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Start-up

i-Lab, i-Nov et i-PhD : 69 projets d’innovation issus du CNRS récompensés

De nombreux projets d’innovation issus de laboratoires du CNRS et de ses partenaires ont été récompensés par le Concours d’innovation, avec respectivement 27, 31 et 11 lauréats pour les concours i-PhD, i-Lab et i-Nov.

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Organisé par l’État, le Concours d'innovation entend « soutenir et encourager la création et le développement d'entreprises fortement innovantes nées de la recherche de pointe française ». Avec trois volets complémentaires – les concours i-PhD, I-Lab et i-Nov – il propose un continuum de financement pour les créateurs d'entreprises. En 2021, il récompense en tout 243 lauréats.

 

i-Lab : le CNRS impliqué dans plus de 40 % des projets lauréats

Initié en 1999, le 23e concours d’innovation i-Lab détecte et fait émerger des projets de création d’entreprises s’appuyant sur des technologies innovantes et veut favoriser le transfert des résultats de la recherche, en particulier publique, vers le monde socio économique. En 2021, parmi les 399 candidatures éligibles à ce concours national sélectif (le taux de réussite est de 15 % en moyenne), le jury national a distingué 69 lauréats qui recevront une subvention pouvant atteindre 600 000 €.

Si 48 % des lauréats possèdent un doctorat et 6 % sont chercheurs ou enseignants-chercheurs, plus de 6 projets récompensés sur 10 sont issus de la recherche publique. Selon le Ministère, les scientifiques semblent apporter majoritairement leur concours scientifique à l’entreprise qui se crée sur l’exploitation de leurs activités de recherche, sans en assumer la direction. 31 projets, soit plus de 70 % des projets issus de la recherche publique, impliquent le CNRS, en majorité via des unités mixtes de recherche. Quatre projets dont un Grand prix sont soutenus par CNRS Innovation.

Sur les 69 lauréats, le Jury national a décerné 10 Grands Prix qui auront la possibilité de se faire accompagner par un parrain qui les conseillera dans leur développement. Ces projets s’inscrivent dans l’une des thématiques des cinq Grands défis choisis par le Conseil de l’innovation1, ou dans l’une des thématiques des stratégies d’accélération pour l’innovation engagées dans le cadre du quatrième programme d’investissements d’avenir (PIA4). Trois de ces projets sont issus d’une unité mixte de recherche (UMR) dont le CNRS est tutelle ou des travaux d’un chercheur ou d’une chercheuse CNRS.

 

i-Nov : 11 start-up issues du CNRS récompensées, sur 51 lauréats

Le concours d’innovation i-Nov sélectionne des projets d’innovation au potentiel particulièrement fort pour l’économie française, portés par des start-up et PME, afin de favoriser l’émergence d’entreprises leaders dans leur domaine, pouvant prétendre à une envergure mondiale. Il cofinance des projets de recherche, développement et innovation sur 8 thématiques, allant du numérique deeptech à la santé2.

Le concours propose ainsi une aide financière jusqu'à 45 % du coût du projet sous forme de subventions et avances récupérables, mobilisant au total jusqu'à 80 millions d'euros par an à travers le Programme d'investissements d'avenir. Cette année, la vague 5 récompense 80 lauréats et parmi les 51 lauréats de la vague 6, 11 start-up sont issues de laboratoires du CNRS et de ses partenaires.

 

i-PhD : 27 lauréats liés au CNRS

En amont de i-Lab et i-Nov, le concours i-PhD valorise les démarches entrepreneuriales de jeunes chercheurs et chercheuses, entre la deuxième année de thèse et la troisième année après la soutenance, qui peuvent ainsi tester le potentiel applicatif de leurs projets. En 2021, pour sa seconde édition, il récompense 43 lauréats dont 10 Grands prix, 27 étant issus d’unités mixtes de recherche. Quatre de ces lauréats, dont un Grand prix, sont accompagnés par CNRS Innovation, la filiale nationale de valorisation du CNRS. Les lauréats remportent un accompagnement sur-mesure permettant d’accélérer leur projet, un kit de communication vidéo, ainsi qu’une bourse potentielle. Près d’un tiers des projets concerne des technologies médicales, un autre tiers couvrant le domaine de la chimie & environnement, et de la pharmacie & biotechnologies.

