Les conventions signées en 2021 impactent 40 % des personnels du CNRS
Élément clé de stratégie scientifique partagée, le CNRS a multiplié en 2021 la signature de conventions avec ses partenaires, allant des établissements et organismes de l’ESR français aux régions.
En 2021, le CNRS semble avoir continué l’accélération de la dynamique d’accords avec ses partenaires.
Virginie Bonnaillie-Noël
Ces conventions, d’une durée de 5 ans (ou 6 ans pour prendre en compte le décalage des évaluations HCERES
Comment le CNRS adapte ces conventions aux établissements publics expérimentaux (EPE)
V. B-N. : Au sein de ces établissements expérimentaux, les établissements-composantes gardent leur personnalité morale et juridique. Nous regardons donc au cas par cas. Le plus simple est quand l’établissement expérimental porte sa voix et celles de ses établissements-composantes et que tous ont un fonctionnement homogène. Mais ils sont relativement récents et toujours en train de s’organiser, donc les discussions peuvent parfois être plus longues. Nous avons signé une convention avec plusieurs établissements expérimentaux en 2021 : Université Clermont-Auvergne, Université de Paris, Université Paris-Saclay, Université Côte d’Azur, … Mais bien au-delà, nous essayons de prendre en compte les évolutions sur chaque site et de considérer ses particularités.
Cette année, nous avons signé des renouvellements et nouvelles conventions avec de nombreuses universités (voir encadré) mais aussi des écoles – par exemple l’École Nationale Supérieure de Chimie de Montpelier, l’Ecole polytechnique, l’ENSTA, Centrale Lille Institut, Bordeaux INP ou encore l’INSA Toulouse, Toulouse INP…
Des nouveaux outils ont été mis en place pour simplifier le processus de conventionnement.
V. B-N. : Il y a eu en effet un travail sur le format de la convention type : le document de base est désormais très compact et a été mis à jour pour mettre en avant des thématiques et éléments importants tels que la science ouverte, la parité, la déontologie, ou encore le développement durable. Grâce à cette fluidité, nous avons pu négocier certaines conventions en une semaine ou quelques réunions de travail très resserrées.
D’autres outils
La désignation d’un ‘mandataire unique de valorisation’ est aussi un élément clé. Nous déterminons pour chaque laboratoire quelle tutelle va s’occuper de la valorisation
Depuis 2019, le CNRS s’est aussi rapproché des régions. Quel bilan peut-on en faire deux ans plus tard ?
V. B-N. : En 2019, nous avions signé des conventions avec deux régions
Par ailleurs, des accords ont été conclus avec plusieurs agglomérations, ce qui permet encore davantage de mutualiser des actions.
Ces signatures sont de réels succès qui nous ont permis de renforcer les interactions avec les collectivités, d’apporter la vision nationale du CNRS et de déceler les forces et les pépites en régions. A titre d’exemple, dans les Hauts-de-France, la signature du protocole de conventionnement a permis de renouer un dialogue plus dynamique et de soutenir l’accueil de jeunes talents, dont l’un viendra en appui du laboratoire commun CNRS/TotalEnergies. En Nouvelle-Aquitaine, nous bénéficions d’un soutien fort de la région à la recherche. Quant aux régions Pays de la Loire et Bretagne, des feuilles de route sont en cours d’élaboration.
Enfin, par-delà les collectivités, nous avons continué à signer des conventions avec différents organismes. Parmi les plus emblématiques, le renouvellement de conventions avec le CEA, Inrae
Quels sont les objectifs fixés pour cette nouvelle année, et quels grands défis en termes de partenariats publics ?
V. B-N. : L’année dernière nous avions signé plus de 20 conventions avec les universités et les régions. En 2021, nous souhaitons finaliser les conventions sur les sites lyonnais et grenoblois et couvrir les unités des établissements de la vague B (Nouvelle Aquitaine, Bretagne, Pays de la Loire et Normandie). Nous souhaitons continuer sur la bonne dynamique de 2021 en résorbant le retard des vagues précédentes et en étant très réactifs avec les partenaires dont les unités communes viennent d’être renouvelées. Il s’agira également de finaliser les protocoles d’accord avec les régions et faire un premier bilan de cette nouvelle action initiée en 2019.
En 2021, le CNRS a renouvelé et signé 19 conventions avec des universités et grandes écoles :
- Université Reims-Champagne-Ardennes
- Université de Lille
- Université Paul Valery Montpellier 3
- Université de Montpellier
- École Nationale Supérieure de Chimie de Montpelier
- Université de Bordeaux
- Université de Picardie Jules Verne
- Université de Nantes
- Université de Perpignan Via Domitia
- Université de Paris
- Université Paris Est Créteil
- Institut Polytechnique de Paris
- Université Paris Saclay
- Université Côte d’Azur
- Site de Toulouse
- Inalco
- Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
- Université Évry Val d’Essonne
- Université Clermont Auvergne