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Start-up

RISE : 13 projets de start-up soutenus par le CNRS

La sixième promotion de start-up soutenues par le programme RISE du CNRS développe des innovations technologiques dans les domaines de la biologie et du médical, de la chimie, de la microélectronique, du numérique et de l'environnement.

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Le programme RISE du CNRS accompagne les chercheurs dans la création d'une start-up exploitant une technologie issue d'un laboratoire du CNRS et de ses partenaires. Depuis sa création, il y a trois ans, RISE a suivi plus de 80 projets de start-up.

 

Présentation de la nouvelle promotion 2022

 

Activ-H, porté par Zahra Abada, ancienne ingénieure de recherche à l’Institut de chimie des milieux et matériaux de Poitiers1 (IC2MP).

Cofondateurs : Sébastien Thibaudeau, chercheur de l’université de Poitiers à l’IC2MP ; Ali Abou-Hassan, chercheur de Sorbonne Université au laboratoire Physicochimie des électrolytes et nanosystèmes interfaciaux2.

La technologie d'Activ-H offrira des avancées significatives dans le domaine de l’activation chimique et de la création de diversité moléculaire. Elle repose sur l’utilisation des superacides : les molécules traitées subissent une modification de leur réactivité qui donnent accès à des réactions impossibles dans des conditions classiques et à des molécules inédites. Cette approche innovante ouvre un large spectre d’applications futures pour la chimie de spécialité.

 

Amineo, porté par Sophie Barbe, chercheuse Inrae au laboratoire Toulouse biotechnology institute, bio & chemical engineering.

Cofondateurs3 : Juan Cortes, chercheur CNRS au LAAS-CNRS ; Thomas Schiex, chercheur Inrae.

Amineo développe un outil de conception de protéines via la modélisation et l’analyse/optimisation informatique, avec des techniques issues des domaines de l’intelligence artificielle et de la robotique. L’activité de la future start-up devrait permettre d’étendre le catalogue des protéines naturelles.

 

CarboZym, porté par Jullien Drone, chercheur de l’ENSC Montpellier à l’Institut Charles Gerhardt Montpellier4 (ICGM).

Cofondateur : Nicolas Brun chercheur CNRS à l‘ICGM

CarboZym met au point une plateforme technologique d’innovation pour la biologie synthétique acellulaire, basée sur une technologie d’immobilisation d’enzymes qui permettra l’implémentation de nouveaux procédés biocatalytiques de préparation et de fabrication de composés à valeur ajoutée. Objectif : l'immobilisation simple, rapide et sélective d'enzymes, sans avoir recours à des étapes de purification préalables et avec une charge protéique supérieure à 10 % en masse.

 

DERi, porté par Christophe Jouffrais, chercheur CNRS au laboratoire Image and pervasive access lab6 et directeur de ''Cherchons pour voir''7.

Cofondateurs : Julie Mulet, chercheuse CNRS à l'Institut de recherche en informatique de Toulouse8 (Irit) ; Bernard Oriola, chercheur CNRS à l'Irit et médaille de cristal du CNRS 2017.

Le dispositif DERi, composé d’un éditeur et d’un lecteur, permet de rendre interactifs des documents en relief, couramment utilisés pour permettre aux personnes déficientes visuelles d’accéder à des représentations graphiques par l’exploration tactile. L’éditeur permet de créer des documents en relief sur un ordinateur et le lecteur de les explorer sur tablette. Les applications potentielles : les programmes éducatifs, la lecture, les jeux, les tables d’orientation, les guides de musée interactifs, etc.

 

EnDIA, porté par Orlando Chuquimia, ancien doctorant au Laboratoire d'informatique de Paris 6 (LIP6)9.

Autres membres : Mathieu Pioche, CHU de Lyon ; Benjamin Gibert, chercheur CNRS au Centre de recherche en cancérologie de Lyon10 ; Laura Conde, chercheuse de l’université Bretagne Sud au Laboratoire des sciences et techniques de l'information, de la communication et la connaissance11 ; Jérémie Jacques, CHU de Limoges.

EnDIA développe un logiciel d’assistance au diagnostic pendant une coloscopie. Doté d'un module d'intelligence artificielle, cet outil permet la détection et la caractérisation des polypes. En améliorant la qualité des diagnostics, il fera bénéficier aux patients d’une solution thérapeutique adaptée, et diminuera le nombre d’examens par patient.

 

Hanabi, porté par Frédéric Mercier, chercheur CNRS au laboratoire Sciences et ingénierie, matériaux, procédés12 (Simap).

Cofondateurs : Erwan Gicquel chercheur de Grenoble INP au Simap ; Olivier Muquet (associé). 

Hanabi propose une solution alternative aux matériaux plastiques : un nouveau matériau structurel hybride couplant cellulose et céramique, sans dégrader les propriétés intrinsèques du papier. Il permet de combiner les fonctionnalités du plastique et le cycle de vie du papier/carton.

 

Manitty, porté par Philippe Blasquez, président de la start-up.

Cofondateurs : Pascal Garcin, directeur financier ; Paul-Antoine Libourel, chercheur CNRS au Centre de recherche en neurosciences de Lyon14 et médaille de cristal du CNRS 2021.

L'objectif du projet est de créer un dispositif de mesure et d’enregistrement des paramètres physiologiques, comportementaux et cérébraux sur un animal en mobilité, libre de ses mouvements. Ce système améliorera l’interprétation de l’état dans lequel se trouve l’animal – sommeil, éveil, rêve, activité, stress, etc. – grâce à un dispositif autonome, portable et multimodal.

