En présence de Sylvie Retailleau, Pap Ndiaye et Antoine Petit signent la convention de partenariat. © CNRS

CNRS et Éducation nationale : signature d'une convention pour une année dédiée à la physique

CNRS

Une convention de partenariat a été signée le 16 juin 2023 entre le CNRS et le ministère de l'Éducation nationale et de la Jeunesse pour la sensibilisation du monde scolaire à la recherche en physique. Cette convention se matérialisera par des actions menées dans le cadre de l’Année de la physique qui débutera à la rentrée 2023.

Suite à l'Année de la chimie (2018-2019), des mathématiques (2019-2020) et de la biologie (2021-2022), c’est au tour de la physique d’être mise à l’honneur pendant l’année scolaire 2023-2024. Pour cette occasion – portée par le Ministère de l'Éducation nationale et de la Jeunesse, le CEA, le CNRS, France Universités et la Société française de physique (SFP), rejoints par de nombreux partenaires : sociétés savantes, associations d'enseignants, etc. –  le CNRS va déployer un dispositif spécifique et important en partenariat avec le ministère de l'Éducation nationale et de la Jeunesse pour créer des ponts entre le monde de la recherche et le monde scolaire. Une convention en ce sens a été signée le 16 juin 2023 en marge du salon des nouvelles technologies Vivatech à Paris.

« À l’Éducation nationale, nous avons des besoins évidents de lien plus étroits avec le monde de la recherche. Faire venir et écouter les chercheurs et chercheuses forme aussi les professeurs. », a déclaré le ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, Pap Ndiaye. « Une institution aussi prestigieuse et centrale que le CNRS a aussi besoin de former et sensibiliser celles et ceux qui entreront au CNRS par la suite : on sème des graines qui vont éclore et qui peuvent mener à de brillantes carrières de chercheurs et chercheuses. »

Le CNRS est mondialement reconnu pour sa recherche en physique, ses laboratoires et ses plateformes technologiques. « La physique représente un tiers des forces scientifiques de l’organisme. », a indiqué Antoine Petit, PDG du CNRS, lors de la cérémonie de signature. « En cette période particulière marquée par des crises de toute sorte qui ont profondément modifié nos modes de vie et la société, nous avons plus que jamais besoin de science… et de science à l’école. », a-t-il affirmé. Présente à la signature, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Sylvie Retailleau, a salué « une signature majeure » et souligné que « nous avons besoin de la culture scientifique, à tous les niveaux. Transmettre le goût des sciences à notre jeunesse, et en particulier à nos jeunes filles qui demeurent trop peu nombreuses à choisir des carrières scientifiques, est pour nous un objectif essentiel. »

L'objectif de cette nouvelle convention est double : souligner les récents progrès et défis de la recherche en physique et impliquer activement les jeunes, avec le soutien des enseignants. Le CNRS et l'Éducation nationale ambitionnent de sensibiliser les élèves aux dernières découvertes et méthodes de recherche en physique, en fournissant aux enseignants des outils pédagogiques adaptés pour susciter l'intérêt des plus jeunes pour la science et la physique.

Le programme, déployé sur l’ensemble du territoire, propose un ensemble d'activités variées « adossé aux connaissances les plus en pointe ». Les initiatives s'articulent autour de quatre volets majeurs. Tout d’abord, des formations et sensibilisations destinées aux enseignants du second degré, organisées par les délégations régionales du CNRS et les inspecteurs d'académie - inspecteurs pédagogiques régionaux de l'Éducation nationale. Des interventions de scientifiques sont également prévues pour le premier degré. Ensuite, un dispositif original, "La physique étonnante pour un grand oral percutant", inspiré d’un dispositif similaire en chimie , basé sur des articles1  écrits par plus d’une centaine de physiciennes et de physiciens du CNRS qui iront à la rencontre des lycéens.

Le troisième volet vise le développement de projets de culture scientifique, technique et industrielle, intégrant l'accueil de classes dans les laboratoires de physique. Enfin, des actions spécifiques conçues par les quatre instituts du CNRS particulièrement concernés2 , comprenant par exemple des « masterclass » où les lycéens peuvent analyser des données de l’accélérateur de particules LHC, des vidéos sur la physique et le sport pour les JO 2024, ou une bande dessinée sur les métiers de la physique.

Une attention toute particulière sera déployée pour inciter les jeunes filles à s’intéresser à la physique, science où elles sont encore peu représentées. « Le monde a besoin de science, la science a besoin des femmes. », a ainsi assuré Antoine Petit, en écho au leitmotiv de la journée internationale des femmes et des filles de science. Un message confirmé par Pap Ndiaye : « Nous avons besoin du CNRS dans cette perspective d’égalité mais aussi de développement : nous avons besoin de plus d’ingénieurs et chercheurs, et pour cela il nous faut davantage de femmes. »

  • 1Extraits des livres publiés chez CNRS Éditions : « Étonnants infinis » paru en novembre 2022 et « Étonnante physique », écrit par les Talents 2021-2022-2023 du CNRS en physique, à paraître à l’automne 2023.
  • 2Institut de physique, Institut national de physique nucléaire et de physique des particules, Institut national des sciences de l'Univers, et Institut des sciences de l'ingénierie et des systèmes.