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Concours mondial d'innovation : le CNRS félicite ses lauréats

En réponse aux sept « ambitions » du rapport de la commission Innovation 2030, le Gouvernement français a lancé en décembre 2013, le Concours mondial d’Innovation pour faire émerger les talents et futurs champions de l’économie française. François Hollande a reçu les 110 lauréats de cette première édition le 24 juillet dernier.

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Ce concours se déroule en trois phases :

  • la « phase d'amorçage » : sélection de 110 projets au stade amont de leur développement sur les 625 reçus,
  • la « phase d'accompagnement » : 50 projets « prometteurs », financés à hauteur de 2 millions d’euros chacun,
  • la « phase de développement » : industrialisation d'un ou deux projets par thématique.

Reconnus pour leur potentiel de croissance, les 110 lauréats se partagent près de 20 millions d’euros, sous réserve qu’ils créent une société de droit français. Avec ce soutien, ces jeunes pousses vont pouvoir recruter et surtout accéder plus facilement à des financements, auprès de la BPI notamment.

Focus sur quelques projets impliquant des laboratoires CNRS :

Ambition « La valorisation des données massives – Big Data »

  • IA-LIB est la première solution d’intelligence artificielle pour la gestion en temps réel des systèmes de véhicules partagés (vélos ou voitures en libre-service). Il permet d’accélérer la détection des pannes et d’optimiser les stratégies d’équilibrage du réseau en prenant en compte un grand nombre de flux de données (météo, pannes dans les transports, évènements sportifs et culturels, etc.). Présenté par QUCIT, dirigée par Raphaël Cherrier de l'Institut de mécanique et d'ingénierie de Bordeaux (CNRS/Université de Bordeaux/Institut polytechnique de Bordeaux/Arts et métiers Paristech Bordeaux), cette start-up bordelaise utilise les données massives pour prédire les comportements de mobilité urbaine. Son objectif est de permettre une utilisation optimale des ressources en quantités limitées (moyens de transports, places de stationnement, temps, etc.) pour créer des villes plus agréables à vivre et plus écologiques.
  • La plateforme prédictive Wysii permet de deviner le goût et d’anticiper les besoins du consommateur. Lorsqu’un client contacte une entreprise, Wysii recherche des comportements similaires dans un contexte proche pour en déduire les produits ou services supplémentaires à lui proposer. Wysii, co-développée avec le CNRS, est portée par la société Tell Me Plus, fondée en 2011.

Ambition «Recyclage des métaux »

  • Le projet REMETOX développe l’utilisation de la technologie d’oxydation par eau supercritique pour améliorer le procédé de récupération de l’ensemble des métaux contenus dans les cartes électroniques dites riches, comme celles des téléphones portables. Présenté par Terra Nova Développement et le Bureau de recherches géologiques et minières dans la catégorie Recyclage de la matière, ce projet est développé dans le laboratoire ICARE (CNRS) en coopération avec le laboratoire Conditions extrêmes et matériaux : haute température et irradiation (CNRS).
  • Le projet HICAP permet de récupérer les métaux précieux en filtrant l’eau, notamment celle des procédés industriels, via le développement de nouvelles résines de filtration offrant une sélectivité extrême pour la capture des métaux précieux comme le platine, le palladium et l'or. Cette invention brevetée et licenciée à la start-up Magpie Polymers, issue du laboratoire Hétéroéléments et coordination (CNRS/Ecole Polytechnique), concerne un nouveau type de polymère à base de phosphine (H3P) qui a la capacité de coordonner des ions métalliques grâce aux ligands stabilisateurs. Cette technique offre une variété d’applications impliquant la présence d’ions métalliques : catalyse, purification et extraction des métaux, et imagerie médicale par stabilisation des nanoparticules.

Ambition « Médecine individualisée »

  • Le projet EPIGENETIX a pour objectif le développement de tests de dépistage du syndrome de l’X fragile, associé à la moitié des cas de retard mental. Issu du Laboratoire de physique statistique de l’Ecole normale supérieure (CNRS/ENS/UPMC/Université Paris Diderot), ce projet a été présenté par la société PICOSEQ, spécialisée dans le séquençage génétique.
  • INSPECT développe un stent intelligent, capable en permanence de déterminer et de communiquer l’état du vaisseau sanguin traité, qui permettra un suivi non invasif et à distance des patients opérés suite à une maladie coronarienne. Le médecin pourra ainsi personnaliser le traitement, afin de prévenir les complications éventuelles, et éviter notamment que le vaisseau se rebouche, provoquant une nouvelle crise cardiaque. À court terme, cette technologie pourrait sauver la vie de milliers de malades dans le monde et à long terme révolutionner le traitement par stents dans son ensemble, en permettant au praticien de choisir pour chaque patient le stent adapté à son profil médical. Ces innovations amélioreront la qualité de vie du patient, rendront le traitement par stents plus sûr et moins coûteux pour le système de santé.
  • Le projet FASTGENE vise à perfectionner une technique brevetée en proposant d’évaluer une solution de contrôle ultra rapide de la température par thermalisation microfluidique qui doit permettre, à seuil de détection constant, de diminuer le temps d’analyse de 30 minutes aujourd’hui à moins de 5 minutes. Ce projet a été présenté par la société ELVESYS qui développe, produit et commercialise des systèmes et microsystèmes fluidiques. Créée en 2011 par trois chercheurs du laboratoire Processus d'activation sélectif par transfert d'énergie uni-électronique ou radiatif –PASTEUR (CNRS/ENS/UPMC), cette start-up s’appuie sur un brevet en copropriété CNRS/ENS. FASTGENE est le résultat d’un projet ANR Astrid 2011 portant le même nom.

Ambition « protéines végétales et chimie du végétal »

  • Le projet AVALFYNERIE est le développement d’une technologie de rupture fondée sur la mise en œuvre d’un procédé de bioraffinerie “tout en un”, à partir de microorganismes naturels dans une approche de « drop-in ». L’objectif est de générer des molécules aux caractéristiques identiques aux molécules pétrosourcées avec un procédé durable, soutenable et non concurrentiel des filières alimentaires. Il est porté par la société de biotechnologie clermontoise AFYREN, créée et hébergée au laboratoire Microorganismes : génome et environnement (CNRS/Université Blaise Pascal/Université d’Auvergne Clermont-Ferrand).

Ambition « Stockage de l’énergie »

  • ECO-STOCK est une technologie de stockage thermique utilisant des matériaux issus de déchets industriels à recycler. Ce projet est porté par la start-up ECO TECH CERAM, en étroite collaboration avec le laboratoire Procédés, matériaux et énergie solaire (CNRS/Université de Perpignan) et le laboratoire Conditions Extrêmes et Matériaux : Haute température et irradiation (CNRS).

Ce concours sera renouvelé tous les deux ans.

 

Contact :

Karine Wecker-Blanda / Responsable Innovation - Entreprise de la Direction de la communication du CNRS / karine.wecker-blanda@cnrs-dir.fr