Pour répondre à cette interrogation, une équipe de recherche, impliquant notamment le Centre de recherche en neurosciences de Lyon, a exposé individuellement des enfants de 3 à 8 ans à des interactions dans lesquelles un personnage tantôt masculin, tantôt féminin, se trouve en position de pouvoir sur un autre personnage. Pour chaque saynète, les enfants disposaient d’un nombre impair d’autocollants qu’ils devaient répartir entre les deux personnages. En choisissant le personnage à avantager, les enfants mettaient en évidence leur attitude face à cette inégalité. Les résultats de cette étude, parue dans Child Development, suggèrent que les enfants âgés de 3 à 8 ans ne cautionnent pas plus le pouvoir quand il est masculin.