 

Les 31 projets lauréats du concours i-Lab dans lesquels le CNRS est impliqué :

- Grands prix issus d’une unité mixte de recherche (UMR) dont le CNRS est tutelle ou des travaux d’un chercheur ou d’une chercheuse CNRS :

  • Blackleaf, issu de l’Institut de chimie et procédés pour l'énergie, l'environnement et la santé (CNRS/Université de Strasbourg), propose de nouvelles solutions de chauffage éco-responsables, efficientes et applicables à une large gamme d’équipements et d’industries stratégiques (énergie, transport et bâtiment) via des revêtements en graphène, dix fois plus conducteur que le silicium et 200 fois plus résistant que l’acier.
  • Deeper Pulse, issu du Laboratoire plasma et conversion d’énergie (Laplace, CNRS/Toulouse INP/Université de Toulouse Paul Sabatier), développe une plateforme de calcul physique qui permet de concevoir des moteurs radicalement innovants, particulièrement adaptés aux nouveaux besoins électriques. Ses outils explorent des espaces de solutions hors l’état de l’art, et identifient des designs de moteurs offrant des gains substantiels et simultanés à la fois sur le couple des moteurs, leurs coûts de production et leur rendement.
  • Scale C12, Spin de carbone à l’échelle C12, projet de C12 Quantum Electronics, issu du Laboratoire de physique de l'École normale supérieure (CNRS/ENS Paris/Sorbonne Université/Université de Paris), et soutenu par CNRS Innovation (programme Rise). C12 Quantum Electronics développe des processeurs quantiques fiables, capables de résoudre des problèmes hors de portée des plus puissants supercalculateurs. Le présent projet vise à mettre en place un processus reproductible de fabrication de nanotubes de carbone pour le calcul quantique, préparant la conception de processeurs plus puissants, avec des centaines de qubits.

- Autres lauréats en lien avec le CNRS :

