La science au service de la société doit pouvoir conserver toute sa place dans la nouvelle ère spatiale. Comment concilier les enjeux de compétitivité économique, de souveraineté géopolitique et de recherche scientifique dans une espace prisé et aux contours limités ?
Les projets menés par le CNRS révèlent déjà leur importance pour l’ensemble de la société : satellite SWOT fournissant des modèles climatiques essentiels aux décisions politiques, innovations technologiques issues du projet SuperCam qui propulse le « Made in France » dans l’espace… La nouvelle stratégie spatiale française pour 2025-2040 consacre un pilier entier à la recherche, reconnaissant pleinement son rôle.
Cependant, pour que le CNRS poursuive ses missions d’ « anticipation des ruptures technologiques », de « défense et développement de patrimoine commun » et d’ « exploration de l’Univers pour comprendre », des choix politiques internationaux s’imposent : « le CNRS intervient dans cette réflexion qui se traduit déjà par la mise en place des premiers textes européens sur le sujet dans le cadre du Space Act, le nouveau règlement chargé d’encadrer les activités spatiales dans l’UE », explique Marc Ollivier, directeur de l’institut d'astrophysique spatiale d'Orsay et chargé de mission spatial au CNRS, dans un article sur le rôle de la recherche spatiale.