Europe et international

12 août 2026

Grâce à son ancrage international, le CNRS participe à un grand nombre de découvertes majeures aux côtés de ses partenaires étrangers. Il prend part aux défis scientifiques et technologiques planétaires, dans le cadre d'une recherche mondialisée qui se développe sur la base de la libre circulation des scientifiques et des idées.

Un acteur de la science mondiale

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La circulation des idées pour le rayonnement de la science

Le CNRS s'investit pleinement dans les échanges scientifiques à l'échelle mondiale. Il collabore avec des laboratoires étrangers notamment à travers de nombreuses publications, contribuant ainsi à promouvoir la science française tout en favorisant les avancées de la recherche à l'échelle internationale.

2nd producteur de publications au monde
65 % des publications du CNRS impliquent au moins un partenaire étranger
Près de 5 000 chercheurs étrangers, doctorants et post-doctorants travaillent dans une unité du CNRS

La mobilité des talents sans frontières

La qualité des emplois et la grande liberté de recherche garanties par le CNRS exercent une forte attractivité parmi les jeunes scientifiques, qu’ils soient français ou étrangers. Très mobiles, les chercheurs et chercheuses du CNRS se déplacent régulièrement pour assister à des colloques internationaux, mener des recherches dans un laboratoire partenaire ou accéder à un terrain de recherche. Le programme "fellows-ambassadeurs" permet aussi à des personnalités scientifiques reconnues internationalement de venir dans des laboratoires du CNRS pour renforcer leurs collaborations avec les communautés françaises.

En se donnant la possibilité de collaborer avec le monde entier, les équipes ont toutes les chances d’élever le niveau de leur recherche. La recherche est de niveau mondial ou elle n’existe pas.
Antoine Petit, Président-directeur général du CNRS

Le pilotage de la politique internationale

La politique du CNRS à l’international privilégie une approche « bottom-up » nécessaire à la dynamique de la recherche. Les coopérations naissent sur le terrain et résultent de l’intérêt des scientifiques et des équipes dans les laboratoires. L’institution apporte une plus-value en matière d’accompagnement pour aider à développer les projets grâce à des dispositifs qui permettent de structurer et d’approfondir les collaborations scientifiques.

Une présence active sur le terrain

Le CNRS anime un réseau de 11 Bureaux situés dans des lieux clés de la science mondiale : à Bruxelles, Melbourne, Nairobi, New Delhi, Ottawa, Pékin, Pretoria, São Paulo, Singapour, Tokyo et Washington.

Les bureaux du CNRS à l'étranger

Cette présence internationale poursuit des objectifs multiples :

  • Promouvoir l’excellence scientifique française
  • Apporter un appui aux chercheurs et chercheuses expatriés ou en mission
  • Suivre les accords de coopération et faciliter les relations avec les partenaires étrangers, en lien avec les services scientifiques et culturels des ambassades.

Des outils de coopération attractifs

Des partenariats adaptés aux besoins des chercheurs

La souplesse est clé pour s’adapter aux évolutions de la science mondiale et répondre aux besoins de celles et ceux qui la mènent. C’est pourquoi le CNRS propose des dispositifs de partenariats internationaux variés : accords bilatéraux, coopérations scientifiques à long terme, constitution de réseaux de recherche internationaux autour de projets associant des équipes de différents pays, etc.

Des structures de recherche dans le monde entier

Le CNRS est l’une des rares institutions de recherche au monde à créer des structures de recherche collaboratives pérennes à l’étranger. Celles-ci peuvent prendre différentes formes : laboratoire de recherche international (IRL), unité mixte des instituts français de recherche à l’étranger (Umifre) en sciences humaines et sociales, pilotée en partenariat avec le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

En savoir plus sur les centres internationaux de recherche 

Nos centres internationaux de recherche

En 2021, le CNRS a conçu une nouvelle façon de coopérer avec quelques uns de ses principaux partenaires internationaux, à travers ses International Research Centres (IRC). Ces partenariats stratégiques reposent sur une ambition claire : mutualiser les moyens et les expertises du CNRS et de son partenaire pour consolider les collaborations déjà existantes entre les deux institutions, tout en ouvrant la voie à de nouveaux projets inter et transdisciplinaires identifiés conjointement. Le CNRS compte aujourd’hui 6 IRC.

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Les Laboratoires de recherche internationaux (IRL)

Véritables laboratoires situés au sein des universités partenaires, les IRL regroupent des équipes de chercheurs, étudiants, post-doctorants, ingénieurs et techniciens issus à la fois du CNRS et d'institutions partenaires étrangères. Le CNRS compte 82 IRL.

L’IRL Abraham de Moivre, avec le Royaume-Uni

Recherches en mathématiques visant à établir un partenariat de long terme entre les communautés mathématiques française et britannique, en partenariat avec le Royaume-Uni (Imperial College London).

L’UMIFRE IFAS, en Afrique du Sud

Recherches en archéologie, paléoanthropologie, histoire des sociétés et études urbaines en Afrique australe (art rupestre, mémoire et patrimoine, études migratoires), en partenariat avec l'Afrique du Sud (Université du Witwatersrand, Université de Johannesburg, Université de Pretoria, Université du Cap, Université Sol Plaatje).

L’IRL PPC, aux Etats-Unis

Recherches en physique des particules et en cosmologie (physique des neutrinos, expérience DUNE, matière noire, physique astroparticulaire, instrumentation pour accélérateurs et détecteurs), en partenariat avec les États-Unis (Université de Chicago, Fermilab, Argonne National Laboratory).

