Atlantique Nord : en 30 ans, la quantité de carbone d’origine humaine stocké a augmenté de plus de 30%. Une expédition scientifique prend la mer.
Le 9 juin, une quarantaine de scientifiques et marins français et espagnols embarqueront à bord du navire L’Atalante de la Flotte océanographique française pour la mission OVIDE 2026, entre le Groenland et le Portugal. Coordonné par l’Ifremer, avec le concours de l’IRD, du CNRS, de l’Université de Bretagne occidentale (UBO), du Conseil supérieur de la recherche scientifique espagnol (CSIC) et de l’Université de Durham, ce programme international suit depuis plus de vingt ans l’évolution de l’Atlantique Nord, une région clé dans la régulation du climat mondial. Récemment, une étude internationale dirigée par le laboratoire d'océanographie physique et spatiale (CNRS, Ifremer, IRD, UBO) et publiée dans la revue Biogeosciences a révélé que la quantité du carbone anthropique stockée dans l’Atlantique Nord a augmenté de plus d’un tiers en moyenne au cours des 30 dernières années.
Bajon, R., Carracedo, L. I., Mercier, H., Asselot, R., and Pérez, F. F.: Seasonal to long-term variability of natural and anthropogenic carbon concentrations and transports in the subpolar North Atlantic Ocean, Biogeosciences, 23, 2335–2363, https://doi.org/10.5194/bg-23-2335-2026, 2026.