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Notre approche

Notre approche, fondée sur l’interdépendance des communautés de chercheurs et la mutualisation de l’IST dans les UMR, par-delà les frontières des institutions, repose à l’amont sur la BSN, l’ADBU, le Consortium Couperin, sur l’ABES, qui acquièrent les ressources et analysent l’évolution des modèles de collaboration et de publication. Ces partenaires sont en relation étroite avec le CNRS, notamment dans le projet ISTEX.

L'Open Science, une priorité européenne

Une nouvelle approche transversale : Les vues globales "encyclopédiques", comme le décloisonnement et le partage à grande échelle des connaissances, renaissent dans le projet de l'Open Science : à l'heure numérique, cette notion souligne la "démultiplication" des connaissances telle qu'elle intervient, par exemple, en explorant en profondeur les bases digitales contenant les revues scientifiques (1). L'Open Science, c'est donc un changement d'optique, qui veut se comparer à d'autres grands stades antérieurs, comme l'avènement du télescope ou du microscope…

L'Open Science veut ainsi rendre compte des mutations qu'apportent les grandes plateformes "ouvertes" internationales : elles donnent accès à de nouveaux agencements d'acteurs de la recherche (innovation numérique, société civile), facilitées par de nouvelles démarches de partage (lois numériques (2)), et aboutissant à des types originaux de résultats et de régulations (plateformes de données et d'analyses, réseaux sociaux scientifiques, nouvelles formes de collaboration….).

L'Open Science, champ beaucoup plus profond que l'Open Access limité à la seule publication, désigne tout l'éventail des voies et moyens d'enrichissement du travail scientifique apporté par le numérique.

Une priorité européenne: En juin 2015, le Commissaire pour la Recherche, la Science et l'Innovation, Carlos Moedas, a défini trois priorités à son action: "Open Innovation, Open Science, Openness to the World". L'Open Science est définie à Bruxelles par toutes les "transitions" qui accompagnent les changements numériques de la science (3). En 2015 également, l'OCDE développe une approche similaire en insistant sur la possible rupture globale que pourrait constituer l'Open Science (4), sous la condition d'une action concertée.

Actions de la DIST

1. Une action nationale en cours - l'optimisation des usages partagés d'outils d'IST, avec les Universités et Organismes : Cette action applique directement la stratégie lancée fin 2013 par Alain Fuchs : "Mieux partager les connaissances en partageant mieux l'IST".

Les outils mutualisés pour les UMR et les territoires sont en cours de mise en place, après analyse des besoins (2014-2015). Pour construire cette mise en place, une démarche nationale de partage a été construite et proposée aux partenaires du CNRS (CPU, Organismes) à partir du COPIST(Catalogue Partagé d'Offre d'IST) cinq grandes catégories de services sont répertoriées et proposées à travers cinquante ressources de documentation, publication, analyse, partage de données…

Ce Catalogue, sous la forme d'un questionnaire numérique interactif, est offert à la consultation pendant 4 mois (décembre 2015 - mars 2016), à tous les partenaires, qui ont participé à la construction de la démarche. Une plateforme portée par le CNRS, CORIST, permet le dialogue et les tests d'optimisation des bases de partage, avec toutes les Universités et Organismes. Un dialogue suivi est maintenu avec la CPU, en vue d'une exploitation commune des résultats, traités et construits avec l'INIST, qui définira son plan de charge sur ces bases.

2. Une observation permanente des changements: enquêtes auprès des UMR : L'’Open Science" se construit dans et par de nombreux processus associés aux activités des Instituts, avec des modalités souvent différenciées par communautés scientifiques (5) : choix de publications, partage et réutilisation des données, ouverture des codes informatiques (open source), etc.

Cette différenciation des pratiques et des besoins, observée par la DIST, donne lieu à une série de travaux d'enquêtes et d'analyses sur plateforme (6) , pour dimensionner les actions selon la nature et la localisation des besoins.

3. Un Projet de Loi numérique tourné vers la Science ouverte : Le projet de loi « Pour une République numérique » a été l’occasion d’exprimer les attentes de la communauté scientifique. En matière de publications, la position soutenue par la DIST est similaire à celle que l’Allemagne a intégrée dans sa propre législation en 2013 (possibilité de dépôt des publications en archives ouvertes avec un délai maximum de rétention de 6 et 12 mois (SHS). Par ailleurs, un projet IST de la DIST pour le Plan Juncker, le "Télescope d'Alembert"(analyses et données scientifiques partagées) pourrait être porté conjointement avec l'Allemagne.

