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Créations d'entreprise

EnobraQ, la start-up qui capture et valorise le CO2 à l'aide de levures

Créée en novembre 2015 par Toulouse White Biotechnology (TWB), la start-up EnobraQ développe une levure capable d'utiliser le CO2 pour le transformer en molécules d'intérêt pour l'industrie chimique.

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La start-up EnobraQ est née en novembre 2015 du projet Carboyeast, retenu lors du premier appel à projets de recherche précompétitifs lancé par le consortium Toulouse White Biotechnology (TWB), un démonstrateur préindustriel favorisant le développement d'outils biotechnologiques et de procédés innovants. Porté par trois équipes de recherche du Laboratoire d'ingénierie des systèmes biologiques et des procédés (CNRS/INRA/INSA Toulouse), Carboyeast vise à concevoir le premier organisme eucaryote capable d'utiliser, pour se développer, le gaz carbonique (CO2) atmosphérique ou industriel comme unique source de carbone - et l'hydrogène comme source d'énergie, indépendamment de toute autre ressource organique.

Installée au sein des laboratoires de TWB, EnobraQ a aujourd'hui comme principal investisseur la société Sofinnova Partners, premier fonds de capital-risque français et l’un des tout premiers d'Europe spécialisé dans les sciences de la vie. La start-up prévoit maintenant d'accélérer son développement et d'atteindre une quinzaine de chercheurs dans les prochaines semaines.
Pour EnobraQ, le CO2, ce gaz à effet de serre tant redouté, devient un composé chimique exploitable comme réactif. L'innovation de rupture se base sur un procédé biologique de capture du CO2 par des micro-organismes synthétiques génétiquement modifiés - des levures capables de se nourrir de CO2 et d'hydrogène - et la production ultérieure de composés chimiques à fort intérêt économique. Protégé par trois brevets, le procédé pourrait aboutir à la réalisation sur mesure à l'échelle industrielle d'une large gamme de synthèses chimiques et se positionne comme alternative bio-sourcée sérieuse face aux molécules d'origine fossile, dont les dérivés du pétrole.

Une fois intégrée aux usines émettrices de CO2, cette technologie rendra possible la génération de bioproduits (biocarburants, polymères, synthons pour la chimie, etc.) à partir de ressources renouvelables sans impact carbone, et, un jour peut-être, la capture du CO2 atmosphérique.

 

Contact :

Denis Pompon / Laboratoire d'ingénierie des systèmes biologiques et des procédés / T. +33 5 67 04 88 06 / dpompon@insa-toulouse.fr