Déjà 1,52 milliards d’euros de chiffre d’affaires généré par les recherches du CNRS sur les batteries
Les recherches menées par le CNRS sur les batteries ont entraînées d’importantes retombées vertueuses sur les plans économiques et environnementaux, selon les résultats dévoilés en décembre 2025 par une étude de la mission Impact de l’organisme.
Financer la recherche sur les batteries, un pari gagnant
Le retour sur investissement
Ces résultats reflètent l’excellence de la communauté scientifique du CNRS et sa structuration exemplaire autour de plus de 50 de ses laboratoires (UMR) et de nombreux réseaux européens et nationaux, dont le Réseau sur le stockage électrochimique de l'énergie (RS2E)
Des technologies bas-carbone, durables et propres
Le secteur des batteries joue un rôle central pour relever les défis de mobilité décarbonée et de stockage de l’énergie, au cœur de l’objectif de neutralité climatique d’ici 2050. Pour autant, il est essentiel que la filière de production ne contrevienne pas elle-même aux enjeux environnementaux. Les entreprises issues du CNRS ou employant des technologies développées par le CNRS répondent à ces enjeux de durabilité, de diminution des risques et de sécurisation des approvisionnements.
Ainsi, TIAMAT développe les batteries sodium-ion qui ne dépendent pas d’approvisionnement en lithium et les produira en masse dès 2027. Mecaware utilise un procédé d’hydrométallurgie verte mais aussi un modèle économique original qui assure le recyclage des batteries au plus près des sites de production, limitant de ce fait stockage et transport. La recherche sur les microbatteries remplaçant les piles boutons, a aussi abouti à un modèle plus durable, développé par la société ITEN. Ces entreprises montrent déjà comment les choix de recherche au CNRS, intégrant recherche fondamentale et contraintes environnementales croissantes, se révèlent porteurs économiquement.
Quelle place pour la recherche scientifique dans l’élaboration de la stratégie nationale sur les batteries ?
L’écosystème des batteries, au cœur des enjeux environnementaux, économiques et de souveraineté industrielle, est porté par la Stratégie Nationale d’Accélération sur les Batteries dans le cadre de France 2030. Cette stratégie s’appuie, pour les TRL
Les orientations nationales sont davantage axées sur la réduction du retard industriel par rapport aux pays asiatiques que sur la création d’une filière basée sur des technologies disruptives qui peinent à convaincre les industriels dont les choix ont été, cette dernière décennie, assez frileux et de court terme. L’enjeu est aujourd’hui d’engager une réflexion entre scientifiques, industriels, politiques mais aussi société civile pour concevoir une stratégie qui renforce la dynamique collective et assure ainsi plus durablement la compétitivité de la filière française des Batteries à l’horizon 2040. La table-ronde invitant des acteurs publics et privés, le 8 décembre, afin de restituer les résultats de l'étude d'impact sur les batteries, a aussi pour but d'engager des discussions pour l'avenir.
La mission Impact, révélatrice de l’impact sociétal du CNRS
L’étude d’Impact sur les batteries, restituée le 8 décembre, souligne le rôle de la recherche du CNRS dans les innovations de rupture et dans l’accompagnement efficace d’une réindustrialisation de la filière Batteries en France et en Europe.
C’est la seconde étude réalisée par la mission Impact du CNRS, après celle consacrée à l’impact sociétal du chantier scientifique de Notre-Dame. Cette démarche vise à analyser l’impact des recherches menées, en couvrant toutes leurs dimensions : culturelle, sociale, environnementale, sanitaire, économique et politique. La méthodologie est détaillée dans l’étude.