ESCo Incendies de forêt et ville : la résilience des interfaces urbaines face aux incendies de forêt dans le contexte du changement climatique

09 juillet 2026

En France, plus de 80% des incendies de végétation naissent à proximité d’habitations. Face à un risque accru par le changement climatique, il apparaît nécessaire d’intégrer davantage dans les réflexions sur la ville les stratégies de prévention et de lutte contre les incendies. L’expertise scientifique collective (ESCo) « Incendies de forêt et ville » est une initiative du CNRS : elle vise à synthétiser l’état des connaissances sur les interfaces urbaines face aux incendies de forêt dans le contexte du changement climatique, en interrogeant le risque, les impacts des incendies, ainsi que les leviers de résilience. 

Le changement climatique provoque une intensification et une extensification du risque incendie ; la France pourrait ainsi voir jusqu’à 50% de son territoire devenir vulnérable d'ici 2050. Si le risque incendie a été largement abordé sous l’angle de la forêt, le volet urbain des stratégies climatiques françaises s’est surtout concentré sur l’atténuation et la nécessaire adaptation à la hausse des températures. Or, ce sont dans les zones d’interface entre ville et espaces naturels que se concentrent à la fois les principales sources de départ de feux et les principaux enjeux humains et biens exposés. Ces interfaces, les Wildland Urban Interfaces,  constituent désormais un véritable champ de recherche. 

L’expertise Incendies de forêt et ville, portée par la Mission pour l’expertise scientifique du CNRS (MPES), établira l’état de l’art scientifique sur les questions soulevées par ce risque incendie à l’interface ville-forêt (forêt entendue ici au sens commun, recouvrant l’ensemble de la végétation de ces zones), du point de vue de la ville et dans le contexte du changement climatique. L’expertise s’appuiera sur la littérature scientifique disponible pour proposer une synthèse pluridisciplinaire utile à la décision et au débat publics, selon deux axes :

  • D’une part, l’état de l’art des connaissances scientifiques du risque incendie et de ses impacts dans les interfaces urbaines ;

  • D’autre part, un panorama des connaissances existantes sur les stratégies d’adaptation pour renforcer la résilience des villes face à ce risque

L’expertise précisera si les connaissances acquises à l’étranger peuvent être transposées à la France et, dans l’affirmative, en précisera les conditions.

Le CNRS veille au respect des principes de compétence, d’indépendance, d’impartialité et de transparence dans la conduite de cette expertise scientifique collective. 

L’expertise est réalisée par un collectif d’experts et d'expertes pluridisciplinaire de scientifiques sur la base d’un corpus documentaire de plusieurs milliers de références.

Rapport d'expertise

Les experts, expertes, auteurs et autrices qui ont contribué à ce document

Pilotes scientifiques

  • Christine Bouisset est professeure des Universités à lUniversité de Pau et des pays de lAdour et chercheuse a lUMR CNRS TREE, spécialiste des questions environnementales, territoriales et de gestion des risques.
  • Jean-Baptiste Filippi est chargé de recherche a lUMR CNRS SPE, spécialiste de la modélisation et de la prévision numérique des incendies de végétation, Università di Corsica Pasquale Paoli.

Experts et expertes principaux

  • Christopher Carcaillet est directeur détudes a lEPHE et Professeur à lUniversité PSL, UMR LEHNA spécialiste dans le fonctionnement des socio-écosystèmes, la dynamique de la biodiversité et les interactions climat-perturbations.
  • Régis Darques est chargé de recherche a lUMR CNRS ESPACE en géographie environnementale, spécialiste des incendies et des WUI – wildland-urban interfaces.
  • Sophie Didier est professeure des Universités en aménagement-urbanisme à lUniversité Gustave Eiffel, actuellement en délégation CNRS en tant que Directrice adjointe a lIRL Iglobes, Tucson, Arizona, Etats-Unis.
  • Laurent Li est directeur de recherche a lUMR CNRS LMD-IPSL en géoscience, climat, et changement climatique.
  • Éric Maillé est ingénieur de recherche a IINRAE, dans lUnité Mixte de Recherche INRAE-Aix Marseille Université RECOVER, spécialisé dans lanalyse du risque incendie de forêt aux interfaces et de la vulnérabilité des enjeux a ce risque.
  • Béatrice Parguel est directrice de recherche a lUMR CNRS DRM (Université Paris Dauphine - PSL), en marketing social et psychologie environnementale, spécialiste de la communication et des comportements responsables.
  • Mélanie Rochoux est directrice de recherche à l'UMR CECI (Cerfacs, CNRS et IRD) en modélisation du comportement des incendies de forêts et de végétation, sciences de l’atmosphère, et micrométéorologie.
  • Sandrine Spaeter-Loehrer est professeure a lUniversité de Strasbourg a la Faculté des sciences économiques et de gestion, et chercheuse au BETA, UMR mixte UNISTRA-CNRS, spécialiste de léconomie du risque et de l'assurance, et plus spécifiquement de la couverture risques majeurs.
  • Virginie Tihay-Felicelli est maitre de Conférences à l'Università di Corsica Pasquale Paoli, UMR SPE, spécialiste de la combustion et de létude de la vulnérabilité des constructions face aux incendies de végétation.
  • Céline Vacchiani-Marcuzzo est professeure des Universités a lUniversité Paris Cite, UMR Géographie-cités, spécialiste des villes, mobilités et inégalités socio-spatiales.
  • Karine Weiss est professeure des Universités a Nimes Université, UPR Apsy-v, spécialiste de la perception et représentations des risques et des comportements de prévention.

Crédit photo : Adobe stock.