L’IRL HEalthDEEP, en Thaïlande

Recherches sur la santé, l'écologie des maladies, l'environnement et les politiques publiques associées, en partenariat avec les universités thaïlandaises de Mahidol et Kasetsart.

L’IRL LIMMS, au Japon

Recherches sur les microsystèmes et nanosystèmes électromécaniques (MEMS et NEMS), en partenariat avec le Japon (Université de Tokyo, Institute of Industrial Science).

L’IRL CROSSING, en Australie

Recherches sur la collaboration entre humains, intelligence artificielle et systèmes autonomes dans des secteurs clés (défense, énergie, santé et autres), en partenariat avec IMT Atlantique, l'Australie (Flinders University, Adelaide University) et l'industriel Naval Group.

L’IRL FCLA, au Chili

Recherches visant à promouvoir des collaborations scientifiques durables en astronomie, en partenariat avec le Chili (Universidad de Chile, Pontificia Universidad Católica de Chile et Universidad de Concepción).

Europe de la recherche

Une stratégie institutionnelle ambitieuse

Pour maintenir son implication et accroître sa participation aux programmes de financement de la recherche et de l’innovation, le CNRS déploie depuis 2021 un plan d’action européen ambitieux, qui se traduit par plusieurs volets :

  • mise en place de dispositifs d’incitation et de soutien aux chercheurs et chercheuses souhaitant soumettre des projets européens
  • travail de communication et d’influence au plus près des institutions bruxelloises, en s’appuyant sur son Bureau à Bruxelles.

Le CNRS, acteur majeur de l’Espace européen de recherche

Chiffres clés :

  • Le CNRS héberge 1 lauréat ERC sur 2 en France.
  • 73 projets du Conseil européen de l’innovation (EIC) obtenus par le CNRS (depuis 2021).
  • Le CNRS est le 1er organisme public de recherche en Europe à l’origine de demandes de brevets européens sur la période 2001-2020.

Les financements européens en recherche et innovation renforcent la compétitivité et l’attractivité de l’Union européenne dans le monde, stimulent la coopération entre les chercheurs et chercheuses des différents États membres, et favorisent in fine les avancées scientifiques qui seront les innovations de demain.

Acteur majeur de l’Espace européen de la recherche (EER), le CNRS est le premier bénéficiaire de ces programmes européens de financement de la recherche et de l’innovation, notamment d’H2020 (2014-2020) et de l’actuel programme Horizon Europe (2021-2027).

Des projets collaboratifs pour répondre aux grands défis sociétaux

Dans le cadre d’Horizon Europe, le CNRS participe activement aux projets collaboratifs de recherche qui visent à répondre à six grands défis sociétaux d’aujourd’hui et de demain: santé ; culture, créativité et société inclusive ; sécurité civile ; numérique, industrie et espace ; climat, énergie et mobilité ; alimentation bioéconomie, ressources naturelles, agriculture et environnement.
En savoir plus sur le programme Horizon Europe

L’Europe innovante

Face à une intense compétition internationale, l'Union européenne doit se positionner comme un acteur clé de l’innovation à l’échelle mondiale. C’est un engagement nécessaire qui ouvre des perspectives de croissance économique pour le continent tout en garantissant sa souveraineté technologique pour faire face aux grands défis de demain. Pour atteindre cet objectif, le programme Horizon Europe finance des projets à forte intensité de recherche et développement, et accompagne activement les startups et les entreprises dans la mise sur le marché de leurs innovations. Au cœur de cet effort, le Conseil européen de l'innovation (EIC) identifie, développe et accélère les technologies et innovations révolutionnaires. Depuis 2019, plus de 458 millions d’euros provenant des financements de l’EIC ont soutenu des start-up issues des laboratoires du CNRS.

Pour une science européenne d’excellence

Les bourses du Conseil européen de la recherche (ERC)

Créé en 2007, le Conseil européen de la recherche finance des travaux de recherche exploratoires audacieux, à travers des bourses de recherche individuelles, attribuées sous réserve que les travaux de recherche financés soient menés au sein d’une institution européenne : les bourses ERC. Leur sélectivité en fait une marque de reconnaissance de l’excellence des travaux menés. Le CNRS en est la première institution bénéficiaire avec plus de 900 projets lauréats menés dans ses unités depuis la création de cette bourse.

Les Actions Marie Sklodowska-Curie (AMSC)

Centrées sur les mobilités internationales des chercheurs et chercheuses et sur la mise en valeur de leurs carrières dans le monde académique et non académique, les Actions Marie Sklodowska-Curie (AMSC) sont un levier essentiel pour développer les collaborations internationales, mais également entre chercheurs et chercheuses du public et du privé.

Les Infrastructures de Recherche

Les infrastructures de recherche fournissent des ressources et des services qui sont utilisés par de nombreuses communautés scientifiques pour mener leurs travaux. En France, le CNRS cogère 80 % des infrastructures nationales. L'Europe dispose quant à elle d'un parc dense et varié de ces grands équipements de pointe, qui bénéficient à l’ensemble des chercheurs et chercheuses et leur permettent de mener des travaux de grande ampleur. Découvrez comment le CNRS y participe.

Crédit photo : © Bruno JOURDAIN/LGGE/CNRS Images