Occitanie : la reprise oui, mais autrement
Après les dons, les productions de visières et les tests PCR, l’heure est aujourd’hui au retour dans les laboratoires du CNRS. Comme en Occitanie, où de nombreuses actions de solidarité ont pu se dérouler avec le soutien des deux délégations du CNRS de la région.
Actions de solidarité, télétravail intensif : la crise a permis d’expérimenter d’autres modes de travail et ouvert les laboratoires sur des aventures inédites. Que restera-t-il de ces intenses semaines ? En Occitanie Ouest, où le retour dans les labos et les bureaux est largement amorcé, s’affiche aussi la volonté de ne pas retravailler comme avant. « Ce temps a permis de s’interroger sur nos pratiques de travail, par exemple au niveau des déplacements. Nous avons pu nous rendre compte que certains n’étaient pas essentiels et des scientifiques souhaitent privilégier cette nouvelle approche plus en accord avec une pratique de la recherche durable », relève ainsi Virginie Mahdi, ajointe au délégué régional de l’Occitanie Ouest du CNRS. Point commun à l’Est et à l’Ouest de l’Occitanie, les deux délégations pointent l’effort considérable de solidarité et les actions « qui ont eu un impact réel sur le terrain » durant cette période inédite.
De l’Occitanie Est
À Montpellier, la délégation avait pris l’initiative de s’équiper d’une imprimante 3D pour venir en aide aux personnels soignants en produisant des visières. « Nous avons réussi à produire un millier de visières distribuées au CHU de Montpellier, au Centre médical mutualiste de Montpellier, ainsi qu’aux infirmières libérales », rapporte le délégué régional d’Occitanie Est, Jérôme Vitre. La même imprimante est utilisée aujourd’hui pour assurer un retour sécurisé des agents sur les lieux de travail, « en créant par exemple des poignées de porte ouvrables avec le coude ».
Les laboratoires de l’Occitanie Est ont également collecté des dizaines de milliers de masques, gants, blouses et charlottes, le tout sous la coordination de l’université Montpellier, et les laboratoires situés à Perpignan et Banyuls-sur-Mer ont directement adressé leur collecte au centre hospitalier de Perpignan. Et alors que les agents commencent à revenir sur site – ils sont aujourd’hui 40 % en roulement
Toujours dans l’idée d’assurer un plan de reprise le plus fluide possible, la délégation s’est rapprochée de l’école de chimie de Montpellier pour profiter de leurs locaux et ainsi laisser les laboratoires CNRS de la région ouverts aux agents, afin de produire du gel hydroalcoolique dans le cadre de l’accord passé entre la FACS
À l’Occitanie Ouest
Même son de cloche du côté de Toulouse. « Dès le début de la crise, ce fut vraiment un élan spontané. Tous les agents du CNRS voulaient aider le personnel médical », explique Virginie Mahdi. Par-delà la collecte de milliers de matériels pour les centres hospitaliers de la région, les actions de solidarité de la délégation se sont organisées via trois actions : la production de visières, de gel hydro-alcoolique et l’organisation pour la réalisation de tests PCR.
Dans le cadre du partenariat passé entre la FACS et le CNRS pour la production de gel hydro-alcoolique, la région a pu offrir jusqu’à 10 000 litres aux Ehpad, centres Covid
Une large production qui permet aujourd’hui à la délégation d’assurer un réapprovisionnement des laboratoires qui voient revenir leurs agents sur site - ils seront entre 40 % et 50 % d’ici mi-juin. « Nous avons travaillé avec l’ensemble des tutelles et mis en place des principes directeurs communs pour un Plan de reprise des activités qui sécurise le retour des agents. Pour permettre une meilleure appropriation des gestes barrières sur lieu de travail, nous avons également créé et diffuser des tutoriels vidéo expliquant le nouveau mode de travail sur site. »
À l’initiative de deux unités de physique
Après les masques, le gel, les visières, voici venu le temps des tests. En effet, le Centre de biologie intégrative de Toulouse