Falling Walls 2021: Ces chercheurs qui font tomber des murs
Du 7 au 9 novembre, le forum Falling Walls a accueilli à Berlin les grands chercheurs et innovateurs qui façonnent le futur de notre société. Deux projets liés au CNRS y étaient présentés : « Breaking the wall of the nature of gravity » en cosmologie, et la start-up Alice & Bob pour un ordinateur quantique.
« L’objectif de Falling Walls est de rapprocher tous les publics qui s’intéressent à la science et à l’innovation pour discuter de l’avenir de notre planète et accompagner les grandes avancées de demain. », explique le physicien Jürgen Mlynek
Depuis sa première réunion annuelle le 9 novembre 2009 – 20e anniversaire de la chute pacifique du mur de Berlin – la conférence scientifique Falling Walls s’est transformée en véritable forum mondial pour la science. Soutenue par le Ministère fédéral de l’Enseignement et de la Recherche allemand, la communauté des centres Helmholtz, ainsi que par la fondation Robert Bosch
« Entre les États-Unis et la Chine, l’Europe a besoin de montrer ses forces et de s’affirmer en matière de recherche et d’innovation et cela passe aussi par un événement scientifique d’envergure internationale comme Falling Walls. Et pour ce faire, il faut que tous s’impliquent », ajoute Jürgen Mlynek. Depuis plus de dix ans, chercheurs et penseurs y côtoient décideurs politiques et industriels pour répondre à une question centrale : quels murs devons-nous abattre pour faire avancer la science et la société ? Toutes les disciplines scientifiques sont représentées : des sciences sociales, à la physique quantique en passant par l’intelligence artificielle... Et toute la science internationale est présente. »
Les grands défis sociétaux présentés à Berlin
Falling Walls recevait cette année plus de 1000 visiteurs composés de scientifiques, journalistes, représentants politiques ou de grandes universités et organismes de recherche du monde entier. L’événement se découpait en plusieurs séquences mettant en relation la science avec l’économie, la politique, les médias et la culture, dans une optique de transdisciplinarité.
Mais le point d’orgue restait cette fameuse Falling Walls Conference sur les futures percées scientifiques et sociétales. Durant cette séquence, 16 chercheurs et chercheuses de 9 pays disposaient de 15 minutes pour expliquer comment leur recherche scientifique « casse les murs » et permet une avancée scientifique et sociétale importante. Parmi les thématiques : le paradigme paracolonial, la mesure du changement climatique, les batteries nouvelles générations, ou encore les robots pour le traitement et le diagnostic médical.
Plusieurs événements satellites sont venus s’agréger à la conférence proprement dite comme le Falling Walls Circle – qui rassemble des décideurs de la recherche publique et privée, du monde de l’entreprise et de la politique ; le Falling Walls Lab - dédié aux projets de recherche innovants, de toutes les disciplines et lors duquel une dizaine de jeunes chercheurs et chercheuses du monde entier viennent présenter leurs travaux de recherche en 3 minutes. Et le Falling Walls Venture - où 25 start-ups à caractère scientifique doivent « pitcher » pendant quelques minutes devant un jury.
Cette année, et suite à la pandémie qui a mis en lumière l’importance de renforcer le dialogue science-société, Falling Walls avait décidé d’ajouter une journée entière de débats, le 8 novembre. « Nous y avons adressé des grands défis sociétaux : la confiance dans la recherche académique après la pandémie, l’innovation pour l’égalité des sexes, le futur de l’urbanisme, ou encore la transition vers un hydrogène vert », commente Jürgen Mlynek.
Deux finalistes CNRS représentés
Le 7 novembre était consacré aux « pitchs » et notamment ceux des talents émergents de la science mondiale avec Falling Walls Lab. Parmi la centaine de finalistes internationaux, Pauline Zarrouk, chercheuse en cosmologie au Laboratoire Physique Nucléaire et de Hautes Énergies
La vingtaine de finalistes de la communauté des start-up internationales les plus prometteuses étaient également présents pour le Falling Walls Venture. C’est le cas de Théau Peronnin, chercheur au Laboratoire de physique de l’ENS Lyon