La Recherche

Unique organisme de recherche français multidisciplinaire, le CNRS est un acteur clé de la recherche internationale et un innovateur reconnu. Excellence, liberté de la recherche, transdisciplinarité et valorisation des résultats sont autant de valeurs de l’établissement au service d’une recherche ouverte aux enjeux économiques et sociaux.

Dépasser les limites de la connaissance

Le CNRS a fait le choix d’une recherche d’excellence, qui explore en profondeur les phénomènes naturels et sociaux pour dépasser les frontières de la connaissance. Cette science toujours en mouvement, fondée sur la curiosité des chercheurs, est source de progrès pour l’humanité.

Une recherche multidisciplinaire 

De la recherche fondamentale…

La recherche aux frontières « frontier research », dite recherche fondamentale, est au cœur de la mission du CNRS. Elle repousse les limites de la connaissance et accroît la compréhension des phénomènes naturels et sociaux. Atome, cellule, cognition, mais aussi droit romain ou stéréotypes de genre par exemple, tous les domaines du savoir passent au crible de la méthode scientifique, qui met à l’épreuve des hypothèses par des expérimentations et une argumentation.

…à ses applications

Le CNRS dépose de nombreux brevets et tisse des partenariats scientifiques avec les industriels pour explorer les applications possibles de ses découvertes et développer des technologies. La valorisation des travaux de recherche fondamentaux nourrit une innovation qui s’appuie sur un socle scientifique de très haut niveau.

Chercheurs d’avenir : l'appel à projets Momentum

Vue interne du plongement isométrique d'un tore carré plat, en 3D, dans l'espace ambiant.
© Vincent Borrelli / Saïd Jabrane / Francis Lazarus / Boris Thibert / Damien Rohmer / CNRS Photothèque

Donner aux jeunes chercheurs les moyens d’explorer des sujets émergents de manière autonome, tel est l’objectif de l’appel à projets CNRS-Momentum lancé en 2017. Ouvert sur toutes les domaines scientifiques, il finance des projets en lien avec 13 thématiques transversales comme la modélisation du vivant, l’intelligence artificielle, l’étude du comportement humain, etc.

En savoir plus sur Momentum

Une moisson de découvertes

Découvrez dix résultats scientifiques marquants des trois dernières années, sélectionnés par les instituts du CNRS. Stockage de l’énergie, origines de la vie ou secrets de l’atome… À la pointe de la recherche fondamentale, ces découvertes sont le plus souvent liées à des enjeux très actuels.

L’interdisciplinarité, aiguillon de nouvelles approches

L’interdisciplinarité fait avancer la science par la rencontre des disciplines. Cette rencontre est possible au sein de domaines constitués, mais aussi entre des disciplines a priori plus éloignées (physique et philosophie, par exemple). De nouveaux concepts, méthodes et solutions innovantes sont issus de ces coopérations interdisciplinaires… qui n’auraient pu exister si chacun s’était cantonné à son domaine.

La Mission pour les initiatives transverses et interdisciplinaires

Le CNRS a fait de l’interdisciplinarité l’une des priorités de sa politique scientifique. De nombreux exemples montrent en effet que des découvertes majeures se font à l’interface des disciplines, grâce à des chercheurs venant d’horizons différents. La Mission pour l’interdisciplinarité (MI) soutient des projets novateurs portés par des communautés interdisciplinaires, en proposant des outils et des financements dédiés.

En savoir plus sur la MITI

 

Les « défis » interdisciplinaires

Parmi les outils de soutien, le « défi » est particulièrement incitatif. À l’image d’un incubateur, il permet en quelques années de structurer des communautés de chercheurs issus de disciplines parfois fort éloignées. Par cette approche, le CNRS se positionne comme un acteur incontournable de la réflexion nationale et internationale sur les enjeux du futur telles les grandes masses de données, la transition énergétique ou encore la connaissance du vivant.

Une politique globale pour le big data

Calcul intensif, « cloud », exploitation et valorisation de données massives concernent désormais toutes les disciplines scientifiques. Ces thématiques, qui articulent les recherches des plus fondamentales aux plus appliquées, constituent un enjeu stratégique pluridisciplinaire pour la production de nouvelles connaissances. Le CNRS a créé en 2015 la Mission calcul et données (Mi-Ca-Do) pour définir et mettre en œuvre une politique globale et partagée avec ses partenaires à l’échelle nationale comme internationale.

Super calculateur
Le supercalculateur CURIE est capable d'effectuer jusqu'à 2 millions de milliards d'opérations à la seconde.© Cyril Frésillon / CNRS Photothèque

Les grands instruments sur les fronts avancés de la recherche

Le CNRS conçoit et met en œuvre avec ses partenaires français, européens et internationaux de très grandes infrastructures de recherche (TGIR) et des infrastructures de recherche (IR) pour le bénéfice de l’ensemble de la communauté scientifique. Les équipes internationales, travaillant sur les fronts avancés de la recherche dans tous les domaines, bénéficient ainsi des équipements les plus performants : télescopes, accélérateurs de physique des hautes énergies, sources de neutrons et de rayonnement synchrotron, lasers et champs magnétiques intenses, moyens de calcul intensif, etc.

The Virgo interferometer in Cascina near Pisa, Italy, detected distortions in space generated by the passing of gravitational waves.
L’interféromètre Virgo à Cascina près de Pise, en Italie a permis de détecter les déformations de l’espace générées par le passage des ondes gravitationnelles.© Cyril Fresillon / Virgo / CNRS Photothèque

Les instituts du CNRS

Au sein de la direction scientifique (DGDS), les instituts du CNRS sont les structures de mise en œuvre de la politique scientifique de l’établissement qui animent et coordonnent l’action des laboratoires.