  • 3L-Optronics, imageurs à bas niveau de lumière : issu de l’Institut matériaux microélectronique nanosciences de Provence (CNRS/Aix-Marseille Université).
  • Aboleris, modulateurs du système immunitaire pour traiter la maladie de l’hôte contre le greffon, de la start-up AbolerIS Pharma cofondée par Carole Guillonneau (CNRS).
  • ARU, robot modulaire et évolutif pour assister l’Homme dans un environnement complexe : issu du Laboratoire d'analyse et d'architecture des systèmes (CNRS).
  • Atoptima2021, modules d’optimisation sur mesure et évolutifs pour la planification des opérations : ​​ équipe hébergée à l’Institut de mathématiques de Bordeaux (CNRS/Bordeaux INP/Université de Bordeaux) avec laquelle un contrat de collaboration est en cours de négociation.
  • Aucosad, autotest urinaire connecté pour les soins à domicile : partenariat avec l’Institut de recherche en informatique de Toulouse (CNRS/Université de Toulouse Paul Sabatier, Toulouse INP).
  • Biomemory, le stockage des données numériques sur ADN : issu du Laboratoire de biologie computationnelle et quantitative et du Laboratoire biologie moléculaire et cellulaire des eucaryotes (CNRS/Sorbonne Université), soutenu par CNRS Innovation (prématuration).
  • Biophta, nouvelle forme pharmaceutique ophtalmique basée sur un hydrogel de thiomers à libération prolongée : issu de l’Institut de la vision (CNRS/Sorbonne Université/Inserm), INSB, DR02
  • Carboneo, recyclage du CO2 par électrolyse pour décarboner l’industrie, lutter contre le changement climatique : issu du Laboratoire d'électrochimie moléculaire (CNRS/Université de Paris).
  • DGX01, traitement first-in-class du diabète notamment de type 1 : issu de l’Institut de biologie Valrose (CNRS/Inserm/Université Côte d’Azur).
  • Epilab-2, candidat médicament innovant pour le traitement de l'épilepsie : issu du Groupe de recherche translationnelle et intégrative en épilepsie (TIGER) comprenant le Centre de recherche en neurosciences de Lyon (CNRS/Université Claude Bernard Lyon 1/Inserm).
  • EPY-001, lutter contre l’antibiorésistance : issu du laboratoire recherche translationnelle et innovation en médecine et complexité (TIMC-IMAG, CNRS/Université Grenoble Alpes).
  • Evogex-iLab, traitement révolutionnaire des fistules digestives complexes : issu du Laboratoire matière et systèmes complexes (CNRS/Université de Paris), soutenu par CNRS Innovation (programme Rise).
  • FarneSidE, médicaments modulant l’activité du récepteur nucléaire FXR pour obtenir une cure fonctionnelle du Sida et prévenir les complications tumorales du virus d’Epstein-Barr : issu du Centre international de recherche en infectiologie (CNRS/Université Claude Bernard Lyon 1/Inserm/ENS Lyon).
  • Farwind, voiliers-hydroliennes pour permettre l'exploitation de l'énergie éolienne en haute mer : issu du Laboratoire d'hydrodynamique, d'énergétique et d'environnement atmosphérique (CNRS/Centrale Nantes).
  • Golten, solution logicielle dédiée à l’inspection des réseaux électriques : issu du Gipsa-lab (Grenoble images parole signal automatique, CNRS/Université Grenoble Alpes).
  • Huxi Biosciences, innovation thérapeutique contre l’hypertension artérielle pulmonaire : issu du laboratoire BioCIS (Biomolécules : conception, isolement, synthèse, CNRS/Université Paris-Saclay).
  • La Tannerie Végétale, une alternative 100 % végétale et recyclable aux cuirs et similis : issu du laboratoire Ingénierie des matériaux polymères (CNRS/Université Claude Bernard Lyon 1/Insa Lyon).
  • Magdal-CND, magnétomètres à centres azote-lacune du diamant pour le contrôle non destructif : issu du Laboratoire des sciences des procédés et des matériaux (CNRS) et Laboratoire lumière-matière aux interfaces (CNRS/Université Paris-Saclay/ENS Paris-Saclay).
  • MindPulse21, développement des capacités du test neurocognitif MindPulse, en lien avec l'étude clinique et l'utilisation de l'intelligence artificielle : issu de l’Institut des neurosciences Paris-Saclay (CNRS/Université Paris-Saclay).
  • MirSens, première gamme de produits visant le criblage puis la détection de biomarqueurs miRNA en oncologie : issu du Laboratoire de bioimagerie et pathologies (CNRS/Université de Strasbourg).
  • Pelican Health, technologie de prélèvement intestinal non-invasive, multi-site, précise et abordable : issu du laboratoire recherche translationnelle et innovation en médecine et complexité (TIMC-IMAG, CNRS/Université Grenoble Alpes) (prématuration CNRS).
  • RebrAIn, solution innovante permettant à un grand nombre de patients de bénéficier de la stimulation cérébrale profonde (SCP) : issu de l’Institut des maladies neurodégénératives (CNRS/Université de Bordeaux).
  • Re walk, reproduire les fonctions motrices du système nerveux central via des neuroprothèses, soutenu par CNRS Innovation (programme Rise).
  • Roca Therapeutics, des traitements personnalisés contre le mélanome uvéal métastatique : issu de l’Institut de chimie de Nice (CNRS/Université Côte d’Azur) et de l’Institut de recherche sur le cancer et le vieillissement (CNRS/Inserm/Université Côte d’Azur).
  • SieMPer, simulations médicales personnalisées : issu du Laboratoire de mécanique, multi-physique multi-échelle (CNRS/Centrale Lille/Université de Lille).
  • Spinal Neurorepair , « réparer » la moelle épinière après un traumatisme : issu du Laboratoire de chimie de la matière condensée de Paris (CNRS/Sorbonne Université).
  • Squair Tech, matériaux poreux pour la capture de polluants de l’air : issu de l’Institut des matériaux poreux de Paris (CNRS/ENS-PSL/ESPCI).
  • Ultimetas II, des antennes compactes, bas coût, haut débit et reconfigurables en temps réel : issu du Laboratoire de physique et d'étude des matériaux (CNRS/Sorbonne Université/ESPCI Paris) et de l’Institut d'électronique, de microélectronique et de nanotechnologie (CNRS/Université polytechnique Hauts-de-France/Université de Lille/Centrale Lille Institut Junia).