La Consultation nationale lancée par le Premier ministre sur le Projet de Loi "Pour une République numérique " a conduit la DIST à soutenir et faire partager un ensemble d'amendements au projet de loi, plus favorables aux usages d'Open Science.

Les données de recherche, hétérogènes et spécifiques selon les disciplines, n'ont pas encore acquis le statut juridique de « biens communs informationnels ». La réflexion se poursuivra dans le contexte européen de révision de la directive « droits d’auteurs et droits voisins » (chantier 2016 de Carlos Moedas), de façon à dégager une balance acceptable entre les intérêts des « créateurs » et des « utilisateurs » des productions scientifiques.

Un Livre blanc "Une science ouverte pour une République numérique" a été traduit en anglais pour nourrir les discussions sur les thèmes prioritaires de Science ouverte portés par la Commission.

4. L'"Open Process": partager les services IST dans la recherche publique : Dans le domaine de l’accès à l'IST documentaire (articles, commentaires, contenus générés par les utilisateurs…) l'Open Science ne signifie pas nécessairement gratuité, mais plutôt facilitation des accès par des mutualisations raisonnées construites à l’échelle de l’ESR, permettant ainsi d’abaisser les coûts d’acquisition et de développer des portails d’accès transverses facilitant l’interdisciplinarité. ISTEX, accès à des collections rétrospectives des textes scientifiques depuis une plateforme nationale ouverte à l’ensemble de l’ESR et portée par la DIST, va encore plus loin en préparant des services d’extraction de connaissances à base de fouille de textes et de données (TDM).

Le soutien au développement des archives ouvertes et aux revues en accès ouvert, dans la continuité de l’engagement du CNRS par la signature de la déclaration de Berlin en octobre 2003, se concrétise dans la plateforme nationale HAL, opérée dorénavant en partenariat avec Inria et l’Université de Lyon.

Le CNRS est également associé au projet SCOAP3 porté par le CERN: la DIST a mis en place une opération de TDM sur ce corpus d'articles à la fois dense et cohérent, intitulée "Value added to science in SCOAP3".

5. L'"Open Process": Standards de construction et de partage des flux de données : Les données scientifiques produites dans les laboratoires sont encore peu valorisées au-delà du projet de recherche dans lequel elles ont été produites. La DIST développe l'Open process à travers un vaste chantier de formation aux bonnes pratiques de gestion des données de la recherche, à destination des chercheurs et doctorants (INIST).

La DIST porte à travers la bibliothèque scientifique numérique (BSN), la construction d'un référentiel de signalement de la production scientifique nationale, associé au référentiel national des structures de recherche (RNSR) dont la rénovation sera achevée mi 2016, de façon à faciliter le repérage et la valorisation des productions scientifiques nationales.

6. Actions en partenariat pour la Science ouverte avec l'INSHS - le CLEO : Le Centre pour l’édition électronique ouverte (Cléo, UMS CNRS / AMU / EHESS / UAPV) développe 4 plateformes d’édition électronique en Open Accsess pour les SHS: Revues.org (revues), OpenEdition Books (livres), Calenda (événements) et Hypothèses (carnets de recherche), dont les usages explosent. Pour favoriser ce développement, le Cléo a développé une offre commerciale à destination des bibliothèques, l’open access freemium (7).Cela permet d’apporter aux revues des moyens leur permettant de fonctionner et de se développer.

Bien cordialement à vous,

Renaud FABRE

Directeur de l'information scientifique et technique du CNRS

e-mail : renaud.fabre@cnrs-dir.fr

tél : 01 44 96 46 57

3, rue Michel-Ange - 75794 Paris cedex 16 - FRANCE

(1) Ces explorations fertiles sont aussi bien synchroniques comme sur Pub Med Central (voir ici) que diachroniques : comme sur l'exemple ci-joint cité par la NSF (voir ici)

(2) Un Livre blanc "Une science ouverte dans une République numérique" sera prochainement l'occasion de comparer les législations émergentes en Europe et dans le monde entre 2013 et 2016

(3) Open Science "describes the on-going transitions in the way research is performed, researchers collaborate, knowledge is shared, and science is organized. It is enabled by digital technologies"

(4) OCDE 2015: "Open Science is more than open access to publications or data; it includes many aspects and stages of research processes"

(5) La DIST mène des Etudes sur l'évolution des besoins des communautés constitutives des Instituts: des résultats au tiers sur les UMR sont disponibles sur le site de la DIST

(6) Voir ici

(7) Etude de la BSN sur les coûts éditoriaux des revues SHS (voir ici)

   

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