Les dix instituts du CNRS couvrent des champs disciplinaires plus ou moins étendus, partagent des projets et favorisent la coopération entre les disciplines. Ils sont dirigés par des spécialistes reconnus dans leurs domaines, issus du CNRS ou des universités. Les instituts travaillent en étroite collaboration avec les directions fonctionnelles sur les questions :

  • de politique internationale,
  • de politique de site,
  • de valorisation et d'innovation,
  • d'information scientifique et technique.

Institut des sciences biologiques (INSB)

Il a pour mission de développer et coordonner des recherches en biologie qui visent à décrypter la complexité du vivant, des atomes aux biomolécules, de la cellule à l'organisme entier et aux populations.

Thématiques scientifiques

  • bio ingénierie
  • biochimie-biologie structurale
  • biologie cellulaire
  • biologie végétale
  • développement, évolution
  • génétique, génomique
  • immunologie, infectiologie
  • microbiologie
  • neuroscience, cognition
  • pharmacologie et imagerie
  • physiologie et cancer
  • plateformes technologiques

Site de l'INSB

 

 

Institut de chimie (INC)

Il a pour mission de développer et de coordonner les recherches concernant l'élaboration de nouveaux composés, la compréhension de la réactivité chimique, l'élucidation toujours plus fine et la prédiction des relations entre la structure des composés au niveau atomique et leurs propriétés.

Thématiques scientifiques

  • chimie du et pour le vivant (exploration et développement de nouveaux modèles et d'outils pour la pharmacologie, les biotechnologies, la médecine, la cosmétologie, l’agroalimentaire et le phytosanitaire)
  • chimie verte et développement durable (conception de nouvelles réactions chimiques plus économes mais aussi plus efficaces, plus sélectives et plus sûres)
  • fonctionnalisation de la matière (élaboration et contrôle des propriétés des matériaux, en particulier pour l’énergie, développement de la nanochimie)

Site de l'INC

 

Institut écologie et environnement (INEE)

Il a pour mission de développer et de coordonner les recherches poursuivies dans les domaines de l'écologie et de l'environnement, incluant la biodiversité et les relations hommes-milieux.

Thématiques scientifiques

  • ·        écologie et écosciences
  • ·        biodiversité
  • ·        impact des changements globaux
  • ·        santé-environnement
  • ·        ressources
  • ·        chimie écologique et environnementale

Site de l'INEE

Institut des sciences humaines et sociales (INSHS)

Il a pour mission de développer les recherches sur l'homme, aussi bien comme producteur de langages ou de savoirs que comme acteur économique, social ou politique.

Thématiques scientifiques

  • cultures et sociétés dans l'histoire
  • hommes, sociétés et environnement
  • comportement, cognition et communication
  • mondes contemporains

Site de l'INSHS

 

 

Institut des sciences de l'ingénierie et des systèmes (INSIS)

Il a pour mission d'assurer le continuum entre recherche fondamentale, ingénierie et technologie en privilégiant l'approche "système" à partir du développement des disciplines au cœur de l'institut.

Thématiques scientifiques

  • sciences et technologies des automatismes, des signaux et des systèmes électroniques et photoniques
  • sciences et technologies de la mécanique, de l’énergie et des procédés

Site de l'INSIS

 

 

Institut national des sciences mathématiques et de leurs interactions (INSMI)

Il a pour mission de développer et de coordonner les recherches dans les différentes branches des mathématiques, allant des aspects fondamentaux aux applications. Il contribue aussi à la structuration de la communauté mathématique française et à son insertion dans la communauté internationale.

Thématiques scientifiques

  • les différents domaines des mathématiques
  • modélisations et simulations mathématiques
  • interface avec les autres disciplines scientifiques
  • interactions avec les entreprises et la société

Site de l'INSMI

 

 

Institut de physique (INP)

Il a pour mission de développer et de coordonner les recherches dans le domaine de la physique avec deux motivations principales : le désir de comprendre le monde et la volonté de répondre aux enjeux actuels de notre société. L’INP articule son action autour de six grands axes de recherche stratégiques :

  • Physique théorique, modélisation et simulation numérique
  • Optique, atomes, molécules et physique quantique : fondements et applications
  • Matière condensée, matériaux, nanosciences
  • États de la matière, transitions de phases, instabilités, désordre
  • Lasers et plasmas
  • La physique autour du vivant

Site de l'INP

Institut des sciences de l'information et de leurs interactions (INS2I)

Dans une double mission d’opérateur de recherche et d’agence de moyens, l'institut organise et développe des recherches dans les domaines des sciences informatiques et du numérique. L'un de ses principaux objectifs est de les positionner, avec les sciences de l'information, au cœur des enjeux pluri et interdis­ciplinaires en s'appuyant, entre autres, sur son partenariat avec l'INSIS et sur les outils interdisciplinaires du CNRS.

Site de l'INS2I

Institut national de physique nucléaire et de physique des particules (IN2P3)

Il a pour mission le développement et la coordination des recherches poursuivies dans le domaine de la physique nucléaire, de la physique des particules et des astroparticules.

Thématiques scientifiques

  • Physique des particules
  • Plasma de quark-gluons et physique hadronique
  • Physique et astrophysique nucléaire 
  • Physique des astroparticules
  • Physique et astrophysique des neutrinos 
  • Recherche et développement d’accélérateurs
  • Grille de calcul et science des données 
  • Applications nucléaires en santé, pour l'énergie et dans l'environnement

Site de l'IN2P3

Institut national des sciences de l'Univers (INSU)

Il a pour mission d'élaborer, développer et coordonner les recherches d'ampleur nationale et internationale en astronomie, sciences de la Terre, de l'océan, de l'atmosphère et de l'espace.