 

11 start-up sélectionnées au concours i-Nov vague 6

La vague 6 a sélectionné les projets des start-up suivantes issues de laboratoires du CNRS et de ses partenaires :

  • Amiral Technologies (Katia Hilal). Projet P2_AI4 : élaboration de modèles prédictifs pour la maintenance industrielle. Thématique : Numérique Deep Tech
  • Arskan (Marion Cabrol). Projet MoVI3D : Briques technologique nouvelle génération pour la visualisation des maillages 3D ultra-massives et en mobilité. Thématique : Numérique Deep Tech
  • Atawey (Jean-Michel Amaré). Projet Mobhyl : Station hydrogène mobile de secours rapidement déployable. Thématique : Hydrogène
  • Batiprint (Hedy ZouaouiI). Projet Robetics : Procédé robotisé pour mise en œuvre d’isolation thermique par l'extérieur. Thématique : Performance environnementale des bâtiments
  • G-Lyte (Franck Barath). Projet G+Lyte 2.0 : Une nouvelle génération d’électrolytes. Thématique : Réduction de l’empreinte écologique du numérique. Start-up soutenu par CNRS Innovation (programme Rise)
  • Hewel (Fabien Lieval). Projet ImVisio-DP : Microscope à lecture numérique immersive pour l’anatomopathologie. Thématique : Numérique Deep Tech
  • Kimialys (Cyril Gilbert). Projet O2Diag : Test diagnostic rapide, nomade et économe en réactifs. Thématique : Santé, santé mentale et diagnostics rapides et nomades
  • Lumedix (Max Richly). Projet Ramones : Développement de tests rapides multiplexes quantifiables. Thématique : Santé, santé mentale et diagnostics rapides et nomades
  • Prophesee (Guillaume Butin). Projet Nisp : Développement suite d’outils logiciels. Thématique : Numérique Deep Tech
  • Quandela (Valérian Giesz). Projet Roqc : Calcul quantique, photonique, deeptech, optimisation, algorithmes, ordinateurs quantiques. Thématique : Numérique Deep Tech
  • Smartcatch (Aline Cerf). Projet Smart-Detect : Dispositifs nomades microtechnologiques pour isoler les cellules tumorales circulantes au chevet du patient. Thématique : Santé, santé mentale et diagnostics rapides et nomades

 

Les jeunes scientifiques lauréats du concours i-PhD

Projets Grands prix issus d’un laboratoire dont le CNRS est une tutelle :

  • Evolutive Agronomy, porté par Lucie Monticelli à l’Institut Sophia Agrobiotech (CNRS/Inrae/Université Côte d’Azur) apporte des solutions de biocontrôle efficaces et personnalisées afin de répondre à des besoins insatisfaits des agriculteurs. Il permet de promouvoir une agriculture durable.
  • NRJSens, porté par Giocomo Clementi aà l'institut Femto-ST (CNRS/COMUE UBFC), propose d’utiliser les vibrations environnementales et de les convertir en électricité pour alimenter des circuits de communication ultra basse consommation.
  • Optobots, porté par Edison Gerena à l’Institut des systèmes intelligents et de robotique (Sorbonne Université/CNRS/INSERM), développe un nouvel outil pour la manipulation unicellulaire, notamment des gamètes pour la Fécondation In Vitro (FIV).
  • Orgascreen, porté par Alexandre Santinho au Laboratoire de physique de l'École normale supérieure (CNRS/ENS Paris/Sorbonne Université/Université de Paris), va offrir pour la première fois une méthode innovante afin d'étudier n’importe quel objet intracellulaire humain, afin d’améliorer la sélection de candidats médicament entrant en phase préclinique.
  • Reef Pulse, porté par Simon Elise au laboratoire Écologie marine tropicale des océans Pacifique et Indien (IRD/Université de la Réunion/IFREMER/Université de Nouvelle Calédonie/CNRS) vise à développer une nouvelle méthode de monitoring des récifs coralliens par éco-acoustique, afin d’en analyser l’état écologique et le fonctionnement.
  • ResolveStroke, porté par Vincent Hingot au Laboratoire d'imagerie biomédicale (CNRS/Sorbonne Université/Inserm) et soutenu par CNRS Innovation, a pour but de commercialiser un dispositif médical qui sera embarqué dans les ambulances et permettra à l’équipe médicale de poser un diagnostic d’AVC avant même que le patient n’arrive à l’hôpital.

