Un ouvrage de Nicolas Mariot du CESSP paru le 1 octobre chez Gallimard, collection NRF Essais.
Appuyée sur une douzaine d’études de cas allant de la Première Guerre mondiale au génocide des Tutsi au Rwanda, cette enquête s’intéresse aux réponses qu’historiens, sociologues ou psychologues ont apportées à la question. De quelle manière formulent-ils le problème ? Quels matériaux empiriques et quelles méthodes mobilisent-ils ? Qu’est-ce qui fait l’objet de débats ou de controverses ? Chacun des chapitres est consacré à l’examen d’une énigme concrète : pourquoi certains exécuteurs ajoutent-ils la cruauté aux meurtres ? Ou pourquoi d’autres tuent bien qu’ils reconnaissent l’humanité de leurs victimes ?
Considérées ensemble, ces études dressent un bilan critique des recherches pour comprendre comment les sociétés humaines basculent dans la violence la plus extrême.