Thématiques scientifiques

  • océan
  • ographie
  • géologie
  • géophysique
  • climatologie
  • hydrologie
  • volcanologie
  • sismologie
  • environnement
  • planétologie
  • astronomie
  • astrophysique

Site de l'INSU

Nouer des partenariats

Le CNRS joue un rôle fédérateur essentiel au bon fonctionnement et au rayonnement de la recherche française, grâce à des partenariats avec le monde académique, l’industrie et les collectivités territoriales. Cette approche partenariale est structurante en matière de politique scientifique, d’innovation, de formation et d’organisation.

Des coopérations multiples

Les partenariats académiques

Depuis la création des laboratoires associés en 1966, les partenariats et la mixité sont la règle pour les structures de recherche du CNRS. Les plus de 1 100 laboratoires de l’organisme sont tous liés à des partenaires par des accords et des conventions. Et 90% des laboratoires sont des unités mixtes de recherche (UMR) : elles réunissent des personnels CNRS et d’une ou de plusieurs autres institutions (université, école, autre organisme, etc.) qui travaillent ensemble sur des thématiques définies en commun. 

Les partenariats industriels

Aux côtés de l’univers académique (enseignement supérieur et recherche publique), les industriels sont des partenaires essentiels du CNRS. Cette coopération, parfois méconnue, s’incarne notamment dans des projets de recherche communs, des brevets, des structures de recherche publiques-privées y compris à l’international et la création de start-up. Autant de réalisations concrètes qui font du CNRS un acteur majeur de l’écosystème français de l’innovation.

Des forces concentrées sur des sites stratégiques

Des pôles d’excellence

Le CNRS apporte une contribution décisive à la construction de grands sites universitaires de niveau international où sont coordonnés l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation. Cette politique de site, en favorisant les synergies et en optimisant les moyens, vise à créer des champions de la recherche académique en France, capables de rivaliser avec les meilleures universités multidisciplinaires dans le monde.

Le Programme d’investissements d’avenir

Implanté sur tout le territoire national, le CNRS est particulièrement bien placé pour encourager ce mouvement. Il participe à part entière au PIA, le Programme d’investissements d’avenir, en s’investissant dans tous les projets Idex (Initiatives d’excellence) et I-sites (Initiatives Science Innovation Territoires Economie). Il est membre fondateur de 14 Communautés d’universités et d’établissements (ComUEs) et présent dans les instances décisionnelles de nombreuses universités.

Les conventions de sites

Avec ses partenaires, le CNRS signe des conventions de site qui définissent une stratégie scientifique partagée et offrent un cadre de fonctionnement aux unités mixtes de recherche (ressources, contrats, etc.). L’organisme contribue à la structuration des sites en y apportant sa recherche d'excellence, ses réseaux scientifiques, ses partenariats industriels, ses coopérations internationales ou encore son accès aux grandes infrastructures de recherche. 

Les acteurs de la politique de site 

La direction générale déléguée à la science (DGDS) pilote la politique de site en s’appuyant sur les directeurs des dix instituts du CNRS. 

La direction d’appui aux partenariats publics (DAPP) porte la politique d’accompagnement des établissements d’enseignement supérieur dans leurs nouvelles responsabilités au sein du dispositif national de recherche. Elle coordonne les différentes opérations par lesquelles le CNRS contribue, avec les acteurs locaux et notamment les collectivités territoriales, au développement et au rayonnement de grands pôles scientifiques de site.

En savoir plus sur les partenariats

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Le CNRS est un acteur majeur du cluster Paris-Saclay qui regroupe des organismes de recherche, des établissements d’enseignement supérieur et des entreprises pour constituer un pôle scientifique et technologique d’envergure internationale.© DR

Les 18 délégations régionales du CNRS, placées sous la responsabilité d’un délégué régional, sont les interlocutrices de premier plan des partenaires de l’organisme sur le terrain. Elles offrent aux laboratoires les services indispensables en matière de ressources humaines, de gestion financière, partenariat-valorisation, de systèmes d’information et d’hygiène et sécurité. Depuis plusieurs années, cette coopération se renforce, animée par la volonté de garantir une gestion cohérente des unités mixtes de recherche dans le paysage de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Délégations régionales du CNRS

Chercher en laboratoire

Les laboratoires du CNRS sont les « briques de base » de l’établissement. Leurs équipes, formées de chercheurs, d’ingénieurs et de techniciens, sont à l’origine de la production et de la transmission des connaissances. Les laboratoires sont pour la plupart des unités mixtes de recherche, associant des partenaires du monde académique (universités, écoles et autres organismes de recherche) et industriel.

Des équipes d’une très grande mixité

Des laboratoires gérés en partenariat

Le CNRS compte plus de 1 100 laboratoires répartis sur l’ensemble du territoire français. Ce sont en très grande majorité des unités mixtes de recherche (UMR) associées à une université, une école supérieure ou un autre organisme de recherche. Ils façonnent le paysage scientifique local. À ces laboratoires s’ajoutent 37 unités mixtes internationales (UMI), un nombre en forte progression depuis 2010.

Des agents aux fonctions et aux statuts variés

Lieux de l’élaboration et de la transmission des savoirs, les unités mixtes de recherche se caractérisent par la grande diversité des statuts et des fonctions des membres qui composent leurs équipes. En effet, y travaillent ensemble les chercheurs, ingénieurs et techniciens du CNRS aux côtés des enseignants-chercheurs, ingénieurs et techniciens d’autres institutions (universités, écoles d’ingénieurs, autres organismes de recherche). Les équipes sont renforcées par des contractuels (doctorants, post-doctorants, chercheurs, ingénieurs et techniciens).

