etc. Chaque médecin du travail est formé à la prise en charge de ces risques professionnels. Nombre d’entre eux sont titulaires de diplômes supplémentaires (toxicologie, ergonomie, radioprotection, médecine des voyages, médecine hyperbare, addictologie…). 

Certains des risques particuliers liés aux recherches au CNRS sont évoqués lors des réunions du comité central d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CCHSCT), dont vous faites partie. 
A. V. : En effet, le CCHSCT se réunit trois fois par an. Ce comité exerce ses missions pour les questions qui concernent l’ensemble de l’établissement. En région, il existe également un CHSCT par délégation (CRHSCT). Du fait de la nature commune de nos laboratoires, les partenaires universitaires sont le plus souvent invités au CRHSCT du CNRS et vice versa. L'ordre du jour est souvent lié à l’actualité, comme l’installation de nouveaux instruments ou l'analyse des accidents de travail. Notre dernière réunion du CCHSCT a porté notamment sur le COVID-19, mais aussi sur d’autres risques professionnels.  

Notes

  1. La cellule de crise COVID-19 du CNRS comprend : Marie-Hélène Beauvais, directrice de cabinet de la Présidence ; Philippe Gasnot, fonctionnaire de sécurité de défense ; Arnauld Vasseur, médecin coordonnateur national de la médecine de prévention ; Isabelle Longin, directrice adjointe de la Direction des ressources humaines ; Brigitte Perucca, directrice de la communication ; Myriam Fadel, directrice des affaires juridiques.
  2. International Research Laboratory. Un outil de coopération internationale commun entre le CNRS et une université ou une entreprise à l’étranger. A Shanghai, il s’agit de l’Eco-Efficient Products and Process Laboratory (E2P2L) avec l’entreprise Solvay.

 

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