Dans une jungle médiatique bruissant d’informations, comment faire entendre la parole scientifique ? comment distinguer son analyse experte des faits des simples opinions personnelles ?
Or, « le résultat scientifique n’est pas “une opinion comme une autre”. Ce n’est d’ailleurs pas une opinion du tout. Ce sont des connaissances vérifiées, obtenues sur la base d’une démarche scientifique connue et rigoureuse », défendait Antoine Petit, président-directeur général du CNRS, alors que s'ouvrait la COP30, au programme de laquelle figurait pour la première fois la question de l’intégrité de l’information.
Le sujet est d’autant plus brûlant que la désinformation climatique prospère, embrasant les consciences, qu’importe les trente ans de travaux du GIEC internationalement reconnus. « Ces prises de position contestent, sans aucun argument, les résultats scientifiques. Il faut réaffirmer que ce type d’attitude ne relève pas de la démarche scientifique, et doit être combattue », soutient le PDG du premier organisme de recherche français.
Publications grand public, interventions médiatiques, médiation scientifique ou encore expertises scientifiques, à l'instar de celle restituée mi-novembre sur les enjeux de souveraineté associés aux terres rares : au CNRS, les moyens sont nombreux pour partager les résultats de la recherche avec le plus grand nombre et éclairer la décision de celles et ceux qui ont à la prendre.