UMR, label d’excellence

Pour un laboratoire, obtenir le statut UMR est une marque de reconnaissance dans le monde de la recherche en France et à l’étranger. Réévalué tous les quatre ans, ce label permet de se voir affecter du personnel CNRS (chercheurs, ingénieurs, techniciens, administratifs) et d’avoir accès aux crédits et aux outils de coopération internationale de l’organisme. Les laboratoires universitaires français sont, pour 30% d’entre eux, des unités mixtes de recherche en partenariat avec le CNRS.

Des professionnels au service de la science

Les chercheurs 

Plus de 15 000 chercheurs couvrent toutes les disciplines scientifiques, représentées au travers des dix instituts de l’organisme. Ils sont recrutés soit sur concours sur la base d’un projet scientifique, soit sur contrat.

Profil des chercheurs :

  • 47,9 ans : âge moyen
  • 34,6% de femmes
  • 90 nationalités différentes

Moteurs de l’activité de recherche au CNRS, les chercheurs font de l’organisme le premier producteur de publications scientifiques au monde. La visibilité de leurs travaux tient aussi à leur participation à des colloques et des séminaires. Les chercheurs ont par ailleurs un rôle essentiel de formation et de transmission des connaissances. Ils encadrent des doctorants et des jeunes chercheurs, peuvent diriger des équipes et dispenser un enseignement. Incités à valoriser leurs résultats (par la recherche en partenariat avec l’industrie, par le dépôt d’un brevet, par la création d’une entreprise, etc.), les chercheurs sont également des acteurs clés des relations sciences-société en participant à des actions d’information auprès du grand public.

Les ingénieurs et les techniciens 

Plus de 16 000 ingénieurs et techniciens se consacrent aux activités de recherche et de soutien à la recherche, ou interviennent au sein de fonctions administratives (en laboratoire, dans les délégations régionales et au siège du CNRS). Comme les chercheurs, les ingénieurs et techniciens sont recrutés sur concours externe ou par la voie contractuelle.

Film produit par le CNRS. Animation : Nina Demortreux et Nicolas Mifsud. Musique : "A Difficult Start" de Julien Vega, édité par Frederic Leibovitz

Former par la recherche

Former à et par la recherche fait partie des missions du CNRS. Chaque année, plus de 500 jeunes scientifiques entament une thèse au CNRS. Recrutés par un contrat doctoral, les thésards sont encadrés par des chercheurs permanents et pleinement intégrés aux équipes des laboratoires. Environ 1 700 doctorants de 80 nationalités différentes ont une thèse en cours dans un laboratoire du CNRS.

Évaluer la recherche

L’évaluation de la recherche publique est une question cruciale au CNRS : pour ses acteurs, pour les chercheurs, pour les pouvoirs publics qui la finance,et pour la société qui a des attentes et des interrogations relatives aux avancées scientifiques et à leurs applications. Cette question se pose avec acuité dans un contexte de compétition internationale, de contraintes financières publiques et d’évolutions sociétales.

Au CNRS, l’évaluation concerne l’organisme dans son ensemble : les laboratoires, les chercheurs et les ingénieurs et techniciens. Quels sont les critères pertinents pour la réaliser ? Publications scientifiques, prix obtenus, reconnaissance de la communauté scientifique, transfert de technologie sont notamment pris en compte.

Évaluer le CNRS

En 2016, un comité consultatif international a évalué l’ensemble des activités du CNRS. Au préalable, l’établissement a réalisé un exercice d’auto-évaluation sur les volets scientifiques et l’accompagnement de la recherche. Le rapport du comité consultatif avance des analyses et des recommandations sur les principaux défis auxquels le CNRS sera confronté d’ici à 2025, en pointant notamment la question budgétaire.

Évaluer les laboratoires

Les unités mixtes de recherche sont évaluées tous les cinq ans par une instance nationale indépendante, le Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (Hcéres). Les évaluations sont effectuées par des comités d’experts issus des secteurs académique ou privé et leurs rapports rendus publics. 

Site du Hcéres

Évaluer les chercheurs

L’évaluation et le suivi de carrière des chercheurs sont assurés par le Comité national de la recherche scientifique (CoNRS), instance collective élue parmi des membres de la communauté scientifique. Tous les ans, les chercheurs présentent un compte-rendu d’activité sur l’avancement de leurs travaux, publications scientifiques, activités d’enseignement ou de valorisation.

En savoir plus sur le CoNRS

Le jugement par les pairs ou « Peer to Peer »

L’évaluation de l’activité et des travaux scientifiques fait traditionnellement appel au principe du « jugement par les pairs ». Pour s’évaluer entre eux, les chercheurs utilisent des critères qualitatifs, notamment au sein des comités de lecture des revues scientifiques. Ces instances, composées de chercheurs, décident ou non de publier les articles qui leur sont soumis. 

La qualité (originalité, impact des travaux, etc.) et la quantité des articles publiés font ensuite l’objet d’études bibliométriques. Celles-ci sont utilisées dans l’évaluation des chercheurs, des laboratoires et des établissements, parmi d’autres critères. Ces études sont également prises en compte par les organismes qui établissent des classements internationaux entre les établissements (Scimago Institution Ranking, Nature Index, etc.).

Partager l'information scientifique

L’information scientifique et technique (IST), qui regroupe l'ensemble des informations produites par la recherche, est un capital précieux et nécessaire pour les chercheurs. Précurseur dans ce domaine, le CNRS propose une offre complète et partagée de prestations pour l’enseignement supérieur et la recherche. En parallèle, il s’engage pour développer une science ouverte et accessible au plus grand nombre.

Les acteurs de l’information scientifique et technique

La direction information scientifique et technique (DIST) pilote la stratégie relative à la production d’analyses, de publications et de données scientifiques. Elle supervise la collecte, le traitement, l’archivage et la diffusion des ressources documentaires. Elle met à la disposition des laboratoires des portails thématiques ou interdisciplinaires d’accès à ces ressources et des outils de veille scientifique. Elle participe à la réflexion nationale sur la transition numérique et concourt au partage des connaissances avec des archives ouvertes. La DIST anime un réseau de correspondants IST dans les unités mixtes de recherche. Elle publie de nombreux supports sur la stratégie et l’actualité de l’information scientifique.

