« Une véritable synergie est née entre le CNRS et Météo-France »
Le CNRS et Météo France ont renouvelé le 13 octobre leur convention-cadre, signée en 2016. D’une durée de cinq ans, elle vient renforcer la nature et l’intensité de leur collaboration sur des défis sociétaux tels que le changement climatique.
« Concernant le domaine Océan-Atmosphère, Météo-France est l’un de nos partenaires les plus importants » lance Jean-François Doussin, directeur adjoint scientifique en charge du domaine Océan-Atmosphère à l’Institut national des sciences de l’Univers (INSU) du CNRS. « Leur thématique de recherche et leur culture de la performance et de la prévision nous ont permis de nouer des liens très forts et la signature de cette deuxième convention le montre bien ».
La collaboration entre le CNRS et Météo-France est ancienne, même avant que des collaborations l’officialisent, et porte sur le développement de la connaissance de la prévision météorologique, du changement climatique et de la qualité de l’air. Cette coopération s’inscrit d’ailleurs dans le 1er défi de la Stratégie Nationale de Recherche
Deux unités de recherche communes
« Le CNRS mène des recherches d’intérêts climatiques depuis des décennies avec des laboratoires dédiés à l’étude de la météorologie », souligne Jean-François Doussin. Mais en ce qui concerne sa collaboration avec Météo France, il y a surtout le Centre national de recherches météorologiques
Les deux partenaires bénéficient également d’infrastructures de recherche partagées. Avec par exemple SAFIRE
Pollution atmosphérique, prévision météorologique, compréhension des phénomènes extrêmes
L’axe Météo-France/CNRS est très structurant pour la communauté Océan-Atmosphère et répond à une demande sociétale. En plus de la prévision du temps, « il s’agit d’informer sur la pollution atmosphérique, le changement climatique », indique Jean-François Doussin. Car l’étude du climat et du changement climatique se fait à travers la modélisation du climat de la Terre. « On va s’intéresser aux conséquences du changement climatique, à la submersion des côtes, aux tempêtes... Tout cela découle de la compréhension des phénomènes atmosphériques. »
Territoires du futur, Santé et Environnement
Les partenaires travaillent également sur les mécanismes liés à la qualité de l’air, « ce qui relève du défi ‘Territoires du futur’ du COP du CNRS », explique le directeur adjoint scientifique. Les projets comme H2C (Heat and health in cities, chaleur et santé dans les villes) sur la compréhension des ilots de chaleur et leurs impacts sanitaires en sont un bon exemple, ou encore le projet ACRoSS, qui permet une recherche ciblée pour savoir si les interactions entre les masses d’air urbaines et celles émises par la végétation peuvent former des polluants nocifs. « Il y a aussi la physique du manteau neigeux qui est lié aux activités de glaciologie, mais concerne aussi l’économie des loisirs, ou encore le rôle et les propriétés de la neige dans les régulations thermiques. »
Météo France collabore aussi au programme national LEFE
Enfin, on ne peut parler de cette collaboration sans parler du programme international de recherche HyMeX sur la prévision des cycles de l’eau en Méditerranée et des prévisions extrêmes. « Une véritable synergie est née entre le CNRS et la Météo-France » avec des centaines de chercheurs sur le terrain, l’utilisation de ballons, d’avions qui ont permis de documenter d’une façon sans précédente les phénomènes physiques à l’origine de ces évènements extrêmes.
« Cette deuxième convention-cadre entre le CNRS et Météo-France s’inscrit dans la continuité de la collaboration prolifique qui existe déjà entre nous et vient la renforcer », indique Jean-François Doussin.
Les activités de recherche de la collaboration CNRS/Météo France
- Prévisibilité des phénomènes atmosphériques
- Études du climat et du changement climatique
- Cycle de l’eau : étude des processus, modélisation et assimilation
- Étude et modélisation des échanges Océan-Atmosphère
- Physico-chimie atmosphérique et météorologie urbaine
- Développements instrumentaux, télédétection
- Microstructure du manteau neigeux