©Martine Laborde

Denis LabordeChercheur en anthropologie de la musique

Médaille d’argent du CNRS

Directeur de Recherche à l'Institut ARI (Bayonne) du laboratoire Passages1 et directeur d'études à l'EHESS (chaire d'Anthropologie de la musique), spécialiste de la musique comme outil d’analyse des sociétés humaines.

" L’improvisation fut la cible de mes premiers travaux. Le pianiste de jazz Th. Monk, comme les bertsulari (faiseurs de vers) basques me convainquirent qu’elle n’est pas un produit du hasard mais un jeu d’adresse. Il fallut pour cela étudier les habiletés incorporées, la force des rituels, l’action située et l’idée, culturellement constituée, que chacun se fait d’elle. L’anthropologie permet cela : elle fait de la musique un outil d’analyse des sociétés humaines. Avec cet outil, j’ai pu questionner d’autres situations : Bach accusé de blasphème en 1729, Steve Reich dénonçant la science dans son opéra Three Tales, l’idéal multiculturel promu par les festivals de Musiques du Monde, le Dispositif d’éducation à vocation sociale de la Philharmonie de Paris. Avec mes doctorants, nous avons créé un espace d’expérimentation : le festival Haizebegi. Aujourd’hui à Bayonne, l’Institut ARI se consacre à l’étude des pratiques musicales en situation de migration forcée. "

 

  • 1. CNRS/Université de Bordeaux/Université Bordeaux

CV

  • 1993 : Doctorat en anthropologie sociale et ethnologie, École des hautes études en sciences sociales 
  • 1997 : Entrée au CNRS – Chargé de recherche au Laboratoire d'anthropologie des institutions et organisations sociales, devenu Institut interdisciplinaire d'anthropologie du contemporain2
  • 2008 : Directeur de recherche au sein du Centre Marc Bloch à Berlin3
  • 2013 : Directeur d’études au Centre Georg Simmel4
  • 2018 : Fondation de l’Institut ARI (Bayonne) au sein de l’UMR Passages
  • 2. CNRS/EHESS
  • 3. CNRS/Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères
  • 4. CNRS/EHESS