 

Microstock 4.0, porté par Christophe Lethien, chercheur CNRS et directeur adjoint de l'Institut d'électronique, de microélectronique et de nanotechnologie15.

Autres membres : Maxime Hallot, chercheur CNRS dans l’Unité de catalyse et de chimie du solide16 (UCCS) ; Pascal Roussel, chercheur CNRS à l’UCCS ; Thierry Brousse, chercheur de l’université de Nantes à l’Institut des matériaux de Nantes Jean Rouxel17 ; Cédric Chazel, chercheur CNRS au Laboratoire de réactivité et chimie des solides18.

Le projet est axé sur des technologies de stockage électrochimique alliant de grandes densités d’énergie et de puissance, sources d’autonomie, et particulièrement intéressantes pour les objets connectés. Objectif : proposer des micro-dispositifs sur puce destinés à des applications ayant des besoins récurrents en termes de fourniture d’énergie permanente, de pics de courant, et de filtrage.

 

Nanocode, porté par François-Damien Delapierre, chercheur CNRS à l'Institut de chimie physique19., aux côtés de Antoine Pallandre, chercheur de l’université Paris-Saclay à l'Institut de chimie physique ; Anne-Marie Haghiri Gosnet, chercheuse CNRS au Centre de nanosciences et de nanotechnologies20; Fathi Moussa, chercheur de l’université de Paris-Saclay à l'Institut de chimie physique.

Nanocode développe une technique d’identification et de quantification de molécules en solution à partir de mélanges complexes. Cette technologie analytique propose une alternative aux méthodes de chromatographie/électrophorétiques classiques. Elle permettrait de doser en quelques minutes des biomarqueurs dans des prélèvements de liquide céphalo rachidien sur une biopuce nanofluidique à « code barre ».

 

Patched Therapeutics, porté par Isabelle Mus Veteau, chercheuse CNRS à l'Institut de pharmacologie moléculaire et cellulaire21.

Cofondateur : Stéphane Azoulay, chercheur d’Université Côte d’Azur à l’Institut de chimie de Nice22.

Ce projet, qui vise à lutter contre la résistance des cancers aux traitements, développe un adjuvant à la chimiothérapie : un inhibiteur de l'activité de la protéine qui transporte les médicaments hors des cellules cancéreuses.

 

RNA Seek, porté par Jean Gamby, chercheur CNRS au Centre de nanosciences et de nanotechnologies19 (C2N).

Autres membres : Claire Poujoujy, doctorante, Jérémy Le Gall, et Djamila Kechkeche, chercheurs CNRS au C2N.

L'objectif de ce projet est de mettre au point une solution alternative à la méthode PCR grâce à une analyse rapide en microfluidique.

 

SURe, porté par Roland Pellenq, chercheur CNRS au laboratoire (Epi)Genetics, Data & Politics23 (EpiDaPo Lab) et Jacob Roxon chercheur CNRS à l’Epidapo Lab.

Les chercheurs du projet SURe mettent au point un logiciel permettant d’évaluer l'impact de la structure d'une ville et du climat sur la propagation des maladies transmises par l'air. Architectes et urbanistes pourront ainsi disposer d’un outil de planification urbaine intelligente, plus efficace et plus verte.

 

WeLinQ, porté par Tom Darras, chercheur de Sorbonne Université au Laboratoire Kastler Brossel24 (LKB).

Cofondateurs : Eleni Diamanti, chercheuse CNRS au LiP69 ; Julien Laurat, chercheur de Sorbonne Université au LKB.

Le projet WeLinQ développe une technologie de transmission d’information quantique à longue distance, notamment par transfert d’intrication.

 

1 CNRS/Université de Poitiers

2 CNRS/Sorbonne Université

3 CNRS/Inrae/Insa Toulouse

4 CNRS/ENSCM/Université de Montpellier

5 CNRS/ENSCM/Université de Montpellier

6 CNRS/Université de Singapour/Agency for science technology and research, biomedical research council

7 Ce laboratoire est issu de la collaboration entre le CNRS, l’université Toulouse-III-Paul Sabatier, et l'Institut des jeunes aveugles (IJA) de Toulouse

8 CNRS/Toulouse INP/Université Toulouse-III-Paul Sabatier,

9 CNRS/Sorbonne Université

10 CNRS/Centre anticancéreux Léon Bérard/Inserm/Université Claude Bernard Lyon 1

11 Ecole nationale d'ingénieurs de Brest/Ecole nationale supérieure de techniques avancées Bretagne/Ecole nationale supérieure mines-télécom Atlantique Bretagne Pays de la Loire/Université de Bretagne Occidentale/Université de Bretagne Sud

12 CNRS/Université Grenoble Alpes

13 CNRS/Université Grenoble Alpes

14 CNRS /Inserm/Université Claude Bernard Lyon 1

15 CNRS/Université de Lille/Université polytechnique hauts-de-France

16 CNRS/Centrale Lille Institut/Université d'Artois/Université de Lille

17 CNRS/Nantes Université

18 CNRS/Université de Picardie Jules Verne

19 CNRS/Université Paris-Saclay

20 CNRS/Université Paris-Saclay

21 CNRS/Université Côte d'Azur

22 CNRS/Université Côte d'Azur

23 CNRS/George Washington University

24 CNRS/ École normale supérieure/Sorbonne Université/Collège de France