Site Science ouverte

Bâtiment de l'Inist à Vandreuve-lès-Nancy
L'Institut de l'information scientifique et technique (Inist), unité propre de service du CNRS à Vandœuvre-lès-Nancy, facilite l’accès et valorise la production scientifique. Il siège, depuis 1989, dans un bâtiment conçu par l’architecte Jean Nouvel© DR

Des services indispensables à la recherche

La science se nourrit de science et les services IST sont indispensables à l’activité des chercheurs. Ceux-ci ont besoin de se documenter sur les travaux existants dans un domaine, d’analyser des données, de publier des résultats dans des publications scientifiques et de valoriser leur production.

La science mondiale à portée de clic

Le CNRS facilite l’accès à la production scientifique mondiale par le biais d’archives ouvertes et par l’accès à des bases de données bibliographiques. L’organisme est le deuxième producteur mondial de science avec plus de 50 000 articles scientifiques publiés par an (Scopus, Scimago, 2017).

Hal (Hyper articles en ligne)
Créée par le CNRS, l'archive ouverte pluridisciplinaire Hal, a pour objectif le partage des résultats de la recherche. Elle permet aux chercheurs de déposer, dans une base à accès ouvert, des articles scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, ainsi que des thèses émanant des établissements d'enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.

Découvrir Hal

Scopus
Les chercheurs du CNRS ont accès aux bases de données bibliographiques Scopus et Web of Science, éditées respectivement par Elsevier et Thomson Scientic. Elles permettent aux chercheurs de mieux connaître ce qui se publie et de prévoir de nouvelles collaborations. Elles servent aussi aux analyses bibliométriques, qui consistent à quantifier les publications des chercheurs.

L’Open science ou le libre accès à la connaissance

Les potentialités du numérique ouvrent la voie à un nouveau système de diffusion de savoir. L’Open science ou Science ouverte entraîne une évolution des règles du jeu pour favoriser un meilleur partage des connaissances au bénéfice des chercheurs et de la société. Il s’agit de donner un accès plus libre et plus large aux données et aux résultats de la recherche publique. Ce libre accès ne se limite pas à la gratuité ; il requiert aussi plus de transparence et de discussions autour du travail scientifique.

Très engagé dans cette démarche, le CNRS fédère de nombreux acteurs autour de cet enjeu au niveau national. Il s’inscrit ainsi dans les priorités de l’Union européenne qui entend favoriser un décloisonnement et un partage à grande échelle des connaissances.

Loi numérique : l’apport du CNRS

La loi « Pour une République numérique » du 7 octobre 2016 est le premier texte législatif coécrit avec les internautes. La contribution du CNRS, largement reprise par le législateur, a favorisé des avancées majeures pour les chercheurs. Ils ont désormais le droit de diffuser, après une période d’embargo plus courte, leurs articles liés à des recherches financées à plus de 50 % par des fonds publics. Par ailleurs, la loi autorise les chercheurs du secteur public à explorer sans autorisation préalable des ayant-droits les textes, scientifiques ou non, et les données associées aux écrits scientifiques (Text and Data Mining).

Livre blanc CNRS « Une science ouverte dans une République numérique » 2016 - pdf (3.1 Mo)

Modèles animaux : une recherche éthique

L’utilisation d’animaux dans la recherche demeure une pratique scientifique indispensable, rigoureusement encadrée dans laquelle l’éthique constitue un questionnement quotidien.

Les animaux pour faire avancer la recherche

Malgré le développement de méthodes alternatives, l’expérimentation animale en recherche reste indispensable pour étudier toute la complexité du vivant. Mais on ne fait pas n’importe quoi ! Pour obtenir le droit de travailler sur des modèles animaux, il faut aujourd’hui remplir plusieurs critères et respecter un certain nombre de règles qui exigent un niveau de protection élevé pour les animaux utilisés. Une production du CNRS.
Texte : Estelle Rünneburger et Charlotte Pallud
Voix : Douglas Antonio Motion
Design : Loïc Kessler
Sous-titre : Aude Niclas

Audiodescription

La condition animale, une question d’actualité

La condition animale, et notamment l’utilisation d’animaux dans la recherche scientifique, est au cœur des préoccupations contemporaines. Pourtant, les chercheurs se sont imposés, à tort, le silence, laissant les citoyens dans l’ignorance de pratiques scientifiques réglementées, respectueuses de la sensibilité animale et guidées par un réflexion éthique permanente.

L'utilisation des modèles animaux dans la recherche, une pratique encore indispensable

Comprendre le vivant
L’utilisation de modèles animaux est essentielle pour décrypter le vivant. Aucune alternative à ce jour ne peut s'y substituer totalement.

Même si les méthodes in vitro (sur cellule) ou in silico (modélisation informatique) jouent un rôle important dans de nombreux projets de recherche, elles ne permettent pas, seules, de comprendre et de reproduire les interactions multiples au sein d’un organisme vivant.

La recherche nécessite tous les modèles (in vivo, in vitro, in silico) pour appréhender la complexité du vivant à des échelles différentes.

Des applications en santé
Etudier les animaux est souvent indispensable pour comprendre l’origine des pathologies humaines et mettre au point de nouvelles thérapies.

« Renoncer à l’utilisation de modèles animaux serait aller vers une médecine aveugle et dangereuse, contrevenant à toutes les règles de bioéthique et du droit international portant sur les essais cliniques chez l’Homme. » Catherine Jessus, directrice de l’INSB de 2013 à janvier 2019.

