Relancer la compétitivité de l’économie européenne en investissant dans les innovations de rupture : tel était, en substance, le mantra du rapport de l’économiste et ancien premier ministre italien Mario Draghi sur l’avenir de l’Union européenne. Un credo qu’a fait sien la Commission européenne en élaborant le prochain programme-cadre pour la recherche et l’innovation. Sa dernière version pourrait faire la part belle au pilier III, consacré au soutien à l’innovation, dont la Commission propose de de tripler le budget. Une orientation qui confirme la place centrale du Conseil européen de la recherche (EIC) dans l’écosystème européen, dont le CNRS est le premier bénéficiaire en Europe.
Pour soutenir la compétitivité européenne, la recherche fondamentale que mène le CNRS a son rôle à jouer. Levier essentiel pour l’émergence d’innovations sociales et technologiques au service de la société et de la compétitivité française et européenne, elle constitue également un pilier de la souveraineté, notamment par la création de start-ups. Avec ses 80 à 100 jeunes pousses qui naissent chaque année de ses recherches, le CNRS s’impose comme leader européen dans la création de start-ups deeptech. Une performance qui confirme sa position de leader européen dans le transfert d’innovations issues des laboratoires vers le monde économique, une fonction centrale dans la génération de valeur économique.
Ces succès doivent beaucoup au travail de CNRS Innovation, sa filiale dédiée à la valorisation. À l’heure de la compétitivité européenne, elle tient une place de choix. Dans un entretien, Thomas Ribeiro, son directeur général, revient sur l’articulation à consolider entre valorisation hexagonale de la recherche et passage à l’échelle au niveau continental, de façon à « renforcer la souveraineté européenne dans un contexte économique et géopolitique mondial instable ».
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