 

Autres projets lauréats issus d’un laboratoire dont le CNRS est une tutelle :

  • Astriis, porté par Amgad Mohamed au Gipsa-Lab (CNRS/Université Grenoble Alpes). Le logiciel «AStrion» proposé par Astriis surveille l'état de santé des composants rotatifs tels que des moteurs, turbines, pompes, engrenages ou roulements.
  • Chemres, porté par Emile Roussel au Département de pharmacochimie moléculaire (CNRS/Université Grenoble Alpes), apporte une solution pour lutter efficacement contre les phénomènes de multi-résistance aux chimiothérapies.
  • ChiralTrack, porté par Antoine Comby au Centre laser intense et applications (CNRS/CEA/Université de Bordeaux) et soutenu par CNRS Innovation, veut simplifier et accélérer le contrôle-qualité chiral dans l'industrie chimique et pharmaceutique.
  • Chronics, porté par Raul Melendez au Gipsa-Lab (CNRS/Université Grenoble Alpes) , en tant qu’accessoiriste de drones, proposera des ailes modulaires brevetées et basées sur l’effet Magnus, qui permettra aux drones multi-rotors de voler plus longtemps tout en disposant d’une solution parachute.
  • Confther, porté par Amin Altamirano Cundapi au Laboratoire d’optimisation de la conception et ingénierie de l'environnement (Université Savoie Mont Blanc/CNRS), vise à proposer des solutions innovantes pour répondre à la demande énergétique croissante liée au confort thermique des personnes.
  • Elyris Pharma, porté par Nassima Bekaddour Benatia au Laboratoire de chimie et biochimie pharmacologiques et toxicologiques (CNRS/Université de Paris), propose une solution pour le traitement des maladies inflammatoires qui touchent plus de 7% de la population mondiale.
  • Face à Main, porté par Sylvia Macchione au Centre de recherche en neurosciences de Lyon (CNRS/Inserm/Université Claude Bernard Lyon 1), vise à montrer l'efficacité d'un nouveau dispositif de réadaptation de la sensibilité tactile de la main suite à AVC.
  • Hanabi, porté par Erwan Gicquel au laboratoire Sciences et ingénierie, matériaux, procédés et Laboratoire de génie des procédés papetiers (CNRS/Université Grenoble Alpes), propose un nouveau matériau, hybridation entre le papier et la céramique.
  • Imago Fluidics, porté par Victor Vieille à l’Institut Néel (CNRS), propose une solution originale permettant de simplifier la gestion du fluide dans les laboratoires sur puce, que ce soit lors de la conception, de la fabrication ou de l’utilisation du système.
  • Indiqu'eau, porté par Roxelane Cakir au Laboratoire écologie fonctionnelle et environnement (CNRS/Université Toulouse Paul Sabatier/Toulouse INP), offrira un système de visualisation de données permettant le calcul d’indicateurs écologiques essentiels aux gestionnaires de bassins versants.
  • Kitobiosphères, porté par Imadeddine Lakehal au laboratoire Environnement dynamique et territoires de la montagne (CNRS/Université Savoir Mont-Blanc), souhaite développer une production à grande échelle de billes de chitosane par un procédé de granulation par jet vibré, pour l’élimination de métaux lourds, de bactéries et de virus dans l’eau.
  • Ladybird, porté par Ludovic Gardy au Centre de recherche Cerveau et Cognition (CNRS/Université Toulouse Paul Sabatier), ENAC et Inserm, propose une méthode ainsi qu’un logiciel pour faciliter le traitement du tiers de patients souffrant d’épilepsie qui sont résistants aux médicaments.
  • Ludisymboles, porté par Audrey Vialatte au Centre de recherche en neurosciences de Lyon (CNRS/Inserm/Université Claude Bernard Lyon 1), a pour objectif de développer et d'évaluer des outils de dépistage et de remédiation de la dyslexie visuo-attentionnelle.