Des pratiques encadrées par une règlementation stricte et juste

Les pratiques des chercheurs sont fondées sur une règlementation stricte qui exige un niveau élevé de protection pour les animaux utilisés.

La réglementation en vigueur en France datant de février 2013 établit les différentes règles :

Espèces animales concernées
La réglementation protège les animaux vertébrés, y compris les formes larvaires autonomes ou fœtales évoluées, et les céphalopodes. Cela signifie qu'elle s'applique par exemple aux poissons, aux oiseaux et aux mammifères mais pas aux insectes. L'utilisation de primates est restreinte et l’utilisation de grands singes (comme les chimpanzés) est interdite en Europe.

Origine des animaux
Les animaux doivent provenir d’élevages ou de fournisseurs agréés.

Agrément des établissements
Tout établissement éleveur, fournisseur ou utilisateur doit être agréé par la préfecture. Un vétérinaire est désigné pour chaque établissement. Des inspections régulières sont réalisées.

Evaluation éthique et autorisation des projets de recherche
Tout projet de recherche qui inclut le recours à l'expérimentation animale doit faire l'objet d'une évaluation éthique favorable délivrée par un comité d'éthique agréé. Il doit obtenir une autorisation délivrée par le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.   

Douleur
Les expériences potentiellement douloureuses doivent être pratiquées sous analgésie et/ou anesthésie appropriée

Structure de bien-être animal
Chaque établissement bénéficie d’une structure de bien-être animal chargée de suivre l’évolution des projets de recherche.

Cette règlementation veille à ce qu’aucune procédure impliquant des animaux ne soit menée s’il existe une méthode substitutive répondant au même objectif scientifique. La règle des 3 R constitue le socle de la réglementation.

Une démarche éthique

La règle des 3 R : remplacer, réduire, raffiner
 

Depuis 1959, elle constitue le fondement éthique de l’utilisation des animaux à des fins scientifiques.

Remplacer –  utiliser d’autres modèles que le modèle animal, quand c’est possible :

  • Des modèles informatiques (in silico) ;
  • Des méthodes physico-chimiques, des cellules ou des organoïdes (in vitro)

            –  utiliser des modèles animaux moins sensibles (invertébrés comme la mouche drosophile ou le ver C. elegans…)

Réduire – Diminuer le nombre d’animaux utilisés :

  • Optimiser les études biostatistiques et le design expérimental
  • Favoriser le partage des données scientifiques (et la publication des résultats négatifs)
  • Favoriser le partage des échantillons biologiques

Raffiner – Minimiser les contraintes, le stress et la douleur :

  • Améliorer les conditions d’hébergement des animaux
  • Améliorer les protocoles d’anesthésie et d’analgésie
  • Privilégier les approches d’exploration non invasives (IRM, échographie…)
  • Etablir des points limites adaptés en maîtrisant l’évaluation du bien-être des animaux.

Chiffres clés

Les modèles animaux les plus utilisés en recherche1 :

  • 1. Source : Ministère de l’Education supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, 2018
Souris 62%
Poissons 12%
Rats 8%
Lapins 7%
Poules, coqs et poulets 2%
Cochons d'Inde 2%

Objectifs de développement durable, le CNRS s'engage

Lors du Sommet du 25 septembre 2015 à New York, 193 pays ont adopté le Programme de développement durable à l’horizon 2030, articulé autour de 17 objectifs et de 169 cibles visant à mettre fin à toutes les formes de pauvreté et à lutter contre les inégalités dans un contexte de changement global.
Les Objectifs du développement durable visent à transformer nos sociétés pour les rendre plus justes, paisibles et prospères dans le respect de notre planète. Ils nécessitent l’implication de tous et doivent s’appuyer sur les connaissances scientifiques.

Le CNRS accompagne cette dynamique mondiale en développant la connaissance, l’innovation et les partenariats.

La recherche au CNRS couvre toutes les disciplines scientifiques et permet de traiter les enjeux à la fois propres à chacun des objectifs et à l’intersection de plusieurs objectifs : climat-océan-eau-santé ; eau-énergie-alimentation-biodiversité-éducation.

La liberté et la créativité des chercheurs du CNRS leur permettent d’engendrer des découvertes et d’apporter des innovations qui contribuent directement aux Objectifs du développement durable.

La recherche au CNRS, résolument internationale et de plus en plus multi-acteurs, est un vecteur puissant de partenariat à tous les niveaux. Le CNRS contribue fortement aux échanges entre pays et secteurs (académique, économique, financier, politique, associatif...).

Le CNRS s’implique dans des initiatives nationales et internationales pour relever les défis du développement durable : membre de l’Observatoire national sur le changement climatique, de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité, il accueille le Global Hub de Future Earth ou encore le pôle européen de Urban Climate Change Research Network. Il se mobilise pour valoriser l’expertise de ses chercheurs dans les panels des Nations unies pour le climat et la biodiversité (GIEC, IPBES).

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Task Force « CNRS Agenda 2030 »

Une Task Force « CNRS Agenda 2030 » est constituée auprès de la direction du CNRS pour traduire en questions scientifiques l’agenda politique, promouvoir les découvertes et valoriser les innovations qui s’inscrivent dans les Objectifs du développement durable. Elle est joignable à l’adresse : agenda2030@cnrs.fr.

Éthique, déontologie, intégrité scientifique et lancement d’alerte

L’éthique, la déontologie et l’intégrité scientifique sont au cœur des valeurs de l'établissement.

L’éthique nous invite à réfléchir aux valeurs qui motivent nos actes et à leurs conséquences et fait appel à notre sens moral et à celui de notre responsabilité. La déontologie réunit les devoirs et obligations imposés à une profession, une fonction ou une responsabilité. L'intégrité scientifique concerne, quant à elle, la « bonne » conduite des pratiques de recherche.

