L'émergence de l'acheuléen en Afrique du Nord remonte à 1,3 million d'années

Archéologie

Une équipe franco-italo-marocaine, menée par l’Université Paul Valéry Montpellier 3 et le CNRS1 du côté français, vient d’annoncer que l’Acheuléen le plus ancien mis au jour au Nord de l’Afrique, dans la carrière Thomas I à Casablanca (Maroc), a un âge de 1,3 million d’années. Le début de l'Acheuléen, marqué par l’apparition de macro-outils, est considéré comme une avancée technologique majeure au cours de l'évolution humaine. L'Acheuléen fait sa première apparition en Afrique de l’Est à 1,8 million d’années et en Afrique du Sud entre 1,6 et 1 million d’années. L’Afrique du Nord, pourtant riche en sites acheuléens, recèle très peu de localités documentant l’Acheuléen ancien et leur datation restait jusqu’à présent conjecturale. L’étude, publiée le 28 juillet 2021 dans la revue Scientific Reports , apporte le premier cadre chronologique à haute résolution du plus ancien Acheuléen d'Afrique du Nord.

  • 1Sont impliqués les laboratoires Archéologie des sociétés méditerranéennes (ASM, Université Paul-Valéry Montpellier 3 / CNRS / Ministère de la Culture), De la Préhistoire à l’Actuel : culture, environnement et anthropologie (PACEA, Université de Bordeaux / CNRS / Ministère de la Culture), Centre de recherche en paléontologie, Paris (CR2P, CNRS / MNHN / Sorbonne Université), Histoire naturelle de l’Homme préhistorique (HNHP, CNRS / MNHN / Université de Perpignan – Via Domitia), Institut méditerranéen de biodiversité et d'écologie marine et continentale (IMBE, Aix-Marseille Université / CNRS / IRD) et avec le soutien de la société Paléotime. L'institut de Milan (Italie) et l'Institut national des sciences de l'archéologie et du patrimoine (Maroc) sont également impliqués.
Bibliographie

First high resolution chronostratigraphy for the early North African Acheulean at Casablanca (Morocco). Rosalia Gallotti, Giovanni Muttoni, David Lefèvre, Jean-Philippe Degeai, Denis Geraads, Andrea Zerboni, Valérie Andrieu-Ponel, Matteo Maron, Serena Perini, Mohssine El Graoui, Séverine Sanz-Laliberté, Camille Daujeard, Paul Fernandes, Mathieu Rué, Lionel Magoga, Abderrahim Mohib et Jean-Paul Raynal. Scientific Reports, le 28 juillet 2021. https://doi.org/10.1038/s41598-021-94695-3

Contact

Rosalia Gallotti
Enseignante-chercheuse Université Paul-Valéry Montpellier 3
David Lefèvre
Enseignant-chercheur Université Paul-Valéry Montpellier 3
Fabrice Chomarat
Directeur de la communication UPVM3
CNRS - Bureau de Presse