  • Next3DMat, porté par Habib Belaid à l’Institut européen des membranes de Montpellier (CNRS/Université de Montpellier/ENSC Montpellier), propose une alternative innovante basée sur la formulation et l’impression 3D d’un biomatériau en tant que substitut osseux permettant la pose d’implant dentaire en une seule opération à moindre coût.
  • Orizon, porté par Matthieu Maures au Laboratoire d'intégration du matériau au système (CNRS/Bordeaux INP/Université de Bordeaux), a pour vocation le développement de procédés innovants pour le contrôle non-destructif en industrie.
  • P-Actif-Bio, porté par Starlin Peguy Engozogho Anris à l’Institut des sciences analytiques et de physico-chimie pour l’environnement et les matériaux (CNRS/Université de Pau Pays de l’Adour), est un projet de création d’une startup française spécialisée dans l’extraction, la distillation, le sourcing et la commercialisation des principes actifs 100 % naturels, éco-extraits, écoresponsables des arbres médicinaux issus de la forêt du Gabon et entrant dans la fabrication de médicaments.
  • Paircode, porté par Melpomeni Dimopoulou au Laboratoire I3S (CNRS/Université Côte d'Azur), développe une solution de stockage des données numériques ‘froides’ dans l’ADN en réponse à la croissance exponentielle des données et aux limitations des systèmes actuels (HDD, bande magnétique).
  • Perfomousse, porté par Laura Birba au Laboratoire d'automatique, de génie des procédés et de génie pharmaceutique (CNRS/Université Claude Bernard Lyon 1), propose de développer et commercialiser des dispositifs nomades et écologiques de recyclage de l’eau dédiés aux camping-cars.
  • Rheoalloy, porté par Hajar Mamad au Laboratoire Rhéologie et procédés (Université Grenoble Alpes/CNRS/Grenoble INP), vise à développer de nouveaux matériaux aux propriétés antichocs, destinés à la protection des personnes, des animaux et des objets, qui se démarquent par leurs performances accrues et leur durabilité remarquable.
  • Targeted Thrapeutic, porté par Amit Kumar au Laboratoire de chimie biochimie pharmacologiques et toxicologiques (CNRS/Université Paris Descartes) et soutenu par CNRS Innovation, a mis au point une famille de vésicules nanométriques intelligentes, qui encapsulent des médicaments potentiellement toxiques et les délivrent dans le corps vivant à un endroit précis.
  • Viridis, porté par Pauline Cotinat au laboratoire Ircan - Institute for research on cancer and aging Nice (UCA/CNRS/Inserm) et soutenu par CNRS Innovation, consiste en un test d’écotoxicité, innovant et non-invasif, de l’impact d’un produit fini ou d’une matière première sur l’environnement marin biotique.

1 Co-présidé par le ministre de l’Économie et des Finances et la ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, et de l'Innovation, le Conseil de l’innovation fixe les priorités stratégiques de la politique d'innovation française. Il est composé de représentants de 5 ministères, d’administrations (SGPI, DGE, DGRI) et de deux opérateurs (ANR et Bpifrance), ainsi que de 7 personnalités. Les 5 Grands défis sont cette année : Santé : améliorer les diagnostics médicaux à l’aide de l’intelligence artificielle, Sécuriser, certifier et fiabiliser les systèmes fondés sur l’intelligence artificielle, Développement du stockage de l’énergie haute densité pour une mobilité durable, Cyber-sécurité : rendre nos systèmes durablement résilients aux cyber-attaques, Biomédicaments : améliorer les rendements et maîtriser les coûts de production.

2 Les huit thématiques de la vague 6 sont : Adaptation des territoires au changement climatique et métrologie des expositions environnementales, Économie circulaire, Hydrogène, Performance environnementale des bâtiments, Espace, Numérique deep tech, Réduction de l’empreinte écologique du numérique, Santé - santé mentale et diagnostics rapides et nomades.