Au CNRS, ces questions sont confiées au référent déontologue, référent lancement d’alerte, référent intégrité scientifique, à la médiatrice et au comité d’éthique du CNRS.

Référent déontologue

La fonction de déontologue fait suite à la loi du 20 avril 2016, relative à la déontologie et aux droits et obligations des fonctionnaires, et à son décret d’application en avril 2017. Le référent déontologue est chargé, par la loi, de répondre aux demandes d’avis des agents et de leurs apporter des conseils sur la déontologie, notamment sur l’intégrité, la probité, la neutralité, la laïcité, le secret professionnel, l’indépendance de chercheurs, l’obéissance hiérarchique, le cumul des fonctions ou encore le conflit d’intérêt.

Modalités de saisine

Le déontologue peut être saisi par tout agent pour demander un avis lorsqu’il rencontre une difficulté en rapport à sa situation ou qu’il veut l’anticiper. L’ensemble des autorités du CNRS (directeurs d’unité, directions, présidence) peuvent aussi le solliciter pour toute question d’ordre déontologique. L’avis prononcé par le déontologue donne, en général, lieu à échange avec la personne qui le saisit.

Garanties

L'activité du déontologue est couverte par le secret professionnel dans le but de protéger l’agent et de garantir l’indépendance du déontologue dans le cadre de l’exercice de sa mission. Le déontologue n’informe personne de ses échanges avec ceux qui le saisissent ; les seules informations transmises sont anonymisées dans son rapport annuel.

Le déontologue

La fonction est occupée, depuis le 1er septembre 2018, par Joël Moret-Bailly, professeur des universités, juriste.
Contact : joel.moret-bailly@cnrs.fr

Référent lancement d’alerte

La mission du référent lancement d’alertes, organisée par une loi de 2013 et une loi de 2016, est de vérifier la recevabilité et d’organiser le traitement des alertes notamment en cas de commission d’un crime ou d’un délit de violation grave et manifeste des lois et règlements au sein du CNRS. L’utilisation de la procédure interne de lancement d’alertes permet d’assurer la protection du lanceur d’alerte 1) de bonne foi 2) qui lance l’alerte "en interne" afin de régler la situation à l’origine de l’alerte.
 

Modalités de saisine

Le référent lanceur d’alerte reçoit les signalements de tout agent exerçant ses fonctions dans une structure du CNRS, ainsi que tout collaborateur extérieur (prestataire) ou collaborateur occasionnel du CNRS qui relate ou témoigne de bonne foi et de manière désintéressée de faits constitutifs de crimes ou de délits, d'une violation grave et manifeste de la loi ou d'une situation de conflits d’intérêts.

Le signalement, qui ne peut être anonyme, doit être le plus circonstancié possible et accompagné de tous faits, informations ou documents de nature à l’étayer. Dès la réception de la demande, un accusé de réception indiquant un délai prévisionnel de traitement des faits signalés est délivré à l’agent. Les signalements font l’objet d’un premier examen au sein d’un collège coordonné par le référent lanceur d’alerte et composé du référent déontologue, du référent intégrité scientifique, du directeur des ressources humaines (ou son représentant) et de la directrice des affaires juridiques (ou son représentant). Le dispositif mis en place garantit la confidentialité de l’identité des auteurs du signalement, des personnes mises en cause et des informations recueillies par les destinataires du signalement.

Garanties

Dès lors qu’il suit la procédure légale, le lanceur d’alerte ne peut subir de conséquences péjoratives quant au lancement de son alerte. Le référent lanceur d’alerte garantit la confidentialité de l’identité tant des lanceurs d’alerte que des personnes mis en cause.

Le référent lancement d'alerte

La fonction est occupée, depuis le 1er septembre 2018, par Joël Moret-Bailly, professeur des universités, juriste.
Pour signaler une alerte :
lancement.alerte@cnrs.fr 

Référent intégrité scientifique

L’intégrité scientifique se réfère à l’ensemble des règles et valeurs qui régissent l’activité scientifique et en garantissent le caractère honnête. Elle est  indispensable à la crédibilité de la science et à la confiance que lui accorde la société. On désigne, en général les méconduites scientifiques par la trilogie des fraudes FFP (Fabrication de données, Falsification de données, Plagiat), complétée d’une large « zone grise », qui comprend, entre autres, des comportements critiquables relatifs aux publications ou encore des expertises faites en cachant des liens d’intérêt.

Le Référent Intégrité Scientifique (RIS) anime la Mission à l’Intégrité Scientifique (MIS), qui intervient d’une part dans le traitement des allégations de méconduites et d’autre part, de façon concertée avec le référent déontologue, dans la formation et la sensibilisation des personnels aux questions d’intégrité scientifique et de déontologie.

La MIS comprend à ce jour, six personnes :

  • Le Référent intégrité scientifique du CNRS : Rémy Mosseri1, directeur de recherche au CNRS. Physicien.
  • Quatre chargés de mission :
    • Christian Jutten2, professeur émérite à l’Université de Grenoble Alpes, Laboratoire Grenoble images parole signal automatique (CNRS/Université Grenoble Alpes). Sciences de l’information.
    • Lucienne Letellier3, Directrice de recherche émérite CNRS à l’Institut de biologie intégrative de la cellule (CNRS/CEA/Université Paris-Saclay) en charge des questions de formation. Biophysicienne.
    • Cécile Michel4, directrice de recherche CNRS au Laboratoire archéologies et sciences de l’antiquité (CNRS/Université Panthéon-Sorbonne/Université Paris Nanterre/Ministère de la culture) et professeure à l'Université de Hambourg. Historienne.
    • Caroline Strube5, chargée de recherche CNRS à l’Institut de neurophysiopathologie (CNRS/Aix-Marseille université) et référente éthique de la recherche et intégrité scientifique auprès du Collège Doctoral Aix-Marseille Université. Biologiste.
  • La responsable administrative : Dorothée Peitzmann6, assistante-ingénieure en charge de la gestion administrative de la MIS.

mis membres

Modalités de saisine et traitement des allégations
 

Les investigations sont régies par les principes suivants : la confidentialité qui s’applique à l’ensemble de la procédure ;  la transparence quant aux procédures elles-mêmes ; la protection des personnes impliquées ; la présomption d’innocence concernant la personne visée par une allégation ; l’information rapide des personnes mises en cause ; une attention particulière apportée aux potentiels conflits d’intérêt dans le choix des experts ; l’accompagnement des personnes injustement accusées pour les aider à restaurer leur réputation.

