Échappées inattendues : un événement de lancement réussi
Les 18 et 19 novembre, le « Centquatre » accueillait le premier événement du CNRS sous la signature « Les Échappées inattendues – la science racontée par le CNRS ».
Plusieurs centaines de personnes ont assisté les 18 et 19 novembre à l’événement de lancement des « Échappées inattendues », la nouvelle signature des événements de médiation scientifique du CNRS, au Centquatre, l’établissement artistique de la Ville de Paris.
Les quatre premiers formats de cette nouvelle marque (voir encadré) étaient représentés dans un programme riche allant des dernières découvertes en astronomie aux écosystèmes qu’on ignore encore largement comme les sols, en passant par les défis auxquels doivent faire face nos sociétés comme le changement climatique ou la ville du futur.
Pour commencer, un débat grand format sur la lutte contre les inégalités éducatives a donné la parole aux personnes présentes, afin de partager leurs points de vue, témoignages et idées avec les scientifiques. Grégoire Borst, directeur du Laboratoire de psychologie du développement et de l'éducation de l'enfant
Quatre formats pour tous les publics
La marque « Les Échappées inattendues – la science racontée par le CNRS » s’organise pour le moment autour de quatre formats. Ils offrent un accès privilégié à la science en train de se faire et partagent la démarche scientifique, au plus proche du travail des scientifiques :
- Le débat grand format : un format sur un temps long, qui permet de débattre et de dialoguer librement avec les scientifiques sur des thèmes d’actualité.
- Les micro-conférences : trois courtes interventions se succèdent, offrant plusieurs éclairages issus de différentes disciplines, autour d’un même thème scientifique.
- La conférence immersive : un format qui permet une plongée dans les recherches et l’environnement de travail des scientifiques grâce à un espace composé de trois murs d’écrans.
- La conférence-démo : basé sur l’interaction, ce format combine des manipulations faites par le public présent avec les explications scientifiques qui s’y rapportent.
Se sont ensuite succédées, sur deux jours, des micro-conférences, conférences immersives et conférences-démo dans trois salles. Par exemple, Sylvestre Maurice de l’Institut de recherche en astrophysique et planétologie
De son côté, Martin, 41 ans, est venu exprès les deux jours entiers, après avoir trouvé l’information sur un site « Que faire à Paris ce week-end ? ». Non scientifique, il trouve « très utile de porter au grand public le contenu des recherches intéressantes » menées au CNRS et a été ravi d’échanger avec des scientifiques « animés par leur passion et venus la transmettre », que ce soit sur les fourmis, la santé, l’Univers ou les sciences climatiques.
Venue avec son fils Théotim, 16 ans, Cécile a, quant à elle, assisté à la conférence-démonstration sur l’informatique débranchée proposée par Éric Duchêne et Aline Parreau du Laboratoire d'informatique en image et systèmes d'information
« Je trouve formidable d’être dans ce lieu qui n’est pas un endroit classique de médiation, avec des personnes qui sont là un peu par hasard et peuvent voir un peu de science en passant. C’est à moi ensuite de faire en sorte qu’elles restent le plus longtemps possible. », témoigne Frédéric Restagno, qui a donné une conférence-démonstration très animée sur les forces de frottement, de la machine à laver à déménager aux annuaires qui résistent à tout, en passant par la laine de nos vêtements. « Toute occasion de rencontrer le public, de lui montrer la diversité des chercheurs et chercheuses, est bonne à prendre. On peut ainsi lui prouver que la science est aussi pour lui ou pour elle ! », continue le spécialiste, habitué à l’exercice de la vulgarisation mais qui note la difficulté à « gérer un public hétérogène composé d’enfants du quartier venus sans leurs parents, d’adultes éduqués en sciences ou non, et de collègues scientifiques ».
« Ça nous sort de notre zone de confort », confirme Deniz Dalkara de l’Institut de la vision
En trait d'union de ces deux jours d’événement, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et le PDG du CNRS ont remis les médailles de la médiation 2022. « Pont indispensable entre science et société », la médiation scientifique « repose sur des femmes et des hommes passionnés et mus par une très grande force de conviction », a affirmé Sylvie Retailleau. « Il faut leur donner du temps, des moyens et la reconnaissance qu’ils méritent », a-t-elle ajouté, saluant « l’énergie qu’ils mettent à faire vivre ces actions de médiation ».
« Développer des relations étroites entre les scientifiques et les publics est une priorité du CNRS. Nous concevons la médiation scientifique comme un levier de citoyenneté : comprendre pour agir et pour innover », a pour sa part rappelé Antoine Petit, pour qui les Échappées inattendues, « invitation au voyage et à la découverte », visent à « toucher de nouveaux publics par de nouvelles manières de présenter la science, pour une ou cinq minutes, voire un peu plus, pour la vie peut-être ».
* Le prénom a été changé.