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Start-up

Le CNRS actionnaire des start-up issues de ses laboratoires

Soutien incontestable de la création d’entreprises - plus de 1 000 entreprises créés depuis 1999 - le CNRS endosse aussi, pour certaines d’entre elles, le rôle d’actionnaire par l’intermédiaire de sa filiale historique de valorisation, FIST SA. Déjà vingt-quatre start-up ont bénéficié de ce soutien financier de l’organisme, essentiel à certaines étapes de leur développement. 

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Entrer au capital des start-up issues de ses laboratoires fait partie des activités de valorisation du CNRS

Par l’intermédiaire de sa filiale de valorisation FIST SA, le CNRS entre au capital de start-up prometteuses qui, à un instant donné de leur développement, ont besoin d’un soutien financier, technique ou stratégique. Cette prise de participation repose sur un mécanisme juridique dit de « compensation de créances ». Il s’agit pour le CNRS de retarder la perception de sommes dues par les start-up au titre des contrats de valorisation. Ces créances sont cédées à FIST SA qui les convertit en actions du capital social desdites start-up. Grâce à cela, l’entreprise peut convenablement allouer sa trésorerie de manière à optimiser les phases de recherche ou de développement. L’intervention du CNRS peut également avoir lieu plus tard, lorsque licence et propriété industrielle riment avec valorisation, dans le cadre de rachats ou de recapitalisations.

 

Quels types de start-up bénéficient de ce soutien financier ?

Fort potentiel commercial, rupture technologique, équipes talentueuses, caractère « amont » des projets sont autant de critères analysés dans la perspective d’un investissement. Le mot d’ordre reste l’impact socio-économique. Vingt-quatre sociétés comptent ou ont compté FIST SA parmi leurs actionnaires (encadré). Ces entreprises sont positionnées sur de grands secteurs de la recherche comme les TIC, la biologie, la physique ou encore la chimie. Plusieurs projets très prometteurs sont actuellement en cours d’analyse, à des stades d’avancée différents. Ils sont à la hauteur des enjeux de valorisation du CNRS et devraient permettre d’augmenter significativement la valeur d’un portefeuille de près de trois millions d’euros déjà investis.

 


Le CNRS actionnaire via FIST SA

Les sociétés dans lesquelles FIST SA est actionnaire : Arterial Remodeling Technolgies (ART), Crocus, Domain Therapeutics (Faust Pharma), Dpt E, ElicytilEthera, Innodia Inc. (Bellus), InnoveoxIntegragenIroc TechnologiesNovimetSicat LlcSupersonic Imagine (SSI), CardiawaveGreenerwave.

Les sociétés dans lesquelles FIST SA n’est plus actionnaire suite à un rachat ou à des cessations d’activités : Ft Press, Genodyssée, Lumilog (rachetée par Saint-Gobain), Nemoptic, Photline (rachetée par iXBlue), Sedac Therapeutics, Sensitive Object (rachetée par Tyco Electronics), Sensoria Technology, Targa Thérapies, Varioptic (rachetée par Parrot)


 

Quels bénéfices le CNRS retire-t-il de ses prises de participations ?

Miser sur le potentiel de développement, la qualité des recherches et la valeur à terme des projets entrepreneuriaux est une volonté affichée du CNRS pour disséminer et faire fructifier la recherche publique. Par sa stratégie d’actionnariat, le CNRS réalise un retour sur investissements représentant un vrai atout d’accroissement des revenus d’exploitation de ses recherches et brevets. Elle combine redevances au titre de l’exploitation des technologies licenciées et revenus issus du capital (les seules cessions à des industriels ont déjà rapporté plus d’un million d’euros). En augmentant la présence des personnels de la valorisation aux conseils d’administration ou de surveillance de ces sociétés, cette stratégie vient aussi alimenter la connaissance des domaines et les attentes des acteurs industriels. Enfin, elle ancre le rayonnement scientifique du CNRS qui reste acteur de ces sociétés jusqu’au bout de la chaîne de valeur.

Les opérations récentes telles que les introductions en bourse des sociétés Innoveox et SuperSonic Imagine, l’acquisition partielle d’Arterial Remodeling Technologies

ou encore l’investissement dans Novimet, démontrent l’efficience de cette politique de soutien accru du CNRS, qui n’hésite pas à s’engager aux côtés de ses start-up.

 

Contact :

Karine Wecker-Blanda / Direction de la communication du CNRS / karine.wecker-blanda@cnrs-dir.fr