Le RIS est le point d’entrée unique des allégations. Elles peuvent être déposées par toute personne : celle-ci peut alors demander que son identité soit le cas échéant gardée confidentielle (même dans les échanges avec la direction du CNRS). En corollaire de cette garantie, les signalements anonymes sont proscrits.

L’allégation n'est recevable que si le CNRS a été, au moment des faits, l’employeur de la personne (ou d’une des personnes) mise en cause, ou bien de la personne qui s’estime lésée par une méconduite (par exemple en cas de plagiat). Dans certains cas néanmoins, en fonction de l’appréciation qu’il portera sur le préjudice qui pourrait être porté à l’organisme, le RIS pourra demander à être associé, à titre d’observateur, à l’enquête.

Une première étape consiste à qualifier l’allégation et à vérifier si des RIS d'autres universités ou organismes de recherche doivent être associés à l’investigation. Les personnes mises en cause seront rapidement informées et il leur sera demandé de répondre à l’allégation déposée. La MIS débute alors sa phase d'expertise pendant laquelle peuvent intervenir des experts individuels ou une commission d’enquête. Le RIS rédige ensuite un rapport final destiné au PDG du CNRS, qui décidera alors des dispositions à prendre, et en particulier d’une éventuelle suite disciplinaire.

Guide "Pratiquer une recherche intègre et responsable"

Site de l'Office français de l'intégrité scientifique

Extraits liés à l'intégrité scientifique du bulletin officiel du CNRS

Le référent intégrité scientifique

La fonction de référent intégrité scientifique (RIS) a été créée en août 2018 au CNRS. Cette fonction est occupée par Rémy Mosseri, directeur de recherche au CNRS, physicien.
Contact :
remy.mosseri@cnrs.fr

Médiatrice

Placée auprès du Président-directeur général, la médiatrice est chargée d’intervenir pour aider à résoudre les différends et les difficultés survenant dans la vie interne de l’établissement. Sa fonction intègre également un rôle de conciliateur qui doit permettre de faire émerger des solutions aux différentes situations conflictuelles qui lui ont été soumises.

Avoir recours à la médiatrice ne signifie pas une incapacité des autres acteurs à régler les difficultés existantes dans les collectifs de travail. Pouvant être saisie hors la hiérarchie, la médiatrice doit savoir instruire une situation avec une distance qui garantisse tout à la fois, outre la confidentialité, une écoute impartiale et bienveillante. La médiatrice n’est en aucun cas un juge, mais une facilitatrice des relations sociales. Outre les médiations "curatives", elle doit porter un regard de prévention en sa qualité d’acteure de la santé sur les conditions de vie au travail.

Dans cette mission, la médiatrice est accompagnée d'un chargé de mission, René Boutin (rboutin@unistra.fr).

La médiatrice

La fonction est occupée, depuis le 1er janvier 2011, par Maïté Armengaud, ingénieure de recherche.

Contact : mediateur@cnrs-dir.fr

Le Comité d’éthique du CNRS

Créé en 1994, le Comité d’éthique du CNRS (COMETS) est une instance consultative et indépendante dont les avis sont publics. Placé auprès du Conseil d’administration du CNRS, le COMETS traite des questions dont le saisissent le Conseil d’administration, le Conseil scientifique ou le Directeur général du CNRS. Il a en outre la faculté d’autosaisine. Son indépendance lui permet d’aborder librement la portée éthique des grands enjeux impliquant la recherche.

Missions 

Le COMETS engage des réflexions sur les questions éthiques générales suscitées par la pratique de la recherche et liées :

  • Aux conséquences sociales et morales du développement des sciences et de leurs applications pratiques ;
  • Aux principes qui régissent les comportements individuels des chercheurs et le fonctionnement des instances du CNRS ;
  • À l’exercice de la science elle-même.

À l’issue de ces réflexions, il appartient au COMETS, de formuler des recommandations relatives à la définition, à la justification et à l’application de règles relatives à l’éthique et à la déontologie de la recherche. Par ses avis et les actions de formation qu’il mène ou auxquelles il participe, le COMETS attire l’attention des personnels de recherche et de direction sur les dimensions éthiques et sociétales de toute recherche. Ce faisant, il vise à éclairer l’exercice de la liberté de recherche en regard des devoirs et responsabilités que ces personnels ont vis-à-vis du CNRS et plus généralement de la société.

Le COMETS est une instance de réflexion ; ce n’est ni un comité opérationnel d’éthique chargé de donner une accréditation à des projets, ni une instance de déontologie traitant des infractions aux règles d’intégrité scientifique. Il ne statue pas sur des cas particuliers, qu’il s’agisse de projets scientifiques ou d’infractions à la déontologie des chercheurs.

Voir le site du Comité d'éthique

Le COMETS

Son président est, depuis le 1er septembre 2016, Jean-Gabriel Ganascia, professeur à Sorbonne Université, informaticien, spécialiste d’intelligence artificielle.