Lancée début 2022 par le président Kaïs Saïed, la plateforme E-istichara devait permettre aux Tunisiennes et Tunisiens de "reprendre la parole" avant le référendum constitutionnel. En croisant analyse des médias, documents officiels et entretien avec l’ONG I-Watch, une étude menée par Fabrizio Li Vigni, chercheur du CNRS au laboratoire Centre Internet et société, montre comment cette consultation numérique, peu inclusive et étroitement cadrée, a surtout servi à mettre en scène un soutien populaire au tournant autoritaire du régime. Une étude publiée dans The Journal of North African Studies.