Formation de la Terre : une étude remet en question l’hypothèse historique du « vernis tardif »
Contrairement à l’hypothèse fondatrice du « vernis tardif » (« late veneer »), proposée dans les années 1970, la Terre n’aurait pas connu d’apports importants de matériaux sidérophiles, ayant une forte affinité avec le fer, une fois la formation de son noyau achevée. Une équipe internationale de chercheuses et de chercheurs de l'Institut de minéralogie, de physique des matériaux et de cosmochimie (Sorbonne Université / CNRS / Muséum national d’Histoire naturelle) et de l'Institut de physique du globe de Paris (IPGP-UMR, CNRS / Institut de physique du Globe de Paris / Université Paris Cité), a pu obtenir ces nouveaux résultats en reproduisant en laboratoire les conditions de pression et de température extrêmes de la formation de la Terre. L’étude est publiée dans la revue Science Advances.
Core formation resolves Earth’s siderophile excess without a late veneer. Ingrid Blanchard et al. Sciences Advances, 25 septembre 2026.
DOI : https://doi.org/10.1126/sciadv.aef0411