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La France première bénéficiaire de financements mixtes au dernier appel EIC Accelerator

Les résultats de l’appel de EIC Accelerator d’octobre 2019 ont été diffusés en décembre. Soixante-quinze petites entreprises (issues de quinze pays différents) ont été sélectionnées, pour un montant total de 278 millions d’euros.

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Depuis juin 2019, EIC Accelerator remplace le mécanisme de subsidiation européen "Instrument PME" et est destiné à accélérer l’émergence de futurs champions parmi les PME européennes. Doté d’une enveloppe globale de plus de 1,8 milliard d’euros, dont 654 millions pour l’année 2020, il vise ainsi à permettre le lien entre la recherche d’innovations "disruptives" et leur mise sur le marché.

La France et Israël accueillent le plus grand nombre de projets bénéficiant de financements mixtes et la Suisse et l'Allemagne hébergent quant à elles le nombre maximal de subventions. Le succès de la France ne se dément pas puisque les PME françaises innovantes avaient été les plus performantes lors de l’appel EIC Accelerator précédent.

C'est la première fois que le « financement mixte » est proposé et permet un niveau de financement beaucoup plus élevé (jusqu'à 17,5 millions d'euros par entreprise) permettant d’accélérer la croissance des entreprises européennes proposant des innovations de rupture. Outre le soutien financier, les start-ups et les PME auront accès à des services de coaching, de mise en réseau et d'accélération des entreprises pour les aider à développer leur entreprise. Le nouveau Fonds EIC effectuera les vérifications préalables nécessaires pour effectuer les investissements en actions début 2020. Le Fonds EIC apportera des co-investissements et suivra les investissements des financeurs privés.

Parmi les 7 lauréats français (Nanolike, Novolyze, Antofenol, Demeta, Abbelight, TiHive, XSun), le CNRS est à l’origine ou partenaire de quatre d’entre eux :

  • Nanolike (subvention), basée à Labège, a mis au point un nanocapteur dévolu à l’Internet des objets industriels ; cette technologie est issue des travaux de recherche du Laboratoire de Physique et Chimie des Nano-objets1 .
  • Demeta (financement mixte), implantée à Rennes, développe des catalyseurs de nouvelle génération pour la chimie verte ; cette start-up est investie dans un partenariat de recherche public-privé avec le CNRS et l’Université de Rennes 1 ( Labcom GreenCare).
  • Abbelight (financement mixte), située à Paris, propose des solutions innovantes dans le domaine de la microscopie de super-résolution ; cette start-up est issue d'une collaboration entre l'Institut des sciences moléculaires d'Orsay2 et l'Institut Langevin3 .
  • XSun (financement mixte), implantée à Guérande, a conçu un drone autonome en énergie et en décision (intégration d’un système d’intelligence artificielle) ; cette start-up est partenaire du l'Institut des matériaux Jean Rouxel4.

 

1 CNRS/INSA Toulouse/Université Toulouse 3

2 CNRS/Université Paris-Saclay

3 CNRS/ESPCI Paris

4 CNRS/Université de Nantes