« Derrière le blob, la recherche », une expérience de science participative du CNRS

Biologie
Institutionnel

 

  • Le blob est un organisme étrange et fascinant, capable par exemple d’apprendre alors qu’il n’a pas de cerveau.

 

  • Habitué des sous-bois, il supporte mal la chaleur : quels seront alors les effets du changement climatique sur lui et sa famille ?

 

  • « Derrière le blob, la recherche » propose à 10 000 scientifiques amateurs de participer à une expérience pour répondre à cette question.

Le CNRS lance un projet de science participative ouvert à 10 000 apprentis scientifiques : « Derrière le blob, la recherche ». Cette expérience d’une ampleur inédite sera dirigée par Audrey Dussutour, biologiste du CNRS au Centre de recherches sur la cognition animale (CNRS/Université Toulouse III - Paul Sabatier), et permettra d’étudier les effets du changement climatique sur le blob.

De son vrai nom Physarum polycephalum, le blob est un organisme unicellulaire qui n’est ni animal, ni végétal, ni champignon. Il n’a pas de cerveau mais peut apprendre, voire transm ettre des informations en fusionnant avec ses congénères. C’est un habitué des sous-bois des pays tempérés qui n’aime pas avoir trop chaud. La question se pose donc de savoir quels seront les effets du changement climatique sur le blob, mais aussi sur les espèces de sa famille qui participent comme lui à enrichir le sol en minéraux pour le plus grand bonheur des plantes.

Et quand une question se pose, que font chercheurs et chercheuses ? Ils et elles tentent d’y répondre en mettant leurs hypothèses à l’épreuve de l’expérimentation. Le CNRS propose au grand public de se glisser dans leur peau à l’occasion du programme de science « Derrière le blob, la recherche », piloté par Audrey Dussutour, biologiste du CNRS et lauréate de la médaille de la médiation du CNRS en 2021.

En tout, 10 000 scientifiques amateurs sont recherchés ! Les personnes intéressées doivent s’inscrire avant le 12 novembre en indiquant combien de jours elles pourront participer à l’expérience durant le printemps 2022, de mars à mai. Le minimum est de cinq jours et l’expérience demandera environ une heure de manipulation quotidienne, à horaire fixe. Des blobs Physarum polycephalum, ou leurs cousins Badhamia utricularis, seront envoyés aux participants qui devront acquérir eux-mêmes le reste de leur équipement1 (budget maximum 30-40€).

Une photo devra être prise chaque jour, ce qui permettra de déterminer la croissance du blob dans les conditions expérimentales indiquées. L’idée étant de faire varier la température chaque jour plus ou moins rapidement, en approchant ou en éloignant une ampoule chauffante de la boîte de Petri où se trouve le blob.

L’objectif est de faire participer les volontaires à toutes les étapes de l’expérimentation : manipulations, recueil et interprétation des données, écriture de l’article exposant les résultats, jusqu’à sa soumission à une revue scientifique.

 

Pour participer au projet de science participative «Derrière le blob, la recherche », s'inscrire ici.

Plus d’information sur « Derrière le blob, la recherche », ici.

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  • 1. Des boîtes de Petri d’une taille standard de 9 cm de diamètre, une ampoule chauffante et un petit thermomètre.

Contact

Audrey Dussutour
Chercheuse CNRS
François Maginiot
Attaché de presse CNRS