Un laboratoire toulousain développe un procédé low-tech de métallurgie basée sur l’utilisation d’urine et d’énergie solaire concentrée
Produire du fer grâce aux rayons du Soleil et… à l’urine ? C’est une idée insolite formulée il y a une dizaine d’années par des scientifiques du Laboratoire de physique et chimie des nano-objets (CNRS/INSA Toulouse/Université de Toulouse), aujourd’hui devenue concrète. Leur méthode low-tech remplace le charbon d’origine fossile et le charbon de bois des procédés métallurgiques. Leurs travaux, publiés le 29 août 2026 dans Journal of Cleaner Production, ouvrent la perspective d’une métallurgie à petite échelle qui n’utiliserait pas d’énergies fossiles et serait moins prédatrice des forêts.
Natural sciences for post-growth in practice: low-tech iron oxide reduction under a concentrated light flux using urine-derived ammonia and hydrogen as reducers. M.-H. Pietraru, M. Luu, J. P. Smit, S. Lachaize, J. Carrey. Journal of Cleaner Production, le 29 août 2026.
DOI : https://doi.org/10.1016/j.jclepro.2026.149114