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Start-up

RISE : 12 projets de start-up soutenus par le CNRS

La nouvelle promotion de start-up du CNRS développe des innovations technologiques dans les domaines de la biologie et du médical, de la chimie, de l'électronique, du numérique et de l'environnement.

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Le programme RISE du CNRS accompagne les chercheurs dans la création d'une start-up exploitant une technologie issue d'un laboratoire du CNRS et de ses partenaires. Présentation de la nouvelle promotion 2021, sélectionnée parmi 36 candidatures :

  • LightLab, porté par Peter Dalko, chercheur du CNRS au Laboratoire de chimie et biochimie pharmacologiques et toxicologiques1. Ce projet vise à développer et commercialiser une classe de nanomatériaux hybrides dont la taille, la surface, le redox-potentiel (pour l'activation) et la capacité d'imagerie ont été optimisés et présentent de nombreux avantages dans la formulation de médicaments en général. Ces vecteurs sont actuellement testés pour le traitement de différentes maladies du foie, telles que la hépatocarcinome ou l'hépatite B. 
  • Analogues de la sérotonine pour le traitement des maladies avec surcharge en fer, porté par Francine Côté, chercheuse du CNRS à l'Institut Cochin2. Le fer est indispensable à la vie, notamment pour la fabrication des globules rouges (érythropoïèse). Néanmoins un dysfonctionnement de l’érythropoïèse peut conduire à une surcharge en fer (hémochromatose) qui est toxique. La β-thalassémie et les syndromes myélodysplasiques sont des pathologies à incidence mondiale qui associent surcharge en fer et anémie. Trouver un traitement qui agit sur la surcharge du fer (chélation) et l’érythropoïèse, avec une efficacité et tolérance optimales, est indispensable pour améliorer la survie des patients. Le projet propose le développement d’une nouvelle classe de molécules avec une double action de chélation et redistribution du fer permettant de traiter simultanément l’hémochromatose et l’anémie dans les thalassémies et les myélodysplasies.
  • OwnTech, porté par Luiz Villa, chercheur au LAAS-CNRS. En électronique de puissance, le développement des convertisseurs aux champs d'applications larges peut réduire drastiquement le coût de développement et le « time-to-market », et lever ainsi un obstacle majeur à l’émergence sur le marché de nouveaux produits. Le projet OwnTech vise à proposer un développement unifié à travers une suite technologique comprenant un convertisseur standard reprogrammable. Un environnement de développement permettra à chacun de déployer des fonctionnalités spécifiques en se basant sur une API et une bibliothèque d’exemple, pour rendre la prise en main de la solution ergonomique.
  • Rheoalloy, porté par Hajar Mamad, chercheuse au Laboratoire rhéologie et procédés3. Ce projet vise à développer et commercialiser de nouveaux alliages de polymères dont la composition est modulable. Ces matériaux présentent des performances d'absorption de chocs exceptionnelles, même après une multitude de chocs répétés. Grâce à leur flexibilité et à leur moulabilité, les formulations de Rheoalloy sont polyvalentes et apportent une réponse à un grand nombre d'applications potentielles.
  • Amplificateur quantique, porté par Luca Planat, chercheur post-doctorant à l'Institut Néel du CNRS. Les technologies quantiques promettent de révolutionner la façon dont l’information sera traitée dans de nombreuses applications (science de l’information, défense, astrophysique, recherche fondamentale…). Malgré ces promesses, un des problèmes majeurs reste l’accès et les interactions avec ce monde quantique infiniment petit aux signaux extrêmement faibles. Toute application requiert donc une amplification de ces signaux, tout en conservant leurs caractères quantiques. Ce projet vise ainsi à commercialiser des amplificateurs supraconducteurs répondant à ces nouveaux besoins, pour les acteurs académiques et industriels de ce marché en pleine expansion.
  • Paircode, porté par Melpomeni Dimopoulou, chercheuse post-doctorante au laboratoire d'Informatique, signaux et systèmes de Sophia Antipolis4. Le projet se propose de résoudre deux défis liés à la technologie du stockage de données dans l'ADN : le coût de la synthèse d'ADN et les erreurs liées au séquençage (insertions, suppression, substitution). L'algorithme Paircode, robuste au bruit du séquençage, applicable à tout type de données d'entrée (pas seulement binaire), simple en coût de calcul et intégrable à n'importe quel flux d'encodage, permettra une compression contrôlée pour réduire le coût de la synthèse et un codage optimal de la donnée en ADN.
  • Performousse, porté par Laura Birba, chercheuse post-doctorante au Laboratoire d'automatique, de génie des procédés et de génie pharmaceutique5 (cofondateur:Haithem Louati). Performousse vise la problématique de la gestion de l’eau lors d’activités en itinérance (véhicules de loisir, nautisme, aéronautique, aérospatial), c’est-à-dire des activités où la vie se fait à bord d’un véhicule, sans connexion continue à un réseau de distribution d’eau. Le projet développe un dispositif nomade de recyclage des eaux grises basé sur une mousse cellulaire en polyuréthane flexible, activée par dépôt d’un bio-polymère adhésif permettant d’éliminer les micropolluants et les agents pathogènes pour usage externe.
  • Sequencia, porté par Boris Borzic, chercheur du CNRS au laboratoire Équipes traitement de l'information et systèmes6. Ce projet développe une solution permettant d'analyser, de séquencer et d'indexer de façon multimodale (texte, image, son et animation) des vidéos en streaming ou en local, de tout type, pour offrir un moteur de recherche multicritère de sous séquences piloté par une télécommande (pause, avance/retour rapide, résumé, zapping, playlist, chapitrage type DVD). L’innovation réside dans l’automatisation totale de la chaîne de traitement d’analyse du contenu vidéo qui vise à faire converger les différents points de vue de chaque modalité en les intégrant dans un processus d’indexation distribuée.
  • NCodin, porté par Francesco Manegatti, chercheur au Centre de nanosciences et de nanotechnologies7. NCodin s'attaque à la réduction de l'impact écologique des data centers, qui consomment près de 5 % de la production mondiale d'électricité (consommation estimée à 20 % en 2025), avec 50 % à 90 % de cette consommation due directement aux serveurs. Pour relever ce défi, NCodin développe de nouvelles solutions technologiques basées sur l'intégration de la photonique dans les systèmes électroniques en remplaçant les interconnections métalliques limitantes par des modules photoniques émetteurs-récepteurs. Cette convergence de la micro-électronique et de la photonique permettrait une réduction drastique de la consommation électrique, des communications à ultra-haute vitesse (supérieures à 100Tbits/s) entre éléments microélectroniques et le développement d'application d'informatique photonique pour de l'intelligence artificielle matérielle.
  • Aporepair, porté par Stéphanie Barrère, chercheuse du CNRS à l'Institut de génomique fonctionnelle8 (cofondateurs: Prisca Boisguerin et Joël Nargeot). La réouverture la plus précoce possible de l’artère coronaire occluse à l’origine de l’infarctus du myocarde (reperfusion) est le seul traitement, par angioplastie ou thrombolyse, recommandé pour diminuer la taille de l’infarctus et sauver le myocarde. Cependant, malgré des effets bénéfiques immédiats, la reperfusion myocardique induit des lésions d'ischémie-reperfusion caractérisées par l’activation de l’apoptose et de l’inflammation. Ainsi, si les techniques de revascularisation ont permis de diminuer la mortalité de l'infarctus du myocarde, il est nécessaire de limiter les lésions d’ischémie-reperfusion myocardique qui augmentent la morbidité par insuffisance cardiaque. Pour répondre à cette problématique, Aporepair développe des peptides thérapeutiques inhibant les mécanismes aboutissant à l'apoptose des cellules cardiaques et permettant ainsi une cardioprotection puissante à la fois à la phase aiguë et en post-infarctus.
  • J3PE, porté par Elsa Vulliez, en collaboration avec l'Institut Pprime du CNRS. Ce projet vise à développer et commercialiser une nouvelle génération de préhenseurs multi-digitaux (mains robotiques) capables de répondre aux enjeux d’adaptabilité, de flexibilité et de sécurisation des interactions humain-robot-environnement. Les mains robotiques développées permettent de saisir et manipuler une grande variété d'objets. Les efforts de saisie appliqués sur l’objet et d’interaction avec l’environnement sont évalués et contrôlés. Ces préhenseurs répondent aux besoins de capacités d’interaction du robot avec son environnement, similaires à l’humain liés à l'émergence de nouvelles robotiques - robotique flexible, cobotique, télé-opération et robotique de service et d'assistance.
  • Spark cleantech, porté par Thérèse Dettwiller et Erwan Pannier, chercheur, post-doctorant au Laboratoire d'énergétique moléculaire et macroscopique, combustion du CNRS. Spark cleantech s'intéresse à l'enjeu énergétique porté par l’ambition écologique de ses fondateurs et développe une unité de production de dihydrogène qui permettra de :

- Décarboner la production de cette molécule (actuellement responsable de 3 % des émissions de gaz à effet de serre) ;

- Diversifier les voies de décarbonation de ce dihydrogène en proposant une alternative économe en électricité à l’électrolyse de l’eau, s'appuyant sur une technologie innovante de craquage électrique plasma de méthane (pyrolyse) ou de biogaz (réformage) ;

- Décentraliser la production de dihydrogène, permettant de s'affranchir des contraintes liées à sa distribution et de préparer la diffusion de ce vecteur énergétique de demain.

 

1 CNRS/Université de Paris

2 CNRS/Inserm/Université de Paris

3 CNRS/Université Grenoble Alpes

4 CNRS/Université Côte d'Azur

5 CNRS/Université Claude Bernard Lyon 1

6 CNRS/ENSEA/Université Cergy Pontoise

7 CNRS/Université Paris-Saclay

8 CNRS/Inserm/Université de Montpellier

Contact :

Thomas Ribeiro / CNRS Innovation / thomas.ribeiro@